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mercredi 24 juin 2015

Des BD pour l'été !


La semaine dernière, dans le cadre d’un café BD, pas mal de nouvelles bandes dessinées ont intégré les rayons de la médiathèque.

En voici certaines à ne pas louper :

Commençons par la toute dernière de Manu Larcenet, auteur notamment de « Blast », « Retour à la terre » ou encore « Le combat ordinaire ».
"Le rapport de Brodeck" est l'adaptation très réussie du roman éponyme de Philippe Claudel.
 
 

Après les couleurs froides et noires du livre de Larcenet, évoquons maintenant les planches colorés d'un western pur jus. Il s'agit d'un premier volume d’une série qui réutilise tous les codes de la BD de western mais qui trouve son originalité dans le scénario de Dorison (« Long John Silver », « Sanctuaire »). Cette nouvelle série, intitulée « Undertaker », est magnifiquement dessinée par Meyer, connu pour ses dessins dans l'excellent polar « Berceuse assassine ».
 
 

Petit OVNI de la bande dessinée, « Vous êtes tousjaloux de mon jetpack » de Tom Gauld vous fera souvent rigoler mais aussi réfléchir. C’est en effet un petit bijou, bourré de références, pas tout le temps facile à comprendre, mais le plaisir se trouve là aussi, dans le « Qu’est ce qu’il a voulu dire ??? ».
 
 
 
 
                            
 
 

Pour voir le restant des nouveautés, vous pouvez vous rendre sur notre site internet, et consulter nos dernières acquisitions.

vendredi 19 décembre 2014

Tom Gauld (1976 - ....)

 
Tom Gauld est un illustrateur écossais hilarant (un grand rire tout intérieur) dont les planches paraissent régulièrement dans The Guardian et le New-York Times. Il a publié plusieurs albums. En français on trouve Goliath (2013), et tout récemment Vous êtes tous jaloux de mon Jetpack (2014) aux éditions 2024. Ici un extrait à télécharger. Lire aussi son entretien avec Xavier Guilbert sur le site du9. [Nota Bene : A réclamer d'urgence à la Médiathèque de Lisieux].

jeudi 2 décembre 2010

Café-BD samedi matin à la médiathèque

Je vous donne rendez vous le samedi 04 décembre à partir de 10h30 dans l'espace adulte pour une présentation de nouveautés en BD et SF.

Un café et des petits gâteaux seront offerts.
Ce sera pour nous l'occasion d'échanger autour de nos lectures.

Je vous attends nombreux ;-)

jeudi 28 octobre 2010

Pause café à la médiathèque...

Samedi 30 octobre à 10h30 à l'espace adulte, nous vous proposons une présentation des nouveautés en BD et littérature de l'imaginaire.

Le café et les petits gâteaux sont offerts par la maison !

Ce sera l'occasion d'échanger autour de vos lectures et de vos attentes vis à vis de la médiathèque.

Venez nombreux !!!!!

mardi 15 juin 2010

Library Wars : Love and War

Sortie récente du tome 1 de cette nouvelle série de ARIKAWA Hiro et YUMI Kiiro aux éditions Glénat. Rien qu'au titre vous devinez que nous nous sentons très concernés par ce récit qui nous propose de suivre les aventures d'une unité d'élite chargée de protéger les livres et leurs lecteurs !!!


Prochainement sur nos rayons

mercredi 7 avril 2010

Rencontre



La médiathèque a accueilli mardi 6 avril l'auteur de bandes dessinées Emmanuel Reuzé venu à la rencontre de collégiens et de lycéens.

Pour la deuxième fois, la classe de seconde du lycée Paul Cornu et la classe de 3ème du collège Lottin de Laval d'Orbec ont travaillé ensemble durant l'année autour de la lecture et de l'écriture avec leurs professeurs de français et leurs professeurs documentalistes.

C'est la bande dessinée Cannibale d'Emmanuel Reuzé qui avait été choisie.


Adaptée du roman du même titre de Didier Daeninckx, la BD situe son action au coeur de l'exposition coloniale de 1931. L'auteur a donc rappelé le contexte de l'histoire de Cannibale dont les personnages principaux sont des Kanaks de Nouvelle Calédonie envoyés à Paris présenter leur culture, puis il a expliqué les différentes étapes de l'élaboration de la bande dessinée comme le choix des prises de vue, la colorisation et les techniques, jusqu'aux essais de couverture.





De leur côté, les élèves ont commenté leurs travaux avant d'entamer un échange autour de questions diverses que ce soit le colonialisme, le métier de dessinateur ou les études pour y arriver, bref une rencontre où la sympathie de l'auteur a été communicative.



mercredi 6 janvier 2010

La BD en deuil !

Le monde de la BD est en deuil. Samedi 02 janvier l'auteur Gilbert Gascard, alias Tibet, s'est éteint dans le Var à l'âge de 78 ans.

Ric Hochet et Chick Bill sont maintenant orphelins.

Ces deux personnages, journaliste pour le premier et cowboy pour le second ont été crées fin des années 40 et début 50. Ils ont tous les deux connus des aventures prolifiques ( 70 albums pour Chick Bill et 76 pour Ric Hochet).

Mais Tibet était aussi très investi dans des actions visant à la reconnaissance du neuvième art. Il était notamment le créateur avec Yvan Delporte, Franquin et Morris, de l’Upchic, Union Professionnelle des Créateurs d'Histoires en Images et de Cartoons.

Quelques planches pour le plaisir des yeux :

Chick Bill

Ric Hochet

Maintenant reste à savoir si la section jeunesse de la médiathèque est à la page. Avons nous ou pas des albums de Tibet ?

Vous pouvez retrouver ici une interview de Tibet.

Pour en savoir plus sur sa vie et son œuvre, le petit lien ci dessous est tout indiqué !
http://www.graphivore.be/deces-de-tibet-news-2960.html

samedi 3 octobre 2009

Le Gaulois patagon

C'était l'été... 1966.
Fin de l'année scolaire, distribution des prix - rien que ce détail date un souvenir - au "Collège français de Buenos Aires" (Argentine).
Tous les livres distribués venaient de France et cette année-là fut celle du changement.
Au lieu des sempiternelles Histoire de France et Fables de La Fontaine, dont ma lecture n'a jamais dépassé la page de titre, c'est une bande dessinée française qu'on me remit, toute en couleurs, couverture brillante et cartonnée, format 23 x 30 cm.

Et avant d'en révéler le titre, je voudrais préciser que c'était du jamais vu dans ce pays, car la bd argentine se présentait en cahiers souples, d'un petit format à l'italienne, sur du papier recyclé et plus que recyclé, avec des planches intérieures en noir et blanc, mais néanmoins passionnantes...

Une des plus fameuses porte les couleurs d'une icône de la culture populaire argentine : Patoruzù [prononcer patoroussou], et cela fait plus de 80 ans que ça dure.


Patoruzù est un Indien de Patagonie - de petite taille, à l'oeil vif et plein de malice -, portant poncho et bandeau à plume unique :

Il est souvent accompagné de Upa, un grand benêt avec un ventre énorme et des cheveux longs, toujours prêt à le suivre dans des aventures parfumées au folklore argentin ! (cliquer sur l' image)

["J'y comprends rien ; le médecin a dit qu'une sortie en bateau te ferait maigrir, mais jusqu'à présent, y a qu' moi qui maigris !"]


Ce jour-là, je suis donc rentrée à la maison, serrant joyeusement contre moi la récompense inhabituelle.
Autre surprise ! La vue de l'album français en question déclencha chez ma mère une séquence émotion car, en la personne de son auteur, elle reconnut le nom d'un copain du lycée de Buenos Aires qui passait son temps en cours à dessiner et à écrire des histoires : c'est ainsi que j'ai pris connaissance de la jeunesse de René Goscinny en Argentine...

Il s'agissait de l'album ci-dessous, le premier d'une longue série.
Son héros - de petite taille, à l'oeil vif et plein de malice, accompagné d'un grand benêt au ventre énorme et aux cheveux longs -, est né en 1959.


2009, c'est l'année de ses 50 ans...

Bien joué, René !

mardi 8 septembre 2009

Connaissez vous monsieur Ferraille ?

Non !

Alors regardez ces petites vidéos et vous saurez tout sur ce personnage haut en couleur issu de l'imagination fertile de Walt et Gonzo membres du collectif maison d'édition "Les requins marteaux". ( En fait il s'agit de Winshluss que tout le monde connaît grâce à Pinocchio et de Cizo)



Première partie



Deuxième partie



Troisième et dernière partie

Vous ne le saviez peut-être pas mais monsieur Ferraille a aussi tourné dans Star Wars, la preuve en image :



La célébrité aidant, il a aussi eu l'occasion de tourner des pubs dans le monde entier. Ici une pub pour une bière japonaise :



Pour finir, un petit détournement de dessins animés bien rigolos :



Voilà ce sera tout pour monsieur Ferraille. Je vous rappelle que vous pouvez retrouver ses aventures dans la superbe BD des Requins Marteaux disponible dans les bacs de la médiathèque.
Quelques planches de cette bd sont visibles ici.

Vous voulez en savoir plus sur ce personnage totalement immoral , voici quelques liens :
http://www.planetebd.com/BD/bande-dessinee-monsieur-ferraille-5944.html

http://culture.france2.fr/livres/bd/Monsieur-Ferraille-comme-un-aimant-56739165.html

http://www.lesrequinsmarteaux.org/article-4164046.html





mardi 9 juin 2009

Idées reçues sur la BD !

Bonjour,

Je n'aime pas les idées reçues !
Et certaines plus que d'autres ont vraiment la vie dure !

Notamment, celle qui voudrait que les lecteurs de BD soient des petits lecteurs. La BD étant leur seule pratique (pauvre ?) de lecture. Une pratique populaire (voir définition du Robert) par excellence.
Les parents toujours prompts à s'inquiéter regardent d'un œil noir leur enfant qui en guise de livres à choisir dans les rayons revient avec des BD.
Je t'avais dit de prendre des livres !!!! s'entendra dire le gamin.
Eh oui on en est là !
Pauvres gosses !

Il y a aussi celle voulant que les BD soient pour les ados attardés et boutonneux !
Sachez que cette catégorie est en général scotchée devant son jeu vidéo ou devant son écran de PC. Non les ados boutonneux ne lisent pas de BD, ils n'ont plus le temps ;-)

En fait tous ces clichés ont la vie dure. C'est le propre du cliché de l'avoir dure (la vie) sans cela il ne traverserait pas les générations et disparaîtrait de lui-même.

Alors qui sont réellement les lecteurs de Bandes dessinées ?
A cette grande question j'aurais été tenté de répondre : "Des gens bien" voire même "très bien"
Craignant que l'on m'accuse de partialité, et étant censé rédiger un billet qui vous apprenne un petit quelque chose, voici la réponse trouvée dans un très bon petit bouquin qui fait un point précis sur la question de la BD en France.

Le livre dont je vous parle est :"L'état de la bande dessinée". Il fait le bilan de l'Université d'été de la bande dessinée qui s'est déroulée du 30 juin au 4 juillet 2008.

La réponse a la question posée se trouve dans le chapitre intitulé "Vous avez dit "populaire"? p 99 dont voici quelques extraits :
"En confrontant les niveaux de pratique de la lecture au sens large à celle de la bande dessinée, on constate un effet d'entrainement : les segments de population qui lisent beaucoup en général lisent nettement plus de bande dessinée : alors qu'à l'inverse, les segments de population qui lisent peu lisent encore moins de bande dessinée. Un résultat qui va à l'encontre de certaines idées reçues, selon lesquelles la bande dessinée serait un palliatif à une "véritable littérature"" Paf dans les dents du cliché :-)))
Les chiffres commentés sont ceux d'une enquête menée par l'INSEE.

Mais poursuivons cette lecture passionnante :
"Si la bande dessinée rencontre des niveaux de lecture élevés chez les jeunes, on note cependant un net décrochage au niveau de la tranche des 35-44 ans, et une lecture faible sur les tranches supérieures... Par ailleurs au niveau sociodémographique, il apparaît clairement que la bande dessinée est lue plus souvent chez les classes les plus aisées (les deux quartiles les plus élevés), et de manière générale, par les "CSP+" (cadres, professions intellectuelles intermédiaires et supérieures).

Ce coup-ci le cliché est à terre. Parents ! Si vos enfants lisent des BD ils sont certainement des futurs cadres voire cadres sup en devenir. Pensez y ! Quand le soir en guise de lecture avant de s'endormir ils choisiront le dernier volume de Naruto ;-)

mardi 19 mai 2009

De la bande dessinée ? pas seulement !

Aujourd'hui une petite mise en lumière sur deux ou trois bandes dessinées pas tout à fait de chez nous... ou clairement d'une autre planète !!!
Je m'en excuse d'avance, aucune d'entre elles ne se trouvent (pour l'instant !) dans les bacs de la médiathèque ; elles m'ont toutes été chaudement recommandées par un lecteur éclairé, exigeant - et il faut bien le dire, un rien déjanté...

La première (lue au petit matin) :
attends, de Jason, publiée chez Atrabile.

Pas facile de sortir de cet album. Prendre quelques minutes, laisser descendre la boule d'émotion, de la gorge au ventre.
Jon et Bjorn, deux enfants, vivent une enfance paisible ; les deux amis, au fil des jours, s'inventent des jeux, un avenir ; rêvent sur les filles, Ingrid ou les posters de femmes dénudées ; font des serments inviolables ; s'ennuient.
Une ellipse narrative nous plonge ensuite dans la vie d'adulte de Jon, pas exactement comme il l'avait espérée, rêvée.
Tout en noir et blanc, en naïveté du trait, et quasiment muette, cette bande dessinée touche en plein cœur. On se reconnait dans ces enfants, on se fait peur dans ces adultes. Une vie en soixante pages.


La seconde (lue au petit déjeuner - le soleil de Brest dans le dos) :
Moins d'un quart de seconde pour vivre, de J.C. Menu et Lewis Trondheim, publiée par l'Association.

C'était la journée "lecture"... un petit café ? bah ouais ! et une bonne bd, pour faire passer la mélancolie.
Et là ! bonne idée : un concept signé Menu et Trondheim : un titre de l'OuBaPo, Ouvroir de Bande dessinée Potentielle. Pire même, un titre OuBaPo "par anticipation", puisque éditée avant la création du groupe.
En résumé : Menu dessine 8 cases, Trondheim écrit 100 strips (histoire de 4 cases) à partir de ces 8 cases uniquement.
Les "personnages" de ce récit : un homme assis sur un rocher, le rocher, un homme face à un crapaud, le crapaud, une cabane au bord de l'eau, un homme assis sous un croissant de lune.
L'hisoire (???) : l'homme cherche Dieu, le rocher a peur de mourir, l'homme croit trouver Dieu en la personne du crapaud, le crapaud s'interroge.
Le résultat : un récit philosophique, rien de moins !
Et à se tordre de rire encore...


Et enfin la troisième (lue en apnée, la bouche ouverte - et ça c'est pas simple !) :
Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves, de M.A.M (non, pas celle à laquelle vous pensez !), Marc-Antoine Mathieu, publiée chez Delcourt (des fois ils font des trucs bien chez Delcourt...)

Autre jour... autre univers...
Une bande dessinée en 5 volumes, tout en noir et blanc, qui raconte l'histoire de Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves. Que dire de plus ? comment le dire ?
Aucune idée !
Mais ce qui est certain c'est que j'ai rarement été aussi happée par un texte. Une trouvaille narrative, temporelle à chaque album ; une mise en abîme constante ; des références surréalistes ; et tant d'autres détails qui signifient l'absurdité de notre réalité. Une série géniale !
(Vivian, vraiment si tu ne dois suivre qu'un seul conseil aujourd'hui, choisis celui-là, cette bd, elle est faite pour toi !)




Après ça, normalement, si mon cher collègue se souvient de mes quelques suggestions de films (Taxidermie, Vivian, Taxidermie...), de livres, ou autres, il va se précipiter (rien de moins) chez le libraire... et vous, tout aussi chers lexoviens, aurez bientôt la chance de lire ces quelques titres, étranges, déroutants, mais "nourrissants".
Un dernier conseil : la B.O. pour lire tout ça : The Nationals et The Detroit Cobras... allez simple pour le bien-être... (et si en plus y'a du picon dans votre café !)
Et je rends aux brestois ce qui appartient aux brestois, et à Dieu... (comprenez comme vous voudrez) : merci Renaud...

mardi 31 mars 2009

Retour sur le salon du livre partie 2 : Figeac capitale mondiale du manga chinois !

Une telle affirmation pour le moins surprenante est le fait des éditions Xiao Pan.
Cette petite structure d'édition s'est en effet installée dans la belle sous-préfecture du Lot, Figeac. C'est un des premiers éditeurs à avoir publié en France des manhuas (BD chinoise). Elle a été fondée en 2005 par Patrick Abry et propose un catalogue riche et variée de productions venues de Chine.




C'est avec plaisir que j'ai pu découvrir la richesse du catalogue de cet éditeur. Qui est consultable en suivant ce lien :
http://www.xiaopan.com/francais/index.php?rubrique=catalogue-albums

Quelques ouvrages qui ont attiré mon attention chez cet éditeur
Les parties en italique proviennent du site de l'éditeur.

"Chroniques de Pékin"
"10 auteurs chinois différents se sont regroupés pour raconter leur vision de la vie à Pékin, et des changements qu'entraine l'organisation des J.O. de 2008. Les thèmes abordés sont très variés (destruction de vieux quartiers, sélection des sportifs, pollution, etc.) et les styles graphiques vont du trait classique au délire visuel très proche de l'art contemporain. Olivier Vatine, habitué de la Chine nous a fait l'amitié de rédiger la préface, et Benjamin, au style graphique inimitable, en a réalisé l'illustration de couverture."

Les aventures du chat Niumao
"Voilà un sacré chat ("mao" en chinois), à la robe tachetée comme une vache ("niu"). Mais son nom est aussi synonyme de capacité à accomplir de grandes choses. Un héros, quoi ! Aussi, afin de nous faire profiter de ses aventures palpitantes, il a confié à sa maîtresse le soin d'écrire sa biographie. Voilà donc toute la vérité, rien que la vérité sur Niumao, mise en image par le
Studio Ji An de Beijing."

Une histoire de fantômes chinois
"Un jeune peintre en ballade décide de se reposer dans les ruines d'un temple. Tout y est si beau, si tranquille. Mais la nuit, ces ruines sont le royaume d'une grand-mère démoniaque, qui utilise une belle jeune femme pour attirer les passants dans ses filets. Et là, le pire est à craindre… Voici une nouvelle incursion dans le monde des contes traditionnels chinois (celui-ci inspiré d'une œuvre de
PU Song Ling), dessinée dans la plus pure tradition. NIE Chongrui prouve une fois de plus son immense talent, dans cette histoire où l'érotisme côtoie le fantastique."

Certains auteurs de cette maison d'édition sont à surveiller de près. Je pense notamment à Nie Chongrui l'auteur de "la belle du temple hanté", ZHANG Bin appelé "Benjamin" qui a participé à l'ouvrage "Chroniques de Pekin" et qui en a publié d'autres chez Xiao Pan comme "One Day", pour finir je citerai l'auteur des aventures du chat Niumao, Xia Ji An qui a bien d'autres titres à son palmarès et un avenir brillant dans le domaine de la BD.

La BD chinoise commence enfin à arriver en France et on ne peut que s'en féliciter ;-). C'est une affaire à suivre...

Pour en savoir plus sur les manhuas :

Un tout petit article sur Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Manhua

Sur le site Chine Informations voici un article plus complet sur les manhuas et leurs adaptations en France :
http://www.chine-informations.com/guide/chine-manhua_1736.html

Pour finir voici le lien vers le site de "Xiao Pan" : http://www.xiaopan.com/francais/


















jeudi 5 février 2009

Un vrai palmarès !!!

Le Festival International de la bande dessinée d'Angoulème a décerné ses prix...Son "fauve", et ses "essentiels", ce dimanche...
Roulement de tambour, stress, cris de joie, larmes de détresse... une vraie remise de prix, avec remerciement à mes parents et à mon éditeur sans qui je ne serai rien, enfin, tout ça !

A la médiathèque, on est plutôt content des prix remis (les quelques fondus de bd chez nous ont du suivre minute après minute le déroulement de la cérémonie...), plutôt content parce que quand je vais vous avoir fait la liste des vainqueurs, vous, lecteurs assidus de ce blog, vous rendrez compte que plusieurs albums récompensés ont eu droit à leur billet ici-même !
C'est ce que l'on appelle avoir le nez fin ! C'est un métier, que voulez-vous !

Allons-y donc pour le palmarès :

-Le "Fauve d'Or" est attribué à .........

-Winshluss, pour Pinocchio, aux Editions Les Requins Marteaux.
Je vous renvoie au message du vendredi 19 décembre 2008 de mon cher collègue Vivian (un des "fondus" de la médiathèque...) Il vous en a parlé, il nous en a parlé, il a du en parler à sa famille, ses voisins, sa boulangère...
(bien vu, collègue !)


-Les "essentiels" d'Angoulème (cinq prix, parce qu'il y a du très bon, et du très bon, et que franchement, allez donc départager le très bon du très bon...)

-Etienne Davodeau, pour Lulu Femme nue, aux Editions Futuropolis

Une histoire dans la veine de Davodeau : une femme, Lulu, disparaît. Ses amis et enfants se retrouvent pour raconter ce qu'ils savent de cette disparition.
Une histoire de femme qui reprend sa liberté, qui s'échappe de son quotidien.
Ce que j'aime chez Davodeau ? La même chose que vous ! Son humanité, le regard bienveillant et sans complaisance qu'il porte sur ses personnages. Et puis son dessin, ici tout en ocre et en douceur.
Un très bon prix, et mérité, encore !

-Mathieu Blanchin et Christian Perrissin, pour Martha Jane Canary, aux Editions Futuropolis.
A nouveau je vous renvoie sur un ancien article du blog : le 12 août 2008. Une critique (brillante, toujours...) a été faite de cet album.

-Posy Simmonds, pour Tamara Drew, aux Editions Denoël Graphic. Cette bande dessinée est un chef d'oeuvre, bientôt, très bientôt dans les bacs de la médiathèque...

-Emile Bravo, pour Spirou et Fantasio, Le journal d'un ingénu, aux Editions Dupuis.
Le renaissance de Spirou, par Emile Bravo, du grand art, en section adulte à la médiathèque !

-Blutch, pour le Petit Christian, aux Editions L'Association.
A noter que Blutch sera le prochain président du Festival d'Angoulème (le 50ème), et qu'il a reçu aussi le Grand Prix 2009...

D'autres prix ont été décernés, dont, au hasard :
-Le prix "essentiel Patrimoine" à Opération mort, de Shigeru Mizuki, aux (fameuses, grandioses, exigentes, oh ! c'est tout là !) Editions Cornélius (mon collègue Vivian en parle en termes ENCORE plus dithyrambiques que moi !)

-Le prix "Révélation" à Le goût du chlore, de Bastien Vivès, aux Editions Casterman.
Un beau récit, riche et profond, une belle première !

-Le prix "Goscinny" à Groenland Manhattan de Chloé Cruchaudet, chez Delcourt.

Voilà, on a fait le tour !
En guise de conclusion, et comme c'est une tradition au Festival d'Angoulème, quelques images du "concert dessiné" : attention les yeux ! Christophe Blain et Arthur H... pas de commentaires, pas besoin !


Vous trouverez TOUTES ces bandes dessinées à l'espace adulte, bien entendu !

samedi 3 janvier 2009

3 déclinaisons, Pierre Maurel

"Déclinaison" ?
Définition : variation d'un mot en cas, en nombre, en genre ; mais pas seulement !
Une bande dessinée aussi, publiée par l'excellent éditeur L'Employé du Moi, et signée Pierre Maurel.
Un petit objet de rien du tout, à priori, comme les histoires dont il parle.
Des histoires ordinaires, trois histoires, de "déclinaison".

-la première : un homme, la trentaine, chômeur qui arrive pratiquement en fin de droits, est victime de troubles psychologiques, de bouffées d'angoisse : chaque jour une nature hostile s'anime et envahit l'univers de ce citadin. Les plantes gagnent du terrain, l'entourent, l'isolent, l'étouffent parfois. Il trouvera la solution dans la fuite et la retraite de cette société qui l'écrase.
-la deuxième histoire : celle d'une jeune femme, employée précaire dans un supermarché du livre. Abus de pouvoir, humiliation, violence sociale ordinaire ; jusqu'à sa rencontre avec un groupe de militants.
-la troisième enfin : un couple rêve d'une vie douce et tranquille, et travaille à leur fuite, leur rupture de l'ordre social qu'ils détestent.

3 histoires, 3 déclinaisons donc d'un même thème. Déclinaison en genre, en nombre, en cas ; et création d'un paradigme.

J'ai lu ce livre de Pierre Maurel un soir d'ennui. En le refermant, je m'interrogeais sur ce mot "déclinaison", sur la définition possible. J'ouvre donc mon gros dico, et là, le choc !
Le petit ouvrage prend une toute autre dimension : j'avais bien en tête l'idée grammaticale de la déclinaison ; je voyais bien aussi cette autre définition : la perte de vitalité, ou celle de la pente. Mais ce que m'apprend mon dictionnaire, c'est cette autre définition du mot :
en astronomie : "mouvement spontané des atomes en chute libre dans le vide, qui les fait dévier de leur trajectoire verticale, leur permettant ainsi de s'agréger pour former les corps."

C'est ça !
Là où je ne voyais que des êtres affaiblis, rongés par la société, j'apprends que ces hommes et ces femmes, en chute libre, en déviation, peuvent, à l'occasion d'une collision; créer une entité nouvelle, un autre système, renaître sous une autre forme...
3 déclinaisons prend une toute autre signification, et une autre ampleur. Ce livre ne me parle pas d'un monde en perte de vitalité, mais d'êtres humains en train de le reconstruire, en le refusant, en s'en échappant.

3 déclinaisons : 3 définitions, et une démonstration.
Merci Pierre Maurel.


mercredi 3 décembre 2008

Johnny, et moi. Et vous ?

"Hello, I'm Johnny Cash."
C'est comme ça que tout a commencé pour Johnny et moi.

Comme ça, ou presque...
En fait, je n'avais jamais vraiment porté attention à cet artiste avant de voir le superbe film "Walk The Line", de James Mangold ; et pour être tout à fait honnête, je ne sais pas si j'aurais eu la curiosité de regarder ce film si Joaquin Phoenix n'y tenait pas le rôle principal.

J'aurais tout à fait pu passer à côté...

Du coup je ne fredonnerais pas à longueur de journée "Give my love to rose", ou "Ring of fire" ; notez, ce serait reposant pour ceux qui vivent ou travaillent avec moi !

Je ne vais pas vous présenter Johnny Cash, d'autres l'ont fait bien mieux que moi ; je ne vais pas me lancer dans une explication de ses textes non plus ; ça aussi, déjà fait !

Mais, ce que je peux faire, c'est vous donner à lire mon texte préféré "Give my love to Rose", déclaration d'amour désespérée d'un mourant au creux d'une oreille inconnue ; vous rappelez que nous avons plusieurs cd de Jonhhy Cash (CD 9.86 23 CAS) ; et vous parler d'une très belle bande dessinée, intitulée Johnny Cash, tout simplement.



"Give my love to Rose" (extraits)

I found him by the railroad track this morning
I could see that he was nearly dead
I knelt down beside him and I listened
Just to hear the words the dying fellow said


He said they let me out of prison down in Frisco

For ten long years I've paid for what I've done
I was trying to get back to Louisiana
To see my Rose and get to know my son

Give my love to Rose please won't you mister
Take her all my money, tell her to buy some pretty clothes
Tell my boy his daddy's so proud of him
And don't forget to give my love to Rose

Et je termine par la bande dessinée, nouveauté du mois de décembre : Johnny Cash, de Reinhard Kleist.
Un beau texte qui raconte un grand moment de la vie de Johnny Cash, son passage dans les prisons américaines (il était très investi concernant le sort des prisonniers), et notamment à Folsom Prison.

(Il y a d'ailleurs un texte bouleversant durant ce live, sur les dernières 25 minutes de vie d'un condamné à mort : 25 minutes to go. A écouter.
Un court passage :
"Well they gave me some beans for my last meal I've got 23 minutes to go
but nobody asked me how I feel I've got 22 minutes to go")

mardi 18 novembre 2008

Sélection de bandes dessinées

Une sélection orientée de bandes dessinées tout juste sorties des cartons...

Tout seul, Chabouté.
Editions Vents d'Ouest.

Tout seul ; sur un rocher, dans un phare, en pleine mer. Tout seul avec ses pensées, ses rêves et ses blessures. Tout seul, avec un miroir qui renvoie une image cassée.
Au loin sur la mer, un bateau, deux hommes ; une cargaison intrigante pour le nouveau, et un flot de questions.
Qui est cet homme, né dans le phare qu'il n'a jamais quitté ?
A quoi peut-il bien rêvé ?

Le nouvel album de Chabouté est encore une fois parfait.
Le dessin est superbe. Tout en noir et blanc, et en clair-obscur. Des grands plans qui suivent le regard d'un personnage nous plongent au cœur de ce récit contemplatif.
Une grande humanité se dégage de cette album.

(on peut tout aussi bien lire les précédents, qui sont pour la plupart très réussis : Henri Désiré Landru, La Bête, Construire un feu)


Pilules bleues, Frederik Peeters.
Editions Atrabile

Mon auteur préféré sort un album : Ruminations, une compilation de planches, publiées depuis 10 ans, ou gardées au fond d'un tiroir, comme un trésor précieux...
Et moi je vous parle d'un vieil album ! Oui mais parce qu'on vient de le recevoir à la médiathèque, et qu'il vous attend déjà en rayon, et puis je ne me justifie plus, c'est mon album préféré... : Pilules bleues, donc !

Frederik Peeters raconte ici, sans masque ni fard, son amour pour Cati.
La femme qui partage sa vie avec lui, qui partage son fils, son amour, sa complicité, mais aussi sa maladie, le sida, et la maladie de son fils.
Le récit est d'une incroyable justesse, cette histoire personnelle nous est donnée à voir de façon brute, mais avec poésie et tendresse ; sans apitoiement ni rancœur.

Quelques images justifieront mieux que mes mots mon admiration...



Les six coups de Philadelphia, Ulrich Scheel
Editions Flblb

Philadelphia, RDA. Années 80. Des gamins d'un village perdu sont en vacances d'été.
Beaucoup d'ennui. Des troupes militaires russes traversant le village rythment les journées.
Puis les gamins trouvent chez leur grand mère un revolver datant de la première guerre, et six balles.
Les six coups, les six chapitres de cet album, jusqu'au drame annoncé.
Baignée dans une atmosphère de torpeur étouffante, d'ennui, qui colle à la peau des personnages, cette histoire de transgression, de fascination pour la violence hante longtemps l'esprit du lecteur.

Cet album est édité par les Editions Flblb (essayez donc de le dire : petit cours en ligne ici !), maison d'édition de Poitiers... petite maison d'édition mais qui publie de très bon ouvrages (ceux qui ne sont pas empilés, pour reprendre le terminologie de mon collègue...)