samedi 9 octobre 2010

le policier en jeunesse

Gros boum en ce moment en jeunesse sur le fantastique, la fantasy, la magie, les dragons, les vampires de tous bords .
Et qu'en est-il du policier ? J'attends depuis des années un Renouveau. Est-ce que l'on peut aller au -delà du chaton volé, des caramels empoisonnés ou du roman démago avec des flics dotés d'un enfant ado ?
Que dire des rééditions masquées avec changement de couverture ?
Certes, on ne peut pas avoir trop de sang dans le policier étiqueté jeunesse, il faut trouver la juste mesure entre le roman nunuche et gore. Et ce serait bien que cela bouge...

Il y a eu Cherub de Muchamore qui a réconcilié avec la lecture certains irréductibles avec ses personnages ados et agents secrets puis Nemesis de Catherine MacPhail où Ram(il s'est surnommé ainsi car il a perdu sa mémoire ) vit des aventures sanglantes (il y a des morts , des assassins, du suspense, de l'action ...) et maintenant il y a Cible K de Harry Edge :
Luke a 16 ans , un père très riche, un magnat de l'informatique , une demi- soeur, Megan, fille légitime, elle, de Jake Kite. Le père meurt dans un accident d'hélicoptère (d'ailleurs est-ce vraiment un accident ?). Et bizarrement 2 filles du même âge que Megan sont assassinées... D'ailleurs peut-elle faire confiance dans son demi-frère quand elle hérite de quasiment tout ? Moi je pense que non et vous ? Roman qui se dévore rapidement...

Un regret cependant, pourquoi y a-t il si peu d'auteurs français -qui écrivent dans notre langue- qui se lancent dans le policier "actif", dans le roman d' espionnage, avec des morts et du sang, pour moins de 14 ans ? Pas d'auteur ? ou des éditeurs qui ne veulent pas prendre de risque ? Je suis sûre qu'il y a un créneau à prendre mais il faut de l'original, de la patte talentueuse.
C'est le prochain courant qui attirera les jeunes vers le livre ...

vendredi 8 octobre 2010

Louis-Ronan Choisy et l'élégance du poète


Louis-Ronan Choisy aurait-il retrouvé son identité ? Après l'abandon de son prénom 'Louis' comme seul nom, nous assistons à la métamorphose phase 2 de l'artiste.

Ceux qui comme moi ont suivi le Louis très pop britannique de 'La nuit m'attend' et le Louis électro-sombre des 'Enfants du siècle' attendaient avec curiosité ce nouvel album.


Au petit jeu avec mes collègues discothécaires 'Quel album emmenerais-tu sur une île déserte ?'
J'avais d'ailleurs répondu : 'les chanteurs actuels chantant en français ne m'emballent pas mais le fameux 'Enfants du siècle' de Louis est indispensable à la survie'.

2010, année riche où Louis-Ronan a déployé son savoir-faire en passant sur grand écran dans 'le Refuge', en écrivant et interprétant la BO du même film et en éditant dans la foulée 'Rivière de plumes' la bien nommée sur le label indépendant Bonsaï Music.



Divine surprise que cette 'Rivière de plumes', univers entre ciel, mer et ... plumes et belle complicité avec Frédéric Fuchs, magistral à la guitare.

Un 'Quand j'irai voir Dieu' belle adaptation que devrait inclure Quentin Tarantino dans la BO d'un prochain film,
Des ballades 'Les amoureux du printemps' et'Copenhague', subtilement enrobées d'une orchestration pop, un piano diablement aérien, un zeste de claviers et de bruitages, un quatuor à cordes et un banjo entre autres,
Un 'Funambule' dont la mélodie hypnotique s'intensifie en volutes tressées de boucles,
Des choeurs féminins épurés et la jolie voix d'Isabelle Carré sur 'Le refuge',
Des textes cinématographiques qui pénètrent insidieusement dans nos esprits dès les premiers mots :
le '20h04 j'ouvre le tiroir de droite' de 'l'homme de cire' résonne encore dans ma tête ainsi que les échos si beaux de ce 'Mépris' 'Retire-toi d'entre mes bras je ne t'aime pas...'
Le paradis de Louis-Ronan est toujours pavé de sombres ténèbres.

Le Refuge

Pour les habitués de la médiathèque, 'Rivière de plumes' sera dans les bacs avant la fin du mois et en prime dans le même coffret vous pourrez découvrir la BO de 'Refuge', le film de François Ozon, film déjà disponible dans nos bacs DVD.


jeudi 7 octobre 2010

Des zombies à la médiathèque !!!!!!

Samedi 09 octobre, la médiathèque vous propose de découvrir ou de redécouvrir le film culte de Roméro : "La nuit des morts vivants".

"Chaque année, Barbara et Johnny vont fleurir la tombe de leur père. La route est longue, les environs du cimetière déserts. Peu enclin à prier, Johnny se souvient du temps où il était enfant et où il s'amusait à effrayer sa soeur en répétant d'une voix grave : "Ils arrivent pour te chercher, Barbara. " La nuit tombe. Soudain, un homme étrange apparaît. Il s’approche de Barbara puis attaque Johnny, qui tombe et est laissé pour mort. Terrorisée, Barbara s'enfuit et se réfugie dans une maison de campagne. Elle y trouve Ben, ainsi que d’autres fugitifs. La radio leur apprend alors la terrible nouvelle : des morts s’attaquent aux vivants..."
Source : http://www.films-sans-frontieres.fr/lanuitdesmortsvivants/

Sorti en 1968 aux États Unis, ce film peut être interprété comme une charge politique de Roméro contre le conservatisme de la société de l'époque. Le choix du héros interprété par Duane Jones (acteur noir), la fin que connaîtra celui ci (je n'en dis pas plus) détonnent dans cette Amérique des années 60-70.
Rappelons aussi que jusqu'en 1966 existait le code HAYS. Ce code de censure du cinéma américain est resté en vigueur de 1934 à 1966. Rédigé par des religieux ce code imposait un très grand nombre de contraintes aux réalisateurs et aux scénaristes : pas de violence, pas de héros noir, fin heureuse... Et beaucoup d'autres interdictions, la liste est très longue. Si vous voulez en savoir plus cliquez ici.

Tout ce qu'interdisait le code HAYS, Roméro l'a placé dans son film. Ce qui explique le scandale lors de sa sortie au cinéma aux États Unis, son statut de film culte et aussi pour finir que ce soit un très bon film.

Attention car ce film lors de sortie en salle était interdit aux moins de 16 ans.

Rendez vous donc samedi 9 octobre 2010 à 15h à l'auditorium de la médiathèque. La projection est gratuite et ouvert à toutes et à tous (pour peu que vous ayez plus de 16 ans)









mercredi 6 octobre 2010

Le cri et Joseph Laniel



Dans "Le cri", Dominique Blanc, dans le rôle de Pierrette, est ouvreuse au cinéma, elle écoute médusée les informations de 1954: "Au 36ème jour de la plus longue crise ministérielle de la quatrième république M. Joseph Laniel 8ème président du Conseil pressenti, se présente à la tribune de l'assemblée pour y prononcer sa déclaration d'investiture, il demande, il obtient des pouvoirs étendus pour préparer une série de décrets qui prévoit la modification des régimes spéciaux des entreprises nationalisées, une mesure concernant tous les travailleurs du secteur publique et du secteur privé, le recul de 2 ans de la retraite".
Suite à cette déclaration, près de quatre millions de grévistes débraieront pendant un mois.

M. Joseph Laniel est très connu à Lisieux. Il a été directeur de l'usine de filature et maire de Beuvillers, commune située en bordure de la ville.

Le cri, c'est l'épopée d'une dynastie d'ouvriers signée Hervé Baslé (DVD disponible à la Médiathèque). L'histoire des Panaud qui travaillent de génération en génération au haut-fourneau .
"La parole de l'ouvrier est un cri. Le cri pour se faire entendre dans le vacarme des ateliers. Le cri de la rébellion. Celui des révoltes de 1845 à nos jours. Le cri de souffrance des accidentés du travail. Le cri de la mort. "

Le DVD comprend 4 épisodes. Prévoir 4 soirées pour les voir tous, à regarder en famille.

A 15 ans, Robert

mardi 5 octobre 2010

Peintre

Coup de cœur découvert lors de la lecture de la revue Septentrion 2010 n° 3

Le peintre HANS VANDEKERCKHOVE

L'homme aux semelles de vent, 2005

samedi 2 octobre 2010

Brèves de nouveautés

Le cru de septembre des acquisitions 'musique' et 'cinéma' est arrivé à la médiathèque.
Pour vous, fidèles abonnés, qui n'avaient pas encore parcouru les listes présentes à l'espace multimédia.
Et pour vous permettre de les parcourir sur votre écran, calés dans votre fauteuil, de les télécharger, de préparer vos réservations du film qui-n'est-jamais-là quand vous venez ou du CD qui-vous-échappe-toujours...
'Nouveautés de Septembre' veut dire : mis dans nos bacs depuis le 1er septembre et ces listes ont donc un effet récapitulatif.

Je vous rappelle que cette présentation a été réalisée et cela TRES facilement grâce à Calaméo et son outil, toujours gratuit pour l'instant...


La musique :
Avant de rejoindre votre canapé, auprès d'un bon feu de cheminée, du poële à bois ou de votre couverture polaire, testez quelques galettes toniques, dépaysantes ou suaves.




Le cinéma :
Quand vous aurez visionné pour la ixième fois 'Avatar', passez à notre nouvelle liste avec 'Gainsbourg (vie héroïque)' ou 'Alice dans les villes' à voir et revoir.




Youpie ça marche!

vendredi 1 octobre 2010

La légende d'Hypatie


Comme toutes les légendes, l'histoire d'Hypatie d'Alexandrie pourrait commencer ainsi :

"Il était une fois, dans la ville d'Alexandrie, il y a fort longtemps dans les années 400 après J.-C., une jeune femme nommée Hypatie, intelligente, belle et cultivée, admiratrice de Ptolémée et de Pythagore, qui enseignait l'ontologie, l'éthique, les mathématiques et l'astronomie."

Mais la légende, qui n'est pas un conte de fées, ne se termine pas sur le même ton et fait mourir Hypatie à 24 ans, victime d'un massacre des plus lâches.

Dans son livre Hypatie d'Alexandrie (ed. Des femmes - Antoinette Fouque, 2010), l'historienne Maria Dzielska tente d'en savoir plus sur les activités et la vie de cette femme.

Hypatie répandait les idées de Platon et de nombreux disciples approuvaient son enseignement. Malheureusement, son aura, sa science et sa philosophie dérangèrent sérieusement le nouveau pouvoir en place représenté par l'évêque Cyrille. La philosophe cristallisa malgré elle le conflit entre les partis chrétiens et finit assassinée atrocement.

Les recherches de Marie Dzielska permettent donc de reconstituer le contexte politique et intellectuel de cette époque et replacent précisément les faits historiques. Ainsi, l'année de la mort d'Hypatie, 415, fait l'unanimité, mais Maria Dzielska nous éclaire sur la naissance de ce personnage qui semble être bien antérieure à ce qu'affirme la légende.



"La rareté des sources dont nous disposons laisse subsister bien des mystères mais le lecteur est reconnaissant à Marie Dzielska de parvenir, en reprenant l'ensemble des sou
rces antiques, à mettre au jour la figure complexe d'une éminente intellectuelle, en un temps ou l'hellénisme jette ses derniers feux."
extrait de la préface de Monique Trédé