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mardi 21 juin 2016

2ème observatoire de lecture d'albums à Lisieux



Le deuxième observatoire de lectures d’albums a eu lieu à la Médiathèque le vendredi 17 juin avec Gilles Moreau. 

Nous avons partagé nos expériences et échangé. 

Thérèse a lu « Un vilain petit canard » dont le texte est en fin d’ouvrage. Elle narre le conte à sa petite fille, puis découvre le récit à la fin du livre et souhaite le lire, mais l’enfant lui répond : «  Inutile, j’ai compris ! »

Les livres sans textes sont évoqués.   « L’album d’Adèle » de Claude Ponti. Il n’a pas pris une ride en 25 ans. Il fonctionne  à la manière d’un imagier dans un premier temps, puis tout s’anime. « Le petit de la poule » de Margaret Hartelin. L’histoire est claire. Ce livre a 39 ans.
Pour aborder les livres sans textes, écoutez les réflexions des enfants, mettez votre égo de côté.
Essayez les indémodables : « Les aventures de la petite bulle rouge » de Lela Mari - «  L’œuf et la poule » de Lela Mari et Enzo Mari –«  Coucou me voilà » de Mitsumasa  Anno de 1987, un livre simple, un jeu de coucou pour les petits. 
« C’est un peu triste pour les enfants, ces pages toutes noires » Mais « Bébé chouette » de Martin Waddel et Patrick Benson fait l’unanimité. 

Janine s’essaie à la littérature pour les petits. Etre lectrice, c’est nourrir les oreilles.  «  La tirade du nez » de Dedieu  est à nouveau reprise. 

Mélanie la libraire nous fait une présentation de nouveautés :
« Course épique » de Marie Dorléans chez Sarbacane
« Toto veut la pomme » de Mathieu Lavoie éditeur Helium
« La coccinelle » de Bernadette Gervais chez Albin Michel

« Bonsoir lune » est lu par Marie, un livre édité pour la première fois en 1947, pour endormir les petits, à lire à l’oreille. 

Laure a apporté « Bou et les trois ours » de Elsa Valentin et Ilya Green. Après lecture Brigitte et Suzy n’en croient pas leurs oreilles. Qu’est-ce que c’est que ce livre ? -Mais, un livre pour jouer… A essayer d’urgence, pour se déverrouiller les zygomatiques. Si les enfants n’ont pas déjà entendu le conte Boucle d’or, ça n’a pas d’importance. 


Prisca avait apporté « Pipeau » d’Olivier Douzou qui lui fait bien du souci car ce livre parle de pipe et aujourd’hui les enfants ne connaissent plus cet objet. A essayer pour croiser d’autres expériences.
Gilles en profite pour lire « Jojo la mache » du même auteur et invite l’assemblée à aller découvrir le travail d’Olivier Douzou. 

« Doit-on questionner les enfants suite à une  histoire ? » L’assemblée convient que non. Si les enfants s’expriment, on reçoit, mais on ne sollicite pas la parole. 
Lire à 4 ou 5 enfants  avec Lire et Faire Lire ou avec 30 lors d’un accueil de classe ne permet pas les mêmes échanges avec les enfants. 
Si l’enfant au cours d’une lecture glisse : « La dame d’à côté, elle est morte ». On reçoit, on continue la lecture, on évite d’entamer une discussion sur le sujet. 

Pour finir la matinée, des auteurs« classiques » sont présentés : Tomi Ungerer- Grégoire  Solotareff- Nadja – Olga Lecaye- Claude Boujon- Philippe Corentin- Alain Le Saux- Anthony Browne
Et si vous n’avez pas pu noter toutes les références des livres qui étaient exposés, un petit rappel ci-dessous vous sera utile lors de votre prochaine visite à la médiathèque. 
ALBUMS :
Bibi / Elzbieta
Un livre / Hervé Tullet
Rouge / Jan De Kinder
Sous le parapluie / Catherine Buquet
Toc toc toc / Anne Herbauts
Chute libre / David Wiesner
Le livre qui rend heureux / illustrations de Marije Tolman ; texte Ronald Tolman
Je vais me sauver! / Margaret Wise Brown
Le Crapaud perché / Claude Boujon
La tempête / Florence Seyvos
Verdurette et compagnie / Claude Boujon
Ephémère / Frédéric Marais
Maman m'a dit que son amie Yvette était vraiment chouette / Alain Le Saux
Mademoiselle Sauve-qui-peut / Philippe Corentin
Marcel la mauviette / Anthony Browne
Un gorille : Un livre à compter / Anthony Browne
Marcel le rêveur / Anthony Browne
Frédéric et compagnie / Leo Lionni
Hulul et compagnie : trente contes illustrés / Arnold Lobel
Chien bleu / Nadja
Didi Bonbon / Olga Lecaye
Loulou / Solotareff
Les trois brigands / Tomi Ungerer
Le doudou de maman / Denis Lévy-Soussan
Bonsoir lune / Margaret Wise-Brown
Dessus dessous / Delphine Cuveele


LIVRES-JEUX :
Les 99 animaux du professeur Peperino / Katrin Wiehle
Imagine / Aaron Becker
La famille Oukilé : escapade en Europe / Béatrice Veillon
Trésors des pirates / Walter Wick
Ou est Charlie ? Le voyage fantastique / Martin Handford

ALBUMS SANS TEXTE (collection, Histoire sans paroles, ed. Autrement jeunesse).
La course au renard / ill. Géraldine Alibeu
Monsieur Vadelavant / Philippe Roux
La grosse graine / Arthur Geisert
Le jour des rois / Pierre-Olivier Leclercq
L'étoile tombée du ciel / Raphael Hadid
Le monde englouti / David Wiesner

samedi 15 janvier 2011

Noir et blanc

Samedi – 13h, c'est blogue.

Ni économie de moyens ni romantisme passéiste, le noir et blanc revient en force dans la photographie, le cinéma ou la BD. En littérature jeunesse, où la production est saturée de couleurs, certains titres se distinguent et illustrent brillamment cette tendance artistique récente et à la marge.

Trois albums à découvrir, trois univers graphiques singuliers :


Hansel et Gretel / texte des frères Grimm, illustré par des peintures de Lorenzo Mattotti, ed. Gallimard Jeunesse





Pleine lune / texte et illustrations en papier découpé de Antoine Guilloppé, ed.Gautier-Langureau




La chèvre de Monsieur Seguin / texte d'Alphonse Daudet, illustré par des gravures sur bois d'Anne Wilsdorf, ed. Qui quand quoi


mardi 26 octobre 2010

Un roman à la médiathèque : Les Autres d'Alice Ferney

A l’occasion de la rentrée littéraire 2006, Alice Ferney sortait Les Autres, un roman psychologique plutôt bon à condition de s’en tenir aux deux premiers chapitres.

C’est le nom de l’auteure qui m’a attiré. Alice Ferney. Une élégance dans le nom. Une noblesse sans la particule. Les rayons de la médiathèque compte six de ses livres. J'ai choisi Les Autres.

Dans ce roman, l’auteur fixe comme cadre une soirée entre amis. Théo fête ses 20 ans. Son frère Niels a décidé de lui offrir en cadeau un jeu de société, Personnages et caractères. Hôtes et invités s’entendent pour y jouer. Au programme, des questions sur soi, sur les autres. Une sorte de jeu de la vérité dont on sent qu’il peut rapidement tourner au vinaigre. Qui, autour de la table, aime le plus l’argent ? Qui est capable de tuer ? Qui, au cours du jeu, risque de tout arrêter si une réponse ne lui plaît pas ? La vie de quelle personne ici présente ne voudriez-vous pas mener ? Autant de questions qui risquent de réveiller les susceptibilités ou d’ouvrir la porte aux règlements de compte.

Les Autres est surtout un prétexte pour réfléchir à des sujets existentiels : Comment me définirais-je ? Comment les autres me perçoivent ? Leur avis est-il plus pertinent que le mien ? A-t-on le droit de dire à nos amis tout ce que nous pensons d’eux ?

Le livre s’organise en trois chapitres, chacun correspondant à un angle de vue de la soirée : Choses pensées, Choses dites et Choses rapportées. Dans Choses pensées, se succèdent les pensées inexprimées des différents protagonistes. On est dans leur tête. C’est la partie où le style de l’auteure fait merveille. Elle sait si bien ciseler les mots, imager les sentiments et rythmer ses phrases. Ainsi quand elle raconte les pensées de Moussia, la mère de Théo, qui se glisse dans son lit auprès d’un mari qui ne l’aime plus. « Moussia regardait son époux, allongée à côté de lui sans oser le toucher, se sentant une gisante dans le lit conjugal, une vestale intouchée et vieillie, et ressentant le trajet de chaque larme qui traversait sa tempe, le bord de son oreille, la masse de ses cheveux pour aller mouiller le tissu de l’oreiller ».

Autre exemple de ce beau style, quand l’auteur décrit les craintes d’Estelle, jeune femme qui s’apprête à entrer dans la vie adulte en compagnie de l’homme qu’elle aime. Sa lucidité la rend incapable de goûter le présent. « Est-ce que j’aime vraiment la vie ? Je ne m’accoutume pas à la perte, partout aux aguets, ou déjà au travail, gribouillant le bonheur. Maintenant je reçois les cadeaux dus à mon âge : aimer un homme, travailler, entreprendre, enfanter, élever des enfants. Plus tard, je rendrais les enchantements : les regarder s’éloigner, se tenir les uns à côté des autres et souvent être déçue que rien ne soit vraiment dit, voir fondre dans ses mains tous les pouvoirs qu’on avait… Pourquoi ne puis-je m’empêcher de penser aux ombres tapies dans l’avenir, aux orages lointains, aux marées basses de toutes mes amours ? Il faudrait vivre un instant après un autre, comme ils viennent, mais j’ai la perspective entière sous les yeux ».

Dans le deuxième chapitre, Choses dites, sont reproduits les dialogues de la soirée. Cette partie éclaire la précédente. Le mode dialogué (comme au théâtre) donne un rythme plus rapide. Toutefois, j’ai ressenti parfois dans les dialogues un manque de crédibilité. Les acteurs témoignent d’une maturité plutôt exceptionnelle pour des jeunes de 20 ans environ. A l’opposé, leurs réactions frisent parfois la caricature. Bien que le jeu déplaise à la plupart, et en dépit des horreurs prononcées, des emportements et des violences, on s’étonne de voir tous les protagonistes rester à jouer au terrible jeu, puis, au terme de la soirée, continuer à se parler de manière apaisée comme si rien n’avait été dit.

Enfin dans Choses rapportées, une personne extérieure narre le fil de la soirée. Au total, trois chapitres et autant de façons de raconter le même moment. Mais peut-être une façon de trop. En effet, j’ai renoncé à lire entièrement ce troisième chapitre qui apparaissait à mes yeux comme une couche superflue dans la narration de l’histoire.

Mais l’essentiel est là : le roman ouvre une réflexion sur nos relations avec autrui et met en lumière la difficulté d’établir des relations saines, même avec ses amis.

samedi 9 octobre 2010

le policier en jeunesse

Gros boum en ce moment en jeunesse sur le fantastique, la fantasy, la magie, les dragons, les vampires de tous bords .
Et qu'en est-il du policier ? J'attends depuis des années un Renouveau. Est-ce que l'on peut aller au -delà du chaton volé, des caramels empoisonnés ou du roman démago avec des flics dotés d'un enfant ado ?
Que dire des rééditions masquées avec changement de couverture ?
Certes, on ne peut pas avoir trop de sang dans le policier étiqueté jeunesse, il faut trouver la juste mesure entre le roman nunuche et gore. Et ce serait bien que cela bouge...

Il y a eu Cherub de Muchamore qui a réconcilié avec la lecture certains irréductibles avec ses personnages ados et agents secrets puis Nemesis de Catherine MacPhail où Ram(il s'est surnommé ainsi car il a perdu sa mémoire ) vit des aventures sanglantes (il y a des morts , des assassins, du suspense, de l'action ...) et maintenant il y a Cible K de Harry Edge :
Luke a 16 ans , un père très riche, un magnat de l'informatique , une demi- soeur, Megan, fille légitime, elle, de Jake Kite. Le père meurt dans un accident d'hélicoptère (d'ailleurs est-ce vraiment un accident ?). Et bizarrement 2 filles du même âge que Megan sont assassinées... D'ailleurs peut-elle faire confiance dans son demi-frère quand elle hérite de quasiment tout ? Moi je pense que non et vous ? Roman qui se dévore rapidement...

Un regret cependant, pourquoi y a-t il si peu d'auteurs français -qui écrivent dans notre langue- qui se lancent dans le policier "actif", dans le roman d' espionnage, avec des morts et du sang, pour moins de 14 ans ? Pas d'auteur ? ou des éditeurs qui ne veulent pas prendre de risque ? Je suis sûre qu'il y a un créneau à prendre mais il faut de l'original, de la patte talentueuse.
C'est le prochain courant qui attirera les jeunes vers le livre ...

samedi 25 septembre 2010

Ce que le livre doit à l'ordinateur

Samedi – 13h, c'est blogue. Où comment se découvrir une passion pour le clic... tout en étant insensible à l'informatique. Preuve sur papier blanc glacé, typo noire façon manuscrite et quelques ronds de couleur. Signé Hervé Tullet, le génial trublion de la littérature jeunesse.

On s'am
use d'abord à cliquer sur un rond jaune, puis cinq fois sur le rond rouge, puis un peu plus fort sur le bouton bleu, enfin sur tous les boutons à la fois. Quelques pages suffisent à semer une joyeuse pagaille, les savants académiciens appelleraient ça de « la lecture active ».



Il n'est pas aisé de faire la description de cet ouvrage. Sachez juste qu'il est extrêmement futé. Et simplement réjouissant à lire avec un enfant.

Enfin LE livre qui réconciliera les parents (qui se désolent de voir leur progéniture errer des heures devant un écran) et les enfants (qui en ont assez des recommandations de lecture de leurs parents).


Si vous aimez « l'esprit » de ce livre, vous aimerez tous les albums jeunesse de Tullet (http://tullet.free.fr/).

mercredi 4 août 2010

Numériser en feuilletant le livre

Pour ce nouvel article estival, on m’a demandé d’apporter du rêve en vous montrant un lieu de vacances paradisiaque ou un monument historique d’exception… Mais le rêve ne peut-il pas résider dans ces prouesses technologiques comme la machine à numériser les livres ?

A l’université de Tokyo, les chercheurs japonais, Takashi Nakashima et Yoshihiro Watanabe, tentent de mettre au point une méthode de numérisation ultra-rapide d’un livre : quelques centaines de pages en une minute. L’objectif en vue étant d’arriver à scanner un livre rien qu’en le feuilletant devant un smartphone. Nous n’en sommes pas là ; pour le moment, les deux universitaires ont mis au point un prototype : il s’agit d’une machine équipée d’un laser, de deux caméras, le tout relié à un ordinateur. Bref, c’est encore lourd, ça ne tient pas dans la main mais ça marche apparemment. Encore faut-il, à mon avis, un livre dont le grammage ou le type de papier facilite le feuilletage avec le pouce. Dur, dur par exemple avec l’encyclopédia Universalis. Mais ce n’est qu’un prototype. Démonstration de la technique en vidéo :

mardi 27 juillet 2010

Un livre à la médiathèque : Free !

Dans Free ! Entrez dans l’économie du gratuit, le journaliste américain Chris Anderson explore ce marché dans lequel des biens ou des services sont proposés gratuitement à nous consommateurs. Quel est le poids de ce secteur et comment peut-il fonctionner ?

Le gratuit a toujours existé : de la charité à l’offre promotionnelle « 1 acheté/1 offert ». Autour de 1900, l’entrepreneur américain Gillette y a fondé en partie sa fortune : il faisait en sorte que les entreprises distribuent en cadeau ses fameux rasoirs jetables à leurs salariés ou clients en comptant sur le fait que les heureux bénéficiaires achèteront ensuite les lames. Ingénieux, non ? Aujourd’hui l’économie du gratuit ne cesse de se répandre. Démonstration immédiate : vous êtes en train de lire gratuitement ce blog, site conçu à partir d’un service offert par Google.

Chris Anderson s’est intéressé à ce secteur en expansion. Pour lui, d’ici quelques années, toutes les sociétés passeront au gratuit ou tout du moins devront faire face à un concurrent qui mise sur le prix zéro. A travers la présentation de quatre modèles économiques, il explique ce paradoxe du comment une entreprise peut gagner de l’argent tout en proposant des services ou des produits gratuits. Ne croyez pas qu’il y a systématiquement arnaque quand on vous propose quelque chose sans contrepartie financière. Chris Anderson le démontre par des schémas simples et efficaces.

L’auteur termine sur les objections, les réticences et les critiques à l’égard du développement de cette économie du gratuit. Quand j’emprunte le métro parisien et que je vois les couloirs jonchés de journaux abandonnés comme 20 minutes, je me dis en effet que cette vague a ses dérives. L’avis de l’auteur est d’autant plus intéressant qu’il est le rédacteur en chef d’un important magazine… payant. Il essuie donc la concurrence de journaux papier ou de site web gratuits. Malgré cette situation compliquée, il se montre très enthousiaste vis-à-vis de la gratuité. Vous ne partagerez peut-être pas toujours son avis mais il a au moins le mérite de poser les questions qui fâchent : la gratuité tue-t-elle des emplois ? La gratuité ne génère-t-elle pas une génération qui croit que tout est donné, notamment la musique ? La gratuité n’entraîne-t-elle pas un appauvrissement de la qualité ? En résumé, Free ! est un accessible livre d’économie pour des lecteurs qui veulent comprendre quelles sont les nouvelles stratégies des entreprises pour les transformer en client ou en consommateur.

mardi 20 juillet 2010

Il fait chaud et on s'amuse bien...

Un rituel incontournable des vacances est l'envoi, quasi obligatoire, de cartes postales à la famille, aux amis et ou aux collègues au boulot.

Personnellement je déteste écrire des cartes postales, en vacance j'ai autre chose à faire (rien précisément ;-) que de raconter sur des bouts de cartons ridicules que tout se passe bien ou bien que le soleil est au rendez vous, j'en passe des meilleures...

Tout ça pour dire que les amateurs de cartes postales (car il y en a ) et plus particulièrement les cartes postales atroces d'un point de vue esthétique pourront découvrir un tout petit livre des éditions Cornelius, "Cher tous", qui donne à voir une collection de cartes humoristiques des années 60, 70.

L'ouvrage que vous tenez entre les mains constitue plus qu'un simple recueil d'images. Il s'agit avant tout d'un document historique et sociologique sans équivalent. Ce panorama de la carte postale humoristique à son âge d'or (1960-1970) dessine en effet les contours d'une France aujourd'hui disparue, que l'on pourrait situer chronologiquement entre Pompidou et Giscard… et artistiquement entre David Hamilton et le professeur Choron.


Petite curiosité qui fait quand même mal aux yeux !!!!!

Quelques extraits :




Le site des éditions Cornelius : http://www.cornelius.fr/

Le livre est disponible à la médiathèque : 741.68 BOI


mercredi 7 juillet 2010

Zuleika Dobson... Une fleur quelque peu fanée !

"Attirante, séduisante, fascinante... la jeune Zuleika Dobson l'est sans aucune limite. Prestidigitatrice de renommée mondiale, elle parle comme un écrivain fin de siècle et traîne, en vraie femme fatale, autant de bagages que de prétendants. Lorsqu'elle peut enfin rendre visite à son grand-père, recteur d Oxford, tous les étudiants tombent inévitablement à ses pieds. Malheureusement pour eux, elle ne pourra aimer qu'un homme totalement imperméable à ses charmes... Si bien que tous décident (par dandysme, par amour ou encore par bêtise), en une macabre contagion, de mourir pour elle. Histoire d'amour, de suicide collectif et de régates nautiques, cette fantaisie raffinée, magnifiquement écrite, emporte la rigide Oxford et ses acteurs jeunes hommes transis d amour, fantômes en colère, dieux calculateurs et statues inquiètes dans un tourbillon d'extravagances."

Drôle de résumé pour un bien beau livre, chose qui ne surprendra pas ceux qui connaissent la maison d'édition Monsieur Toussaint Louverture réalisant toujours de très beaux ouvrages.


Mais qu'en est-il de ce Zuleika Dobson ?

C'est tout d'abord un roman qui fût publié en 1911. L'auteur Max Beerbohm est quelque peu tombé dans l'oubli comme bien d'autres malheureusement. Cet auteur anglais a écrit un seul roman et c'est l'histoire de cette Zuleika Dobson.

Le résumé ci-dessus vous donne un aperçu assez fidèle du contenu général du roman. Cette histoire totalement farfelue et quelque peu déjantée, autant que peut l'être une histoire écrite par un auteur du XIXème siècle, devrait séduire (comme Zuleika) les amateurs éclairés.

Bémol !
Le style de l'auteur est un peu lourd et parfois le roman souffre de certaines longueurs et devient franchement ennuyeux, surtout dans sa première moitié. La deuxième partie du roman a un rythme plus dynamique et se lit avec beaucoup plus de plaisir. Le ton ironique de l'ensemble permet tout de même de maintenir l'intérêt du lecteur en éveil. L'histoire est au final amusante. Son charme délicieusement vieillot devrait séduire les amateurs de curiosité littéraire.
Pour terminer je ne peux que saluer la beauté du livre autant dans le choix des matériaux pour sa fabrication que dans le choix des illustrations qui accompagnent avantageusement le récit.

Un livre à recommander chaudement aux amateurs de littératures au charme suranné. Les amateurs de beaux livres seront aussi au nirvana. Les autres, passez votre chemin, vous risquez d'être déçus.

Un livre bientôt disponible à la médiathèque.

Vous souhaitez découvrir le premier chapitre de ce roman, profitez en pour jeter un coup d'oeil aux illustrations, c'est ici.

Le site de Monsieur Toussaint Louverture :
http://www.monsieurtoussaintlouverture.net/index.html

Merci enfin au site babelio et à son opération Masse Critique.

mercredi 2 juin 2010

Un livre à la médiathèque : PrésentationZen

Designer et expert mondial en communication, Garr Reynolds s’attaque à l’art de faire des présentations multimédia, les fameux « Power Point ». Sa méthode : s’inspirer des principes et des valeurs des arts zen. Une source d’inspiration étonnante qui donne à ce livre un intérêt bien supérieur à son sujet.

Je ne fais quasiment jamais de présentations Power Point et pourtant j’adore ce livre. Pas seulement parce qu’il montre de belles photos (vous connaissez peut-être ma passion pour l’image) mais surtout parce que l’ouvrage de Garr Reynolds établit des ponts entre la communication et des domaines apparemment éloignés comme les arts zen, le cinéma ou le judo.

Les présentations Power Point, on en tous vu (ou plus exactement subi). En entreprise ou à l’école, lors d’une conférence ou lors d’une formation. Un orateur fait un exposé en s’appuyant sur un écran où défile un diaporama qu’il commente. Ca fait bien ; ça fait moderne mais, convenons-en, c’est souvent ennuyeux. Garr Reynolds dénonce « le fléau des diaporamas ». Il ne refuse pas ce type de présentation, bien au contraire, mais reste affligé par leur faible qualité : les exposés sont généralement assommants ; les diapositives sont surchargées de textes et de listes à puces si bien que vous passez votre temps à lire au lieu d’écouter l’orateur (le comble étant de souhaiter qu’il se taise afin de vous laisser lire tranquillement ce qui apparaît à l’écran). Et ce n’est pas l’illustration des diapositives par des images de mauvais goût (souvent des cliparts) qui améliorent l’impression. Une fois la présentation terminée, vous avez oublié de quoi parler l’exposé. Bref, c’est un échec. Présentation Zen est un livre qui se donne pour mission de vous aider à créer des présentations plus simples, plus claires et plus percutantes.

Ce n’est pas vraiment un ouvrage d’informatique. En effet, Garr Reynolds ne vous apprend rien sur la manipulation des logiciels nécessaires à la conception d’un diaporama (Power Point, KeyNote ou Impress). Présentation Zen se rapproche davantage d’un ouvrage sur la communication. Car faire une présentation multimédia devant un public, c’est de la com’. Garr Reynolds nous invite à oublier les techniques traditionnelles de création d’exposés et à chercher notre inspiration ailleurs, notamment dans les arts zen. C’est justement cet assemblage improbable - communication-arts zen - qui fait l’intérêt du livre. Attention, pas de méprise. L’auteur n’explique pas qu’il faut préparer ses présentations en méditant ou en faisant du yoga. Il propose plutôt de s’inspirer des techniques, des principes et des valeurs des arts zen (art du jardin, architecture, et même art de la cérémonie du thé, si si !…) pour renouveler ses présentations, que ce soit lors des phases de préparation, de conception et de prestation orale. Un exemple ? L’un des principes fondamentaux des arts zen est la simplicité, simplicité au sens japonais de clarté, d’élégance et de subtilité. Traduction dans le domaine des présentations Power Point : alléger vos diapos ! N’écrivez pas plus de 10 mots par diapositive (le reste étant dit à l’oral), utilisez de belles et grandes images (elles ont plus d’impact sur le public que du texte), éliminez les fioritures comme les effets 3D, les effets de transitions, les n° de page (ils parasitent le message principal). Autant de principes à l’encontre des pratiques actuelles.

Un autre exemple ? Les Japonais préconisent dans l’alimentation le hara hachi bu que l’on peut traduire par « se remplir l’estomac à 80 % ». Ils se nourrissent modérément et apprécient d’autant mieux le repas. Pas de dégoût de la nourriture, pas de somnolence post-prandiale. Garr Reynolds fait alors une analogie avec les présentations multimédias. Un bon orateur ne gave pas le public, il le laisse plutôt sur sa faim. En fait, on se rend peu à peu compte que bon nombre de conseils prodigués par l’auteur peuvent s’appliquer en dehors du domaine –strict et finalement très accessoire - des présentations Power Point. Dans notre travail, dans notre vie quotidienne, on a tous à tirer quelque chose de ce livre.

Après la lecture de ce livre, je me sens capable de faire une bonne présentation Power Point mais ce n’est peut-être pas là l’esentiel. J’ai approché la culture japonaise par un biais inattendu ; j’ai retenu plusieurs perles de sagesse et je me sens l’esprit créatif. Merci M. Reynolds.

Garr Reynolds, Présentation Zen. Pour des présentations plus simples, claires et percutantes, Paris, Pearson Education France, 2008

Sommaire
- Introduction
- Préparation
- Design
- Prestation
- Etape suivante

mercredi 26 mai 2010

Un livre pour apprendre la photographie

La médiathèque de Lisieux vient d’acquérir un livre incontournable dans l’apprentissage de la photographie : L’œil du photographe et l’art de la composition. Incontournable car un photographe n’est pas seulement quelqu’un qui maîtrise son appareil mais aussi quelqu’un qui sait construire son image.

Vous voilà prêt à prendre une photo de famille. Vous alignez les différentes personnes, vous apostrophez l’oncle Jean-Pierre pour qu’il rentre dans le cadre, vous demandez à tous de regarder l’objectif puis de sourire. Tout le monde ou presque sait prendre une photo. Il suffit d’appuyer sur le bouton de l’appareil au dessous de son index ou de son majeur. Pour autant, ce geste ne fait pas le photographe. Prétendre être photographe, c’est développer une approche artistique de la photo. Comme le souligne l’auteur du livre Michael Freeman, « composer et insuffler du caractère à une image demande un minimum d’effort […] C’est l’un des défis de la photographie : parvenir à dépasser le piège tendu par la facilité du procédé ».

Johannes Itten, professeur au Bauhaus dans l’Allemagne des années 1920, déclarait à ses étudiants qu’ils pouvaient créer un chef d’œuvre sans connaissance des règles de composition ou de la théorie des couleurs. Mais s’ils s’en sentaient incapables, ils feraient mieux d’apprendre. Justement, c’est là qu’intervient Michael Freeman, photographe à la renommée internationale. Il est l’un des rares auteurs à proposer un livre qui se consacre à l’apprentissage de ces règles.

Plutôt que « règles », Michael Freeman préfère parler de « principes » ou d’« outils ». Autrement dit, ce ne sont pas des commandements. Libre aux photographes de les mettre en pratique. Une photo réussie peut très bien s’en affranchir. Mais mieux vaut les connaître. Elles constitueront autant de guides pour placer le sujet, disposer les éléments dans le cadre ou encore diriger le regard du spectateur. Pour répondre à ces problèmes, l’auteur illustre son discours par des photos souvent simples mais très parlantes auxquelles s’ajoutent des schémas. Progressivement, le lecteur, qu’il soit photographe ou non, découvre pourquoi une photo séduit. Il appréhende les « secrets » d’une prise de vue réussie.

Le livre déborde largement le sujet, finalement assez théorique, de la composition. L’avant-dernier chapitre souligne qu’avant toute prise de vue, le photographe doit s’interroger sur son intention. Quelle type d’image souhaite-il obtenir ? Simple ou complexe ? Claire ou ambiguë ? Conventionnelle ou originale ? Documentaire ou expressive ? Autant de couples antinomiques au sein desquels le photographe doit choisir ou tendre. Dans le chapitre « le processus », l’auteur détaille l’attitude du photographe devant un sujet qu’il s’apprête à capturer. Un temps qui peut s’étaler sur plusieurs minutes ou sur une fraction de seconde. Là encore l’auteur explore un thème peu expliqué et il le fait de façon toujours aussi pédagogique. A travers plusieurs photos de la même scène, Michael Freeman nous livre sa patiente recherche du bon cliché. Sur certaines pages, il n’hésite donc pas à afficher ses essais, même ratés.

Au terme des 190 pages, le lecteur a la sensation d’avoir développé et affiné son regard, ce que Michael Freeman appelle « l’œil du photographe, cette façon si particulière de déceler en chaque chose vue une image potentielle ».

Michael Freeman, L'œil du photographe et l'art de la composition, Paris, Pearson Education France, 2007

Sommaire :
- Le cadre de l’image
- Principe de base de la composition
- Graphisme et éléments photographiques
- Lumière, couleur et composition
- L’intention
- Le processus

mardi 18 mai 2010

Grand prix du Cafard cosmique

L'information est tombée la semaine dernière. Le site incontournable pour tous amateurs de littérature de l'imaginaire "Le Cafard cosmique" vient de remettre son prix spécial.






Le gagnant est le recueil "Océanique" de l'auteur Greg Egan paru aux Éditions Le Bélial.

Les autres ouvrages sélectionnés étaient :


"Le club des policiers yiddish" de Michael Chabon (Robert Laffont)


"Le Déchronologue" de Stéphane Beauverger (La Volte)


"World War Z" de Max Brooks (Calmann-Levy / Interstices)


"Océanique" de Greg Egan (Le Bélial’)


"Gagner la guerre" de Jean-Philippe Jaworski (Les Moutons Electriques)


"Vision Aveugle" de Peter Watts (Fleuve Noir / Rendez-vous Ailleurs)


En cliquant sur les titres des ouvrages vous accèderez à leurs critiques sur le Cafard cosmique.

Liste d'ouvrages de SF de très grande qualité que vous retrouverez naturellement au rayon SF de la médiathèque.

Source "Le Cafard cosmique" : http://www.cafardcosmique.com/Le-Prix-du-Cafard-cosmique

La référence en matière de littérature de l'imaginaire.

mercredi 21 avril 2010

Le retour de Borges en pleiade...

Une bonne nouvelle pour les amateurs de littérature, Borges est de nouveau disponible dans la magnifique collection Pléiade chez Gallimard. Vous ne connaissez pas Borges, voici l'article que Wikipédia lui consacre :

Le premier tirage, depuis de nombreuses années était épuisé et Mme Kodama, l'héritière de Borges, s'opposait à toutes réimpressions "Selon les dires d’un avocat, ce serait tout simplement parce que Jean-Pierre Bernès, le traducteur de l’œuvre, aurait commis une erreur quant à la date de la première rencontre entre Borges et Maria Kodama, la retardant quelque peu."
Il serait utile de se questionner sur le droit d'auteur et surtout sa transmission. On peut se poser légitimement la question. Certains héritiers de grands auteurs empêchent ou freinent des 4 fers certaines rééditions d'écrits ce qui prive injustement le public. Les œuvres tomberaient dans le domaine public après la mort de l'auteur ce ne serait pas plus mal pour l'accessibilité des œuvres.

Voilà pour la petite histoire.
L'essentiel étant bien entendu de redécouvrir cet auteur majeur de la littérature du XX ème siècle dans une édition à la hauteur de son talent.
Les deux volumes sont disponibles en librairie depuis le 16 avril.

Les abonnés de la médiathèque pourront se reporter avec profits sur les œuvres de Borges que nous avons en rayon.

Source :

La photo en tête du message provient de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Jorge_Luis_Borges_1951,_by_Grete_Stern.jpg

http://www.actualitte.com/actualite/18430-Borges-pleiade-reedition-oeuvres-completes.htm

Vous pouvez en savoir plus sur cette triste affaire en cliquant sur ce lien :
http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/04/15/otage-d-une-guerre-de-dix-ans-borges-retrouve-la-pleiade-par-pierre-assouline_1333910_3260.html

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le droit d'auteur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_d%27auteur

mardi 6 avril 2010

Le livre est mort, vive le livre !

Menacé par Internet et la multiplication des supports numériques, le livre est promis à la disparition. Pourtant quelques éditeurs croient qu’une complémentarité est possible entre papier et électronique. Aperçu de ce mariage à travers deux initiatives.

Les vedettes des salons 2010 du livre (Paris hier, Deauville demain) sont les livres électroniques et toute la panoplie d’accessoires qui permettent de les lire (liseuses, Ipad, téléphone portable, console de jeux…). C’est chouette, c’est moderne. Même s’il a encore de beaux jours devant lui, le bon vieux livre dont on tourne les pages de papier paraît en voie de désuétude. Quelques éditeurs misent pourtant sur sa conservation. A condition de le rendre plus interactif. Au lieu de se placer dans une opposition livre traditionnel contre livre virtuel, ils imaginent des solutions où le numérique complète et enrichit le papier.

Première essai, le livre en réalité augmentée. La réalité augmentée, vous ne connaissez pas ? Rappelez-vous mon précédent article sur l’abbaye de Cluny. Cela consiste à compléter un objet réel par des éléments virtuels. Vous ne saisissez toujours pas ? Voyons l’application dans le domaine de l’édition. Nathan vient de publier dans la collection Dokeo Comprendre comment ça marche. Placez certaines pages du livre devant une webcam et l’ouvrage s’anime. A l’écran, un hélicoptère sort de la page. Plus loin, un camion de pompiers déboule et élève sa grande échelle. Ailleurs, un hors-bord file sur la page transformée en mer. Vous contrôlez le véhicule grâce aux touches du clavier. De quoi émerveiller le jeune public, la cible de ce livre, ... et les adultes aussi.Démonstration vidéo sur le magazine en ligne L'Internaute.

Deuxième essai, l’hyperlivre. En septembre 2009, Robert Laffont, en partenariat avec Orange, sort Le Sens des Choses, ouvrage écrit sous la direction de Jacques Attali. Là aussi, le livre se présente sous une forme classique sauf que, sur les pages, sont imprimés des petites carrés de mosaïques, les flashcodes. Scannez ces pictogrammes avec un téléphone portable : ils agissent comme un code barre. L’écran du téléphone vous propose alors du contenu lié sur Internet : vidéos, graphiques, sondage, forum de discussion. Présentation du livre sur le site de Robert Laffont.

Ces initiatives présentent l’intérêt de conserver une place centrale au livre réel. Mais sont-elles pour autant des solutions d’avenir ? Le livre de réalité augmentée s’approche du gadget : c’est amusant voire fascinant de découvrir les animations mais généralement sans grande utilité. Coup marketing donc ? Pas si sûr car nous ne sommes qu’au début de cette technologie. Les animations vont sûrement devenir de plus en plus intéressantes. Imaginez un guide touristique complétée d’une vue du pays ou de la ville en 3D. Imaginez une notice de montage dont les pièces s’assemblent virtuellement. La réalité augmentée corrige cette faiblesse du livre qui montre tout en deux dimensions.

L’hyperlivre apporte une valeur ajoutée plus évidente au livre. Les flashcodes jouent le rôle des notes de bas de page mais en mieux puisqu'ils peuvent renvoyer vers du contenu multimédia ou vers la source d’une affirmation ou d'une statistique. Reste l'aspect pratique. La lecture des flashcodes nécessite un téléphone connecté à Internet et compatible avec cette technologie, soit seulement 23 % des portables à ce jour. De même, l'utilisation de livres en réalité augmentée requiert un ordinateur équipé d'une webcam et le téléchargement d'un petit logiciel. Rien d'insurmontable mais la perspective de devoir sortir de ma lecture, me lever de mon fauteuil, puis me diriger vers mon ordinateur, l'allumer, lancer le petit logiciel, placer la page devant la caméra pour enfin visionner l'animation, pourrait me décourager. Le pont entre la version papier et le contenu numérique est un peu difficile à emprunter.

Au final, dans le débat opposant livres papier et livres numériques, ces derniers marquent peut-être un point. Ils facilitent le passage entre le texte et l'hypercontenu (informations complémentaires, animation, forum de discussion...) car ils s’affichent sur le même support : l’écran.