Les livres préférés de nos abonnés en 2014 restent sans conteste et depuis plusieurs années ceux de Marc Levy et de Guillaume Musso.
Mais de nouveaux auteurs émergent de ce classement de façon durable.
Ainsi les romans de Gilles Legardinier reconnaissables aux chats des couvertures.
Les presque 800 pages du Chardonneret de Dona Tartt que tout le monde s'arrache ;
et le Goncourt 2013, Au revoir là-haut de Pierre Lemaître.
Annie Degroote, auteure du Nord, qui fait partie de nos collections depuis quatre ans maintenant a séduit également le public normand avec Les perles de la Moïka.
Dans cette liste des romans les plus empruntés, voici encore :
La petite communiste qui ne souriait jamais, courte biographie romancée de la gymnaste roumaine Nadia Comaneci de Lola Lafon,
Kinderzimmer de Valentine Goby, dépeint les conditions de vie des femmes enceintes au cœur du camp de concentration de Ravensbrück.
(Prix des libraires)
Agnès Martin-Lugand avec Les gens heureux lisent et boivent du café : ton léger pour une histoire pleine d'espoir.
Grégoire Delacourt qui confirme son succès avec La première chose qu'on regarde : un livre avant tout pour la détente.
Une playslist à écouter sous le sapin... Bonne écoute
Moodoïd - Je suis la Montagne / Jabberwocky feat Elodie Wildstars - Photomaton / Gibson Brothers - Safe Passage / Yilian Canizares - Flor de algodon / Irma - Save me / Yana Bibb - Bare it all / Karim Baggili - Ella & Jad / La Meute Rieuse en live - Au fond d'un verre / Noa Moon -
Maybe / Lucenzo - Wine it up feat Sean Paul / MAUDE - Rise up / Lenny Kravitz - She's a beast
Vous trouverez les CD de la playlist dans les bacs à la médiathèque.
Tom Gauld est un illustrateur écossais hilarant (un grand rire tout intérieur) dont les planches paraissent régulièrement dans The Guardian et le New-York Times. Il a publié plusieurs albums. En français on trouve Goliath (2013), et tout récemment Vous êtes tous jaloux de mon Jetpack (2014) aux éditions 2024. Ici un extrait à télécharger. Lire aussi son entretien avec Xavier Guilbert sur le site du9. [Nota Bene : A réclamer d'urgence à la Médiathèque de Lisieux].
Imaginez un cours suivi simultanément par des centaines, voire des milliers de personnes. Il n'y pas de condition d'âge, ni de diplôme, ni de lieu pour s'y inscrire. Ce rêve existe : il s'appelle le MOOC (Massive Open Online Course). Ce dispositif de formation en ligne est parfois présenté comme l'avenir de la formation. Fin novembre 2014, démarrait un MOOC francophone, ITyPA. Je suis monté dans le train pour vivre ma première expérience de MOOCeur.
ITyquoi ?
Une expérience qu'il était difficile de regretter puisque, comme la plupart des MOOC, l'inscription était gratuite. Ce MOOC s'appelait donc ITyPA, un acronyme pour Internet, Tout y est pour Apprendre. Pour résumer, l'objectif de la formation était de nous expliquer comment on peut apprendre à l'heure du numérique. Ci-dessous, la vidéo alléchante qui m'a convaincu de m'inscrire :
Le MOOC durait neuf semaines (10 octobre-11 décembre 2014) et requérait, selon les organisateurs, au moins 1h30 de travail hebdomadaire pour l'apprenant. Le principe d'ITyPA était assez déroutant :
"ITyPA n’est pas un cours classique où l’enseignant
vous dit ce que vous devez lire, les exercices que vous devez faire,
avant telle date [...] Chaque membre d’ITyPA est à la fois consommateur,
producteur, apprenant des et avec les autres, enseignant-accompagnant
d’autres membres, observateur actif" (présentation de Itypa par les organisateurs).
L'apprentissage se ferait en échangeant avec les pairs, c'est-à-dire principalement entre les participants. Chacun poserait des questions, partagerait des ressources qu'il aurait trouvé sur le web, aiderait les moins avertis que lui. Aucune évaluation ne concluait la formation ; chacun se fixait ses propres objectifs d'apprentissage. Ni dieu, ni maître (autre que soi-même), bref la liberté.
Derrière la promesse, la réalité
Il semble que cette liberté ait favorisé l'envol des oiseaux. Au départ, nous étions environ 850 inscrits mais très rapidement, le nombre de participants a fondu comme neige au soleil. Seuls 352 ont suivi le premier "cours" (soit environ 40%). Neuf semaines plus tard, donc à la fin, nous n'étions plus que 42 personnes (5%). En conséquence, je n'ai plus retrouvé des personnes avec qui j'avais pris contact au début. A l'inverse, cette diminution des participants facilite les échanges car on se retrouve, au fil des semaines, entre habitués. Pour autant, j'ai rarement trouvé de la matière dans les échanges sur le forum du MOOC ou sur la communauté sur Twitter. Autrement dit, cet aspect connectiviste (se connecter aux autres pour
apprendre), au demeurant séduisant, n'a pas très bien
fonctionné. Globalement, la mayonnaise n'a pas pris. Mais j'en suis sûrement le principal responsable.
En conséquence, je me suis consacré aux "cours" proposés par les organisateurs. Autrement dit, je revenais à l'approche traditionnelle de l'apprentissage : lire un contenu structuré et rédigé par des connaisseurs. Chaque semaine, les organisateurs proposaient la présentation d'une thématique (recherche sur le web, veiller, partager...) sur une plate-forme. Ce contenu renvoyait vers des articles de blogs ou des vidéos. J'ai beaucoup butiné dans cette masse d'information, dépassant du coup assez largement l'investissement minimal en temps préconisé avant le début du Mooc (au moins 1h30 par semaine). J'ai aussi suivi les visio-conférences hebdomadaires avec des "experts" de la thématique.
Un "cours" sur la plate-forme du MOOC ITyPA
Au final, quelques idées, méthodes ou outils glanés dans ces explorations cyber-spatiales, la découverte de professionnels aux idées enthousiasmantes mais pas de quoi démarrer ma révolution. J'ai le sentiment d'avoir peu appris, non pas à cause de la médiocrité de l'enseignement, mais sûrement parce que mon niveau était avancé. Mon travail de médiateur numérique à la médiathèque et mes activités extra-professionnelles m'avaient fait beaucoup réfléchir sur certains sujets et expérimenté de nombreux outils ou activités.
Les MOOC, on s'en moque ?
En fin de compte, est-ce tant au niveau des savoir-faire que le bénéfice d'Itypa se mesure : apprendre à mieux rechercher avec Google, mieux utiliser Twitter, savoir créer un document collaboratif... En fait, j'ai l'impression d'avoir pris du recul par rapport à mon activité d'internaute. J'ai assimilé quelques principes qui me serviront toute ma vie de "connecté" :
L'importance d'avoir un réseau avec qui partager ses passions, ses questions ou ses problèmes (les réseaux sociaux, notamment Twitter, démultiplient les possibilités de contacts).
La nécessité (voire le devoir) de publier ses réflexions, ses productions (articles, tableaux interactif, carte heuristique...). C'est d'ailleurs la raison d'être de cet article :)
Les bienfaits de la collaboration dans la production des savoirs
Le formidable outil qu'est Internet pour exercer sa citoyenneté.
Un exemple de réalisation par un apprenant, Denis Gérard, sur ItyPa : une carte heuristique sur son processus d'apprentissage
Je ne vous en dévoile pas plus car peut-être serez-vous le prochain passager du train ITyPA. En effet, les organisateurs prévoient une nouvelle édition en 2015 ou 2016. De mon côté, je vais chercher un autre Mooc à expérimenter.
Ces derniers temps, la mythique collection ado de l’école
des loisirs « Médium » se fait une deuxième jeunesse. Vous ne vous
souvenez pas de quoi il s’agit ? Mais si, rappelez-vous…
Enfin voilà, en grand format et avec une couverture
illustrée par de superbes photographies, elle donne tout de même envie cette
petite collection et c’est tant mieux car l’école des loisirs a toujours une
production éditoriale de qualité. J’y ai trouvé une grande partie de mes coups
de cœurs de ses derniers mois.
Tous les héros s’appellent Phénix de Nastasia RUGANI
Phénix vit avec sa petite sœur Sacha, adorable surdouée
depuis que leur père à quitter le foyer quelques mois plus tôt. Cette jeune
fille de dix-sept ans a des difficultés à s’entendre avec sa mère Erika, qui ne
rentre que le week-end. Un soir, le séduisant professeur d’anglais de Phénix
raccompagne les deux sœurs chez elles. Drôle, délicat, il se rend rapidement
indispensable dans la vie de celles-ci comme de leur mère, qu’il séduit. Phénix
va vite déchanter, subissant les violences de celui qu’elle nomme « le parâtre
» tout en tentant de protéger Sacha. C’est un roman poignant sur l’amour
fraternel, avec des personnages terriblement attachants. Malgré la noirceur et
la tension de la deuxième partie du roman, l’ensemble reste très agréable lire,
grâce à l’humour des deux sœurs et leur joie de vivre. À partir de 14 ans
Mon favori étant :
Dreambox de N.M.
ZIMMERMANN
Jeffrey est un petit garçon qui vit aux Etats unis en 1979.
Depuis quelques temps, il voit les ombres, des formes fantasmagoriques que lui
seul semble voir. Elles provoquent chez lui d’horribles cauchemars la nuit et
Jeffrey ne les supporte plus. Plus le temps passe et plus les ombres
influencent la vie de Jeffrey. Son père, vétéran du Vietnam, n’est plus le
même, de plus en plus colérique, de plus en plus violent. Sa mère perd la
raison. Personne ne semble s’apercevoir de la terreur de Jeffrey. Même son
chiense transforme peu à peu en animal
psychopathe. Mais le petit garçon n'est pas seul. Un jour, un homme vient à sa
rencontre et lui donne la solution à son problème : la Dream box. On suit
Jeffrey depuis son enfance à l'âge adulte. Le livre est découpé en trois
parties, chacune du point de vue d'un personnage différent. La 1ere partie est
la plus sombre, avec une atmosphère terrifiante et des passages très violents.
L'arrivée d'un personnagelumineux,
Theresa, va alléger la tension sans perdre le suspense qui tiendra le lecteur
jusqu'au dénouement final. Un roman à partir de 15 ans, mais pas avant !
On peut aussi noter
la nouvelle édition, 20 ans après, d’un titre phare de la
collection, « Le passeur » de Lois Lowry à l’occasion de la sortie au
cinéma de son adaptation. "Un nouveau look pour une nouvelle vie " ?