de Mondrian, de la typographie et de l'art du livre Les Éditions Taschen viennent de republier une étonnante version anglaise des Éléments d'Euclide initialement parue en 1847 et qui est l'œuvre d'Oliver Byrne (1810-1880), ingénieur irlandais, lequel interprète sous forme de diagrammes et de symboles en couleur les axiomes et théorèmes du mathématicien grec.
A réclamer avec insistance auprès des collègues de la section adultes. En attendant de le tenir en main vous pouvez déjà le feuilleter en ligne !
[Réf : The First Six Books of the Elements of Euclid... / by Oliver Byrne ; avec un essai (en français) de Werner Oechslin.- Paris : Taschen, 2010.- 2 vol. sous coffret, 396 p. ; 23.5 cm. - 39,99 € - ISBN: 978-3-8365-1775-1 - Edition multilingue: Allemand, Anglais, Français]
La fin du mois d'août à la médiathèque c'est la fin de certaines petites choses : les horaires d'été, la présence de nos vacataires - très petites abeilles industrieuses cette année - les déménagements des rayonnages, la remise en état des collections, le rangement de nos bureaux... L'arrivée de septembre marque le temps du renouveau. Sur le blog aussi, chers lecteurs, vous allez profiter de renouveau.
Après intense cogitation, le tandem du multimédia - je vois mon collègue Laurent arborer un sourire jusqu'aux oreilles
vous présente la nouvelle version des listes de nouveautés du mois au rayon 'Musique' et 'Cinéma'. A vous de tester et n'hésitez pas à nous faire parvenir vos critiques constructives.
Tout se passe à la souris, un clic pour tourner la page, un clic pour zoomer, attention il est sensible le zoom- un clic pour passer en plein écran, un clic pour couper le son ou u contraire l'activer, un clic pour télécharger le fichier et un autre pour l'imprimer, après réflexion et seulement si vous estimez que l'opération est ABSOLUMENT nécessaire.
« Un livre blanc » de Philippe Vasset chez Fayard était déclassé. Il n’était pas à sa place dans les rayonnages de la médiathèque. Il était dans un espace blanc en quelque sorte, perdu pour les lecteurs. En été, les bibliothécaires reclassent et il a refait surface.
Le livre est de 2007. Philippe Vasset parcourt la capitale à la recherche de lieux qui n’existent pas sur la carte de la région parisienne. Il y découvre des ruines, des cérémonies étranges, des personnages d’ordinaire invisibles, un envers de décor, un monde parallèle.
Un site blanc http://www.unsiteblanc.com est la base de donnée du travail de l’Atelier de Géographie Parallèle (AGP) sur les zones blanches des cartes, travail développé à partir d’«Un livre blanc». Philippe Vasset a co-fondé l’AGP avec les plasticiens Xavier Courteix et Xavier Bismuth. Le groupe signe toutes ses réalisations collectivement. Un site blanc agrège toutes les tentatives de représentations de ce qui apparaît sur les points aveugle de la carte 2314 OT de l’Institut Géographique National. Ces représentations peuvent prendre la forme de photographies, de récit, de vidéos ou bien d’esquisses réalisé en marchant sur une zone blanches avec un GPS puis en projetant la trace obtenue sur un support.
« Malgré la couverture satellite permanente et le maillage des caméras de surveillance, nous ne connaissons rien du monde. » Dernière phrase de « Un livre blanc »
Plutôt rassurant.
Dernier ouvrage paru « Journal intime d'un marchand de canons » 2009.
Certains mercredis, des conteurs, surtout des conteuses se réunissent dans un territoire identifié (Zone en terme didactique) de la médiathèque de Lisieux. L'espace fait partie de la médiathèque, il n'est pas en banlieue ou à la ceinture de l'établissement (Zone par extension) et les conteurs et conteuses installent un grand désordre ou bazar (Zone en langage familier) dans les têtes des enfants et des adultes présents.
Pas de désenfumage, pourtant des sorcières allument des feux d'enfer, les dragons soupirent en fumant des narines, les esprits s'échappent par tous les interstices possibles, le diable est invité, mais la magie opère.
Pour ceux qui piaffent en attendant le retour de l'automne... et des histoires, il y aura du conte le 6 octobre à 10h et 15h, le 17 novembre, le 8 décembre aux mêmes horaires avec l'association Contes Vallée d'Auge. Le 27 octobre, c'est la conteuse Marie Lemoine qui nous chatouillera les oreilles.
Désenfumage zone conte. 3 mots qui cohabitent pour la sécurité des lecteurs de la médiathèque.
Mais on peut jouer avec les mots, ce n'est pas dangereux.
Et voilà aujourd'hui c'est notre dernier jour à la médiathèque !!! Et c'est aussi l'occasion de revenir sur cette expérience. Nous, ce sont les deux vacataires ayant eu la chance d'être employés ici durant 6 semaines pour les congés d'été. La médiathèque en été c'est une atmosphère un peu particulière : jours d'ouverture et horaires aménagés, activités spécifiques, public moins important… le tout sur fond de ciel bleu et de température caniculaire, version Normandie! La période estivale permet au personnel de préparer des projets importants pour l'année suivante notamment au niveau des animations, des expositions. Cette période permet également de faire un état des lieux des collections, de faire les bilans, le désherbage… Voilà ce qui se passe les jours de fermetures, le tout pour améliorer l'accueil et l'offre faite au public. (et éviter que la bibliothèque ne devienne comme sur la photo ci-contre)
Notre rôle à nous les vacataires a été durant ces 6 semaines d'assurer les permanences à l'accueil et dans les sections afin de pouvoir renseigner les gens et aussi de faire le rangement car il faut bien que cela se fasse. En tout cas ce fut vraiment un travail sympa. Et nous tenons à remercier toute l'équipe pour son accueil ; ce fut un plaisir de travailler avec chacun d'eux pendant ces 6 semaines. L'ambiance chaleureuse à largement compenser les caprices du ciel… Merci à tous ! Emmanuelle, Sylvain.
Lors des bibliothèques de rue sur les quartiers de Lisieux, je croise des publics C.A.D.A. « Les Centres d’Accueil des Demandeurs d’Asile (CADA) ont été spécialement conçus pour les demandeurs d’asile primo arrivants n’ayant aucune possibilité de logement et sans ressources suffisantes, afin de leur offrir une prise en charge pendant la procédure OFPRA ou CRR devenue fin 2007 "Cour Nationale du Droit d'Asile". » http://www.aptm.org/CADA.html Ils sont tamouls ou tchétchènes. Ils vivent aux Jacinthes ou aux Lilas. Les enfants apprennent très vite notre langue, les adultes ont plus de difficultés. Les voisins ne sont pas avares de propos parfois désobligeants. Peut-on imaginer leurs parcours ? Sur les étagères de l’espace adulte j’ai trouvé le roman « L’ange de Grozny » d’Asne Seierstad. Elle est journaliste norvégienne, le roman est le récit de ses voyages en Tchétchénie (1995-1999-2006) , un des pays les plus dangereux du monde. « C’est un récit de la folie, de la misère et de la perte ; perte de la patrie, de la famille et de la langue. L’ange de Grozny, c’est Hadizat, une Tchétchène qui recueille les orphelins de la capitale et leur offre le gîte, la nourriture, et tout l’amour nécessaire pour panser les plaies béantes de leur vie. D’une jeune femme violée et emmurée dans le silence, au jeune garçon échappé de l’emprise de son oncle tortionnaire qui tue des chiens errants, Seierstad raconte à distance de bras en partageant leur quotidien et en glissant adroitement entre leurs éclats des fragments de la grande Histoire. Elle nous aide à mieux comprendre ce pays de montagnes, et ce peuple qui a été déporté par Staline, envahit par Eltsine et qui est maintenant asservi par Poutine. » http://www.alternatives.ca Je glisse le livre dans mes caisses de bibliothèque de rue, je prends aussi « Le libraire de Kaboul » du même auteur et j’essaie de les prêter aux voisins de palier... Parce que les bibliothèques de rue c'est aussi pour les adultes.
Une série de vidéos mises en ligne sur le web permet de comprendre les débuts de la micro-informatique dans les années 70 et 80. Qui a créé le premier micro-ordinateur ? Comment Bill Gates, le fondateur de Microsoft, a construit sa formidable ascension ? Quel fut le rôle d’Apple ? Une histoire riche en innovations, en éclairs de génie, en esprits visionnaires mais aussi en échecs.
Trop techniques, trop précis, contradictoires, voilà comment je définirais les livres ou les sites web consacrés à l’histoire de l’informatique. Bref, rien de bon. Heureusement, j’ai découvert sur cette page un documentaire vidéo. Tout est alors devenu plus clair pour moi. Au bout de 2h30 de visionnage (ça passe très vite), j’ai compris les débuts de la micro-informatique, autrement dit la période où l’ordinateur individuel est entré dans les bureaux et dans les maisons. Je regrette que le site n’indique pas la source de ce film sorti en 1996. Alors rendons à César ce qui revient à César : d’après le générique de fin, le journaliste américain Robert X. Cringely est l’auteur et le présentateur du documentaire. Le site montre la version francophone, renommée « les cinglés de l’informatique ».
Donc faut-il être fou pour faire de l’informatique ? Non bien sûr. Mais les pionniers l’étaient-ils ? On peut se le demander quand on en voit certains raconter avec nostalgie les journées et les nuits passées à écrire des lignes de codes en mangeant des pizzas et buvant du cola. Puis on en a la confirmation quand on en voit d’autres s’amuser sur une vieille machine : elle s’appelle l’ALTAÏR (photo ci-contre). Elle est considérée comme le premier micro-ordinateur commercialisé. C’était en 1975. Elle ne possède pas de souris (bon, ça va), pas de clavier (ça se gâte), pas d’écran (gloups !). Ca me rappelle l’ampèremètre que j’utilisais au lycée en cours de physique. Les heureux propriétaires de la machine nous font une démonstration : il abaisse et monte neuf interrupteurs ; quatre voyants lumineux se mettent à s’allumer. Fierté dans la pièce. La machine vient de calculer devant nos yeux 2+2.
Deux figures reviennent régulièrement dans le documentaire : Bill Gates et Steve Jobs (photo ci-contre, dans ces vertes années). L’un a fondé Microsoft, éditeur de logiciels ; l’autre Apple, fabricant d’ordinateurs. Tous deux sont aujourd’hui milliardaires. Des cinglés eux aussi ? Disons plutôt des visionnaires très habiles. Steve Jobs a compris qu’avec le micro-ordinateur, un nouveau marché émergeait. Son but : rendre le produit populaire pour en vendre des millions. Quant à Bill Gates, il a saisi que l’informatique ne se limitait pas à la production d’ordinateurs. Il fallait également concevoir ce qui les faisait tourner. Il développa donc des programmes.
En suivant le destin des pionniers de l’informatique, on se rend compte que pour réussir, il ne suffit pas de concevoir le meilleur produit ou d’être le plus innovateur. L’histoire de Microsoft et d’Apple prouve même plutôt le contraire. Ces sociétés ont parfois créé des produits médiocres (je pense par exemple aux premières versions de Windows) et ont repris les idées d’autres entreprises ou d’autres bidouilleurs informatiques. Avec son habituel sens de la démesure, le patron d’Apple s’en justifie avec cette citation de Picasso : « les bons artistes imitent ; les génies s’approprient ». A méditer…
Le documentaire vaut pour sa narration dynamique et bien conduite. J’ai également apprécié la présentation didactique sans être infantile et l’autodérision du journaliste. Les non-spécialistes apprécieront l’absence de jargon. Pour mieux vous en rendre compte, regardez la première vidéo : elle ne dure que 10 mn.