mercredi 30 juin 2010

"En voiture Simone !"

Simone Louise des Forest -(de son nom complet Simone Louise de Pinet de Borde des Forest)- était un célèbre pilote automobile (que personnellement je ne connais absolument pas !)
Née à Royan en 1910, elle passe son permis de conduire dès 1929, faisant d'elle une des premières françaises à avoir eu son permis .

Elle entame une carrière de pilote automobile professionnel, bousculant les préjugés de l'époque, et participe à de nombreuses courses et à des rallyes jusqu'en 1957, sans avoir eu le moindre accident au cours de sa carrière.

Elle fut aussi l'une des premières femmes à ouvrir une auto-école en 1950.

Admirée des plus grands, elle se consacre ensuite à l'aviation civile.

Son nom reste associé à la célèbre expression "En voiture Simone !"
Expression tronquée avec le temps car la phrase complète était : "En voiture Simone, c'est toi qui conduis, c'est moi qui klaxonne !"


Souvenez-vous d'Intervilles, émission de l'ORTF animée par Guy Lux et Léon Zitrone.
Une troisième personne était chargée d'arbitrer les deux parties : Simone Garnier.

Par analogie avec Simone Louise des Forest, Guy Lux lança un jour la réplique "cri de guerre" que l'on entend toujours aujourd'hui quelque soit notre prénom !

Lu dans le numéro de juin de la revue "Mieux Voir" disponible en salle adulte.

mardi 29 juin 2010

Des livres par milliers....

A donner le vertige !
C'est .





samedi 26 juin 2010

L'impressionnisme dans les livres

La Médiathèque s'associe au Festival Normandie impressionniste avec des collections réactualisées.


Parmi les nouveautés :


Les impressionnistes et leur temps de François Mathey, ed. Hazan

Ce guide est une invitation au voyage, une promenade hors du temps, l'occasion de découvrir, par la confrontation des toiles et des photographies, la réalité des paysages d'autrefois : Paris, mais aussi Giverny, Auvers-sur-Oise, Dieppe, Trouville....









Catalogue de l'exposition du musée des impressionnistes de Giverny.

Une soixantaine d'œuvres impressionnistes, postimpressionnistes et fauves de collections publiques illustrant la fréquentation des rives de la Seine par des artistes comme Manet, Renoir, Monet, Pissarro, Sisley, Caillebotte ou Guillaumin.







Plein Air
de Stéphanie Grégoire, ed. Hazan

Etudie l'influence chez les peintres impressionnistes des sujets contemporains comme le chemin de fer, les guinguettes du bord de l'eau, les sports de plein air, etc. ainsi que leur technique picturale : cadrage, composition, couleur. Enfin, ce document présente les lieux qui les ont inspirés comme la vallée de la Seine, la Manche et la Provence.






Les impressionnistes et la politique de Philip Nord, ed. Tallandier

Il est question de l'évolution de l'impressionnisme, depuis ses débuts au Second Empire jusqu'à son déclin à la fin du 19ème siècle est étudiée dans son contexte socio-économique. L'auteur décrit les opinions et les engagements des peintres impres
sionnistes et leur évolution tout au long de leur carrière, de Monet à Renoir ou Pissarro en passant par Degas et Cézanne.









Ce guide de Jean-Paul et Anne Crespelle (ed. Hazan) permet de retrouver les traces, lieux de villégiature et auberges fréquentés par les impressionnistes, ainsi que les sites qu'ils ont peints, du Havre à Dieppe en passant par Rouen et Honfleur.












Bibliographie complète disponible dans l'espace Adultes

vendredi 25 juin 2010

Une matinée au musée



Mardi 15 juin. Musée d'Art et d'Histoire de Lisieux.

C'est une matinée hors du commun pour l'équipe de la médiathèque, qui a répondu présent à l'invitation d'une visite guidée de l'exposition "Léon Riesener 1808-1878 : du Romantisme à l'Impressionnisme", développée ici.

L'artiste.

Un accueil chaleureux suivi des commentaires passionnés du conservateur M. Jean Bergeret nous ont accompagnés tout du long.
Des salles aux murs lumineux blanchis pour l'événement, avec des dispositifs d'éclairages ponctuels de formes et d'intensités variées participent à une véritable scénographie, le pendant étant la mise à l'ombre de certaines oeuvres ou documents.
Rien de tel qu'une lumière en halo pour révéler la réussite d'une carnation ou du glacis d'un fond.


Notre guide.

On y apprend qu'être présent à un Salon d'artistes n'était déterminant pour la vente d'oeuvres que si les tableaux y figuraient à la bonne hauteur d'accroche.
Et puis mon sang de féministe n'a fait qu'un tour en comprenant que seules les femmes artistes célibataires y avaient une place : mariées, elles devaient céder leur droit de créer à celui de procréer !

D'une salle à l'autre, on réalise bien que Riesener touchait à des techniques très variées, avec une prédilection pour les pastels, des jeux d'ombres et de lumières grâce au mélange délicat de fusain et sanguine rehaussé de craie blanche. Il a peint des portraits, des paysages pré-impressionnistes avec une prédilection pour les nuages, réalisé des copies, livré des commandes de l'Etat. Il s'est même frotté à la photo en réalisant un daguerréotype de son cousin Eugène Delacroix.


Un visiteur ébaubi.

Et puis, au détour d'une salle, des commentaires créent la surprise : Riesener, serein dans sa vie personnelle et linéaire dans sa carrière artistique, fut aussi capable de non-conformisme.
Cet homme, fasciné par Rubens, n'hésitait pas à faire scandale en faisant figurer des femmes nues dans des tableaux de l'Histoire sainte.
Cet artiste, très sensible à son entourage, croquait le portrait d'une jeune paysanne rentrant de la messe ou celui d'une bohémienne (superbe !) à une époque où on ne portraiturait pas les gens simples.
De quoi rendre le personnage autrement sympathique !


Catalogue de l'exposition disponible dans l'espace adultes.
Merci à Isa pour les clichés !

jeudi 24 juin 2010

Aaaah...vos souhaits !

C'est l'été, au moins sur le papier ...

...et il arrive, lorsque le soleil parait, qu'une étrange réaction touche environ une personne sur quatre.

Regarder l'astre solaire en face fait éternuer !

On l'appelle le réflexe photo-sternutatoire. Il serait héréditaire.

Le coupable est sans doute le nerf trijumeau qui joue un rôle essentiel dans nombre d'actes involontaires.


Ce nerf crânien possède de nombreuses ramifications dont la plupart aboutissent sous la peau du crâne.



Quelques-unes s'étendent jusqu'aux yeux, où elles réagissent à des irritants comme les vapeurs d'oignons qui nous font pleurer ou la lumière vive qui fait éternuer certaines personnes.

Les pilotes de chasse américains, qui font souvent face au soleil, sont sélectionnés sur des critères de sensibilité au réflexe photo-sternutatoire.


Vous qui éternuez, abandonnez tout espoir de voler !...


Lu dans "Réponse à tout" de juin 2010.

mercredi 23 juin 2010

Reprise des ateliers d'écriture le 11 septembre avec Annie Bons


Samedi 12 juin avait lieu le dernier atelier d’écriture avant l’été, rendez-vous le samedi 11 septembre 10h à la médiathèque.


Nous avons écrit à partir de l'image jointe de René Maltete

http://rene.maltete.com/main.php

Pour ceux qui s’interrogent encore sur l’intervenante Annie et le sens des ateliers les deux textes ci-dessous sont pour eux.


Est-ce la lune noire qui agit d'une certaine façon sur moi ? Je ne sais pas à vrai dire mais j'avoue m'être réveillée tendue. Comme si, intuitivement, je sentais que j'allais recevoir une nouvelle. De ce fait, j'ai tourné toute mon attention vers l'intérêt récent que je porte à notre atelier et j'ai pu me détendre et relativiser. Voilà, l'un des bienfaits de ce genre d'activité.

Sandrine

ANNEIGE

« A petits pas menus,

la neige est revenue... » me fredonne Eusèbe.

Annie est surprenante.

Normal, c'est une conteuse!

Comme Dame Holle, elle peut, elle, faire neiger le printemps

rien qu'en secouant nos couettes à sa fenêtre de paille cernée.

Annie est magicienne.

C'est notre bonne fée; celle qui chatouille les plumes

et sussure à mots doux des idées insolites.

Elle sort les solitaires et les bernard l'hermitte de leur coquille

et rassure les timides sur leurs mots chuchotés.

Du coup, on se remplume!

Pour peu, on s'y croirait...écrivains pour une heure, ou deux, ou trois

le temps ne compte pas quand il est raconté.

Mais jamais d'écrits vains puisqu'ensemble partagés.

Les pas dans la neige, est-ce que ce sont les siens?

Je la croirais bien assez discrète pour descendre sans bruit du piédestal

où nous l'aurions volontiers mise, en toute amitié...

mais surtout pour ne pas nous risquer nous-mêmes sur l'échelle!

Discrète et puis, sans doute, trop gourmande de la vie pour s'immobiliser ainsi.

Annie a pris la poudreuse d'escampette.

Si on veut savoir où, il ne nous reste plus qu'à suivre ses pas dans la neige

et à sortir du cadre, sur la pointe des pieds.

Je parie qu'aussitôt on verra le printemps et son envolée verte qui nous prendra au nez,

tout câliné de pluie bienfaisante pour nous souffler, comme une fleur de pissenlit célèbre,

jusqu'au Paradis des mots, un brin de paille dans les cheveux.

Pacale

mardi 22 juin 2010

Lecture publique

Lecture publique le samedi 26 juin à 15h. dans l'auditorium de la médiathèque

« À la Recherche des Impressionnistes »
avec Marcel Proust
par SODIUM












Lecture d’extraits d’À la Recherche du temps perdu de Marcel Proust, par Ophélie Orecchia, de la compagnie SODIUM.

Pour le festival Normandie Impressionniste, la compagnie SODIUM a choisi Marcel Proust. Ne peut-il être considéré comme un complice artistique de l’Impressionnisme, à la fois par l’histoire et par la géographie : la fin du XIXe et la Normandie ? Tout au long de son abondante production littéraire, Proust fait constamment référence à des tableaux ou des conversations autour de ces artistes. Il alla même jusqu’à créer un personnage dans À la Recherche du temps perdu qui pourrait être un peintre de cette école. Lequel ? On ne sait, car ainsi qu’il écrit : « Cher ami, il n'y a pas de clefs pour les personnages de ce livre ; ou bien il y en a huit ou dix pour un seul." Cependant, on voit tantôt dans le nom d’Elstir, un mélange d’Helleu (impressionniste français) et de Steer (impressionniste anglais), tantôt une anagramme de Whistler aux deux premières lettres près.
SODIUM est une association de comédiens qui aiment susciter des événements littéraires. Cette compagnie a travaillé pour Paris Bibliothèques, la Maison de la Poésie, le Printemps des Poètes … Au-delà d’une démarche pédagogique de la découverte d’un livre, elle promeut la lecture à voix haute, en lui donnant une dimension spectaculaire.





Ophélie Orecchia a joué avec Michael Lonsdale, Nada Strancar, Denis Lavant, Laurent Malet, Xavier Deluc, Anne Delbée dans Shakespeare, Marivaux, Feydeau, Hofmannsthal, Artaud…. et des spectacles poétiques d’après Apollinaire, Rimbaud, Hugo, Nerval, Pessoa et René Char…