vendredi 2 mai 2008

Association cinéma Lisieux : Quel programme !!

L'Association Pour le Cinéma de Lisieux fête ses trente ans !

Pour fêter cet évènement, que l'association qualifie de "national", et on les comprend..., ils nous promettent une superbe rencontre.
Le réalisateur Jacques Doillon, sera présent, pour cet anniversaire, et pour commenter la sortie de son dernier film : Le Premier Venu, le mardi 6 mai à 20h00.
Alors tous à vos agendas, réservez dès maintenant votre soirée.



Et puis comme une bonne nouvelle arrive rarement seule, l'association nous concocte une soirée "Trente ans", le vendredi 16 mai.
Au programme : un concert, le Beka Jak Band, 3 musiciens sur scène
un film : I'm not there, de Todd Haynes, qui retrace la vie et les multiples facettes de l'inénarrable Bob Dylan.
Un film que j'ai vu au moment de sa sortie et qui est une expérience !
Un film qui fait jouer à six comédiens, dont une femme, exceptionnelle dans ce rôle : Cate Blanchett, les différents visages de Bob Dylan.

Et enfin, oui il faut bien que ça s'arrête à un moment..., le programme Art et Essai, du 6 mai au 30 juin, regroupe de très bons films :

- Le Cahier, de Hana Makhmalbaf (film iranien. Très dynamique le cinéma iranien en ce moment)

- Julia, le lumineux dernier film d'Erick Zonca, avec Tilda Swinton

- There will be blood, de Paul Thomas Anderson, avec Paul Dano et Daniel Day-Lewis (là aussi, film d'une qualilté rare !)

- Dans la vie, de Philippe Faucon

- Les Citronniers, de Eran Riklis (film français, allemand et israélien)

- Les toilettes du Pape, de Enrique Fernandez, un pur moment de bonheur que ce film uruguayen

- A bord du Darjeeling Limited, de Wes Anderson. Alors là, je ne saurai que trop vous conseiller d'aller voir ce film. Comédie déjantée, dans des décors de cartons ultra-kitsch. Un film bien plus profond qu'il n'y paraît au premier abord, sur le thème de la filiation. Une des bonnes surprises du début d'année !


- La Zona, propriété privée, de Rodrigo Pla. Un très bon film mexicain, qui nous présente les dangers d'une société hyper-protégée, qui donne une lecture désespérée de la société mexicaine aujourd'hui. A voir !

Voilà. Fin pour aujourd'hui. Bons films. Bon anniversaire à l'Association Pour le Cinéma !

mercredi 30 avril 2008

1er mai


Pour quelle raison jeudi vous resterez à la maison ou, si le temps le permet, irez-vous baguenauder ?

Petit point d'histoire : 1er mai 1886.

Les travailleurs des Etats-Unis décident d'aller jusqu'à la grève générale pour faire pression sur le patronat et le gouvernement afin d'obtenir les 8 heures de travail par jour.
Par ce beau samedi ensoleillé, les fabriques, usines, entrepôts sont désertés.
Les ouvriers de Chicago, accompagnés par leur famille, défilent par milliers dans les rues sous les yeux sidérés de la police, de l'armée et des gardes privés prêts à intervenir au moindre trouble.

Le lundi suivant, le mouvement de grève continue et beaucoup d'ouvriers se joignent aux grévistes du 1er mai, paralysant ainsi l'économie de Chicago. La violence des forces de l'ordre, contenue durant la journée du samedi, éclate devant les grilles d'une usine de machines et outils agricoles, la McCormick Harvester Works.
Les policiers tirent sur la foule, abattant six hommes.

Une manifestation est décidée pour la soirée du lendemain. Et alors que les principaux orateurs ont déjà quitté la place, 180 policiers, la matraque à la main, font irruption parmi les protestataires.

Une bombe explose au milieu des policiers qui font feu et c'est la panique.

On ne retrouva jamais le lanceur de bombe. Les représentants du mouvement ouvrier furent arrêtés, jugés et condamnés à être pendus sans aucune preuve de leur culpabilité.

Ces évènements sont à l'origine de la célébration de la Fête du Travail, seul jour chômé et payé de l'année.

En France, il est décidé lors du 8ème congrès de la CGT en septembre 1904 qu'à partir du 1er mai 1906 les ouvriers ne consentiront plus à faire plus de 8 heures par jour.
Pour préparer cette journée, la CGT entame la première grande campagne de propagande de son histoire.
Toute une argumentation est développée autour de l'idée des 8 heures : moyen pour combattre le chômage, éliminer fatigue et surmenage, développer les bibliothèques, élever le niveau culturel des travailleurs....
Ce 1er mai 1906 va être marqué par de violents affrontements avec les forces de l'ordre.
Un meeting est prévu à la Bourse du Travail mais comme tout le monde ne peut y pénétrer, c'est une manifestation de rue que la police s'efforce de disperser : il y a des charges brutales, des arrestations par centaine. On comptera deux morts.

Les patrons licencieront plus de deux mille travailleurs coupables d'avoir quitté leur travail le 1er mai.

samedi 26 avril 2008

Elise a grand succès

Le questionnaire proposé par la charmante Elise connaît un bon succès, vous êtes nombreux à y répondre sincèrement et nous vous en remercions, ô chers usagers.

Bien sûr, on suivra pour vous les tendances et le dépouillement.
Les exemplaires à remplir sont toujours disponibles à l'espace multimédia, prenez quelques minutes et votre stylo entre 2 sessions sur les PC et vos emprunts.

Où l’on apprend que le jaune est la couleur du rire des enfants.

Un ciel gris qui hésite à pleuvoir au sommet d’une colline.
Un vieil Indien « rouleur » de cigarette.
Un jeune homme défenseur de la cause indienne au Mexique et, de surcroît, fumeur de pipe.

A la vue d’un vol de toucans, le vieil homme entreprend de raconter une histoire : l’origine des couleurs… car il fût un temps lointain où le monde n’était que noir et blanc…

De nos jours, les couleurs éclairent la nuit des hommes. Et si le jaune est la couleur du rire des enfants, connaissez-vous l’origine du rouge, du brun, du vert ou du bleu ? Et que vient faire le toucan dans toute cette histoire ?

C’est une histoire brève illustrée par une artiste mexicaine.
L’histoire a des allures de fable humaniste.

C’est un album à lire pour soi, à raconter à un public (dès 7-8 ans) comme…à des copains en soirée autour d’un verre ! Pour l’avoir testé, face à un public, il est conseillé de raconter plus que de lire car si l’histoire est très belle, la tournure des phrases est parfois lourde (effet de la traduction ?).

Pour ces raisons, pour toutes celles que vous découvrirez par vous-même et –accessoirement- pour briller en soirée, un conseil : lisez et racontez cette histoire !

La grande histoire des couleurs / Marcos.

Cote JA MAR- espace Jeunesse de la Médiathèque

vendredi 25 avril 2008

Evasion vers Gwendalavir, un monde créé par Pierre Bottero

Aurélie Désannaux

Je vais vous présenter quelques livres de Pierre Bottero, auteur de livres pour la jeunesse. Ces livres n’ont pas été choisis par hasard : il s’agit de ses romans de « Fantasy ».

Tout commence en 2003 lorsque l’auteur nous emmène à Gwendalavir sur les traces d’Ewilan, jeune fille considérée comme l’Elue devant sauver les Alaviriens (habitants de Gwendalavir) dans le premier tome de ce qui sera une double trilogie : La Quête d’Ewilan, suivie par Les Mondes d’Ewilan. Ewilan y découvre son don pour le dessin, un pouvoir permettant de créer des choses, de communiquer, voire de se déplacer en passant par l’Imagination.

Pierre Bottero parvient à tenir son lecteur en haleine dans ce récit du parcours d’Ewilan et des personnes qui décident de la soutenir contre les ennemis de l’Empire. La description des paysages qu’il invente ne laisse pas non plus de marbre.

Dans ces deux premières trilogies, nous rencontrons Ellana Caldin, une marchombre. Les marchombres appartiennent à une guilde dont les membres développent une souplesse et une rapidité étonnantes, leur passion commune étant la recherche de la Liberté.

Pierre Bottero a choisi ce personnage pour écrire une troisième trilogie « alavirienne » : Le Pacte des Marchombres. En commençant le premier tome, je craignais de voir un essoufflement de l’inventivité de Pierre Bottero, mais quelle surprise ! Vivant de nouveaux voyages dans ce monde imaginaire, j’y ai également trouvé une poésie dont je n’avais fait que ressentir les prémices dans les premières trilogie : la poésie des Marchombres.

« Force lumineuse et bienveillante
Gratitude infinie pour celui qui guide
Respect ».
Ellana Caldin à Jilano Alhuïn


Les deux premiers volumes sont en effet consacrés à la formation d’Ellana auprès de Jilano Alhuïn, maître marchombre et légende parmi les siens tout comme son ami Sayanel, qui fait découvrir à Ellana ce mot particulier : Marchombre. Le deuxième volume du Pacte des Marchombres est une nouveauté à la médiathèque. Il ouvre une porte que l’on aimerait franchir… Mais il faudra attendre le volume 3 pour nous le permettre.

En attendant, je vous conseille la découverte des premiers volumes à la cote JSF BOT (espace jeunesse). Ils sont accompagnés de la trilogie L’Autre, du même auteur et dont le tome 3, intitulé La huitième porte était également une nouveauté il y a peu. Cette trilogie ouvre la porte d’un univers différent de celui de Gwendalavir, mais tout aussi magique.

Pour en savoir plus sur les personnages :
http://www.lesmondesimaginairesderageot.com/

« Le doute est une force. Une vraie et belle force. Veille simplement qu’elle te pousse toujours en avant ». Parole d’un troll à Ellana.

jeudi 24 avril 2008

Sorj Chalandon

Il arrive qu'on vous recommande un livre chaudement. Il arrive plus rarement que deux personnes, dont les avis en matière de littérature (et pas seulement !) vous intéressent particulièrement, vous recommandent, le même jour, un même livre !

Et pourtant, c'est de cette façon que je me suis retrouvée avec Mon Traître, de Sorj Chalandon, entre les mains.
Il y avait un joli moment déjà que ce livre était à la médiathèque ; il y avait un joli moment aussi que j'avais oublié qu'on l'avait !

Quelle chance j'ai, d'avoir des proches si éclairés en matière de littérature !

Je n'ai pas été déçue à la lecture de ce livre, bien au contraire.
Il y a des histoires, comme ça. A peine terminée, à peine la dernière phrase lue, on sait qu'elle va compter, qu'elle va rester ; et peut-être même plus.

Le roman de Chalandon raconte, de façon à peine romancée, une histoire intime, d'amitié et de combats, en Irlande du Nord.
Il y a Antoine, jeune luthier parisien, derrière lequel se dissimule mal l'auteur, et Tyrone Meehan, "vétéran" de la lutte armée irlandaise, le traître, derrière lequel on devine très rapidement Denis Donaldson, qui a avoué publiquement en 2005 avoir trahi sa cause depuis vingt cinq ans.
C'est parce que la douleur, le sentiment d'abandon, étaient trop forts, trop présents, que Chalandon en passe par la fiction. C'est parce qu'il voulait comprendre pourquoi son ami est devenu son traître qu'il écrit cette histoire.
On y côtoie Belfast toute entière.
Des pubs de Falls Road, aux rues sombres, des veuves, des mères de soldats emprisonnés, des amis engagés, aux soldats anglais.
On y goûte la Guiness lourde et amère. On y écoute la musique irlandaise, la "chanson du soldat", "Amhran na bhFiann".
On y rencontre une humanité combative et désespérée.

Surtout, j'ai découvert ce conflit que je ne connaissais pas, bénéfice de l'âge !
Et Chalandon nous accompagne à l'intérieur, du conflit, du "ghetto" catholique, de la prison de Long Kesh ; à l'intérieur aussi de ses reflexions, lui qui devenait "plus irlandais que les irlandais".


A peine ce livre achevé, je commençais le précédent de l'auteur, Une Promesse, Prix Médicis en 2006.

L'histoire n'a rien à voir avec l'Irlande, mais on y retrouve des personnages solidement attachés les uns aux autres, une humanité chaleureuse, et au milieu une promesse, un secret mystérieux.
C'est une belle découverte que cet auteur ; il y avait bien longtemps que je n'avais pas été emporté aussi loin à la lecture d'un livre.
Merci Sorj Chalandon, et merci Catherine pour ce conseil de lecture !


La suite de ce billet : un départ programmé pour aller voir sur place à quoi ressemble Belfast, à quoi ressemble Falls Road, pour goûter la Guiness et lire dans un jardin irlandais la poésie de Bobby Sands.

mercredi 23 avril 2008

Les moutons électriques


« Les moutons électriques » est une maison d’édition fondée le 1er juin 2004 par un groupe d’écrivains, traducteurs, graphistes et autres passionnés de littératures de l’imaginaire. Elle se trouve à Lyon. C’est une maison d’édition indépendante.

Le nom de cette maison d’édition est un clin d’œil au roman de Philipp K Dick « Blade Runner » dont tout le monde a vu le film avec Harisson Ford. La version française du roman a connu plusieurs titres : « Robot Blues », « Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? » et enfin « Blade Runner ». Voilà pour le clin d’œil. Le nom de cette maison d’édition est un hommage rendu à Philipp K Dick qui est un des meilleurs auteurs de SF ayant existé.

(En parlant de Blade Runner pour ceux qui ne l'auraient pas vu, il est disponible en DVD à la médiathèque.)

Pourquoi je vous parle des moutons électriques ?

Tout d'abord c'est ma petite soeur qui m'a permis de découvrir cette maison d'édition. Elle m'a conseillé de jetter un oeil sur leur catalogue car ils avaient publié un roman et des nouvelles d'Alan Moore, auteur que j'apprécie énormément. Ce fut pour moi l'occasion de découvrir cette petite maison d'édition que je vais maintenant vous présenter plus en détail.

Pour tous les amateurs de littérature de l’imaginaire ils sont en train de devenir une maison d’édition de référence. Ils ont tout d’abord recrée la défunte revue « Fiction ». Il s’agissait d’une revue crée en octobre 1953. Elle était éditée par les éditions Opta. 412 numéros seront publiés et elle s'éteindra en 1990.
Pour en savoir plus sur la revue fiction cliquez ici.

Les moutons électriques ont repris cette publication qui sort maintenant deux fois par an. Lien vers la présentation de la revue :

http://www.moutons-electriques.com/serie.php?s=f

Ils en sont au numéro 7. Tout amateur de SF et de littérature de l’imaginaire ne peut que craquer devant le travail fourni pour la réalisation de cette revue. Des abonnements sont possibles. Allez faire un tour sur le site Web des moutons en cliquant ici.

Deux autres collections de cet éditeur doivent retenir l’attention. Il s’agit de la bibliothèque voltaïque dans laquelle est publié « Michel Jeury » dans une magnifique anthologie. Vous y trouverez également un roman de Michaël G Coney « Péninsule », roman accompagné dans la présente édition de nouvelles de cet auteur. Pour avoir lu les deux ouvrages déjà parus dans cette collection je ne peux que vous conseiller de les commander à votre libraire car ils sont vraiment très bons. A mon sens tout amateur de SF se doit d’au moins les avoir lus. Vous les retrouverez prochainement à la médiathèque.



La collection rouge :

Déjà disponibles dans nos rayons, « les nombreuses vies de James Bond » de la collection rouge. Voici la présentation que fait l’éditeur de cette collection :

« Dirigée par A.-F. Ruaud et Xavier Mauméjean, la Bibliothèque rouge est une collection unique d’ouvrages originaux célébrant les grandes figures de la littérature populaire. Rédigés par des écrivains qui se placent parmi les meilleurs spécialistes de chacun des personnages, avec la collaboration de certains des meilleurs chercheurs en matière de littérature populaire et policière, chaque volume propose une biographie du personnage — comme s’il avait existé ! En restant au plus près des textes originaux, il est possible de reconstituer toute l’existence d’Arsène Lupin, de Sherlock Holmes, de son frère Mycroft Holmes et du bon docteur Watson, d’Hercule Poirot ou de James Bond, par exemple. Ce travail est suivi, selon les volumes, d’articles de contexte historique, d’études sur des points précis de la carrière du héros, ses particularités, son quotidien, son contexte éditorial, ses créateurs et ses adaptations dans d’autres média, d’un panorama des personnages proches, d’un essai sur un personnage important du même style, de quelques hommages et de témoignages. Chaque fois, un portrait complet ! Le tout bénéficiant d’une importante iconographie : dessins, gravures, photos, couvertures rares et publicités d’époque. »

Les moutons électriques publient aussi des romans et des nouvelles de SF :

Disponible à la médiathèque « Fournaise » de James Patrick Kelly. Présentation de l’éditeur ici.

En conclusion, « les moutons électriques » est une maison d’édition incontournable dans le paysage de la SF et des littératures de l’imaginaire. Vous pouvez d’ores et déjà découvrir certaines de leurs publications à la médiathèque. Sinon vous pouvez commander directement depuis leur site Web. Vous ferez un geste de soutien pour cette maison d’édition dont je ne peux que saluer le travail éditorial.