vendredi 31 mai 2024

Atelier d'écriture du 25 mai 2024

Le déclencheur d'écriture était ici la lecture du poème "Fujita", de Jeanne Cherhal, publié dans le recueil Couleurs primitives.


Hélène


« Fougita »

Femme inspirante
Nudité exposée
Modèle fidèle ou
Imaginaire éphémère
Poésie infinie
Regard posé
Corps osé
Intimité
... Voyeur...?
La poésie s'enfuit
La pudeur
Ce n'est pas l'éducation
C'est le besoin de protection
La peur
La femme
A-t-elle les yeux ouverts
A-t-elle le cœur offert
Cette ombre
Est si sombre
Trop noire
Pour y croire.



Camille


Déjà le réveil ?! Quelle plaie !
Je l’ai repoussé une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois, quel luxe !
Petit déjeuner au jardin ce matin
Sur la route, un sourire. Deux sourires. Plein soleil.
Est-ce que je reprends un café ? Oh non.
Le silence parle.
Au travail, ma mémoire.
Bonheur… incomparable !...

L’expérience que nous vivons ici
Ce que nous aimons
Ce qui nous fait vibrer

Qui la dégustera mieux que soi-même
Des mots en vrac
Se posant librement
Sans censure
Toujours plein de surprises

Se laisser émerveiller
Par ce qui viendra se coucher sur le papier
Se défaire d’exigences futiles
Se distraire de l’insecte qui crapahute
Fermer les yeux un instant
Déguster le printemps
Avant que le soir ne tombe la nuit
Je ne connais pas l’ennui
Je poursuis chaque jour le labour
D’un petit morceau de mes mille projets

Ici-bas tout est permis
Pour le bien comme pour le pire
Et dans nos pages aucune rêverie
Ne saurait rester prisonnière
Que de ses propres cages,
Et de toutes leurs chimères.

Je respire sans effort
Me rappelant tout le trésor
Que la vie réserve
A ceux qui la succulent et la préservent

Je respire l’instant
Celui qui ramène au présent
Au cadeau des envies
Des besoins épanouis

Je respire sans y penser
Emportée par le flot d’idées
Avant de revenir à moi-même
Là, maintenant

Maintenant je respire, en conscience,
Et cette intention est sitôt apparue
Chassée par l’insouciance
D’un grand chassé-croisé
De l’esprit et du ressenti
Un joyeux bordel ambulant
Je vous partage mon humble bazar

Où est ma boussole ?
Faut-il seulement que je me console ?
Des inévitables blessures,
Pour que mes bonheurs n’en soient que plus murs ?

Il ne nous reste que quelques minutes
Avant que la mort ne nous happe
dans son « chut » …
Alors d’ici là, tut tut !
Vis sans t’appesantir de questions,
petit papillon.

Mais ta métamorphose
Emet de ta métaphore
D’aimer ces mets offerts

N’oubliez pas de commencer
parce que ce sera court… quoi qu’il arrive
Prenez bien le temps ensuite…
Délicatement… profondément
Jusqu’à l’âme
Incitée à la paix
Invitée à l’amour

Les cinq sens dans tous les mots
mais sans équivoque
en pagaille, à l’état sauvage
En laissant infuser ce qui vient à notre cœur

Compliqué de céder la place au silence
Se bousculent des envies à l’infini
Le sablier sera écoulé

Poésie infinie
infime beauté
Touches de douceur
Notes de diverses lueurs

Tact dans l’approche
Pudeur dans la parole
Respect dans le silence

Ressenti à l’état pur
Emotions en échos
Apprécier ce que l’autre donne
Rien de plus.
Désirs de transmission
Justesse des perceptions
Peut-être rien moins que le réel
Doux, léger, qui rebondit
Au jardin des chagrins
Je cultiverai tes fruits délicieux
Chaque seconde est unique
N'est-ce pas, chrysalide ?

Viens me parler de la pluie et du beau temps
Viens que tu aies l’humeur à rire ou à pleurer
La vie n’est toujours qu’un premier jet… qu’un premier jour !



Maïlys


Il peint. Il peint et je l’observe. Je l’observe me peindre. C’est beau, un pinceau qui dépose des couleurs sur une toile. C’est beau, une main qui fait naître des formes. C’est beau, un visage concentré sur son œuvre. C’est beau, un homme qui peint. Mon homme qui peint.

Il n’y a plus rien autour, juste nous deux et un deuxième moi qui prend forme sous ses doigts. Je le laisse me façonner à sa guise. En retour, je le façonne avec mes mots.



Cathy


Arrêt sur image
Les yeux dans le cœur
Muette
Figée
Tour de sang
Touchée par la flèche de l’extase
La phrase, l’image imprimées dans la chair :
Tout à coup je vois clair.