samedi 12 avril 2008

Comme si Louis Armstrong avait joué de la trompette sur la lune… (ou un livre à lire avec les oreilles)


Si je vous dis une musique, c’est une musique légère, rythmée et colorée.
Si je vous dis un fleuve, c’est un fleuve immense et profond, si rouge qu’il fait penser à un torrent de lave.
Sur le fleuve, un radeau. Si incongru qu’on ne voyait que lui.
Sur le radeau, un piano blanc. Tout ce qu’il y a de plus blanc.
Devant le piano, un musicien. Noir. La peau noire. Les cheveux noirs. Les yeux noirs. Mais tout le reste d’une blancheur éclatante. Chapeau, dents, chaussures et smoking blancs.

« Le fleuve était rouge, le musicien noir et le piano blanc. Curieux tableau en fait. Tout ça pouvait paraître insolite, bien sûr, et en un sens, ça l’était. D’où sortait ce piano ? Que faisait cet homme, perdu au milieu du fleuve dans la splendeur du soleil et la moiteur de cette jungle atroce. Et quel était son nom ? Et sa musique ? Une musique comme ça, tellement vive et dansante dans un lieu aussi sauvage que la forêt amazonienne. Un peu comme si Louis Armstrong avait joué de la trompette sur la lune ».

C'est le début d’un superbe roman de Maxence Fermine.
C’est un livre magique : à le lire, vous y entendrez de la musique.
Amazone de Maxence Fermine ou comment la petite musique des mots (en)chante !

Ce livre sera bientôt présent à l’espace Adulte de la médiathèque : pensez à le réserver.

1 commentaire:

Akinogal a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.