samedi 14 novembre 2009

Nuages

Rien à faire. Il n'y a rien eu à faire !
L'exposition temporaire du musée André-Malraux du Havre "Les nuages... Là-bas... Les merveilleux nuages !" m'avait pourtant mis l'eau à la bouche, à commencer par le titre, tiré du poème L'Etranger de Baudelaire.
Sans doute en attendais-je trop, j'y suis allée pour me laisser porter par des nuages (magie des voyages en avion) et j'en suis ressortie comme un soufflé raté sort du four, raplapla, bien déçue et un peu désappointée de ne pas avoir saisi le sens de cette expo.

Trop de clichés - quelque deux-cents !- ; il paraît que les grands noms de la photographie sont de la partie pour immortaliser les nuages. Soit ! J'ai quand même fini le parcours au pas de course pour échapper à l'ennui qui me tannait, mais j'ai malgré tout ressenti un petit plaisir devant une vidéo toute simple projetée sur ballon de baudruche et fond sonore d'avion supersonique :




Et une de mes dernières visions, de très grande taille et aux couleurs éclatantes, kitchissime au possible puisque signée Pierre et Gilles, intitulée L'Ange blessé a sonné ma sortie du musée


Mais je ne découragerai en aucun cas ceux que l'envie taraude, ils auront déjà un panier d'informations sur ce site

L'après-midi avait bien commencé, j'avais assisté pour la première
fois au départ de la transat Jacques-Vabre.
Le Havre était une vraie fourmilière, beaucoup de liesse sur le bord de mer tant et si bien qu'il a fallu monter jusqu'au cap de la Hève pour jouir du spectacle, et quel spectacle !
Par-dessus un grillage rouillé dont l'affaissement fut fortement accentué ce jour-là, une vue unique et plongeante révélait les concurrents à droite, je veux dire au nord, dans une attente immobile,



alors que sur la gauche, je veux dire plutôt à l'ouest, les spectateurs sur l'eau - séparés des bateaux de course par un large no man's land- avaient manifestement cherché tous les moyens pour être de la fête : à part de nombreux jet skis qui trompaient leur impatience en slalomant entre des vedettes bondées, certains n'avaient pas hésité à venir à la rame !



Ce coup de transat, ce fut la surprise : le plaisir n'est pas forcément là où on l'attend. Il n'empêche que je suis curieuse de connaître le thème de la prochaine exposition dans ce musée !






vendredi 13 novembre 2009

C'est lui qui brûle les punks !!!!!!

Bonjour,

Ne vous fiez pas au titre de ce message, la rédaction de ce billet a pu être réalisée sans torturer personne ;-)
Il s'agit simplement de mettre en avant une vidéo d'un reportage de France 3 Midi-Pyrénées ou les journalistes nous présentent la maison d'édition Monsieur Toussaint Louverture.

Je vous ai déjà parlé de cette maison d'édition ici, l'intérêt de ce reportage est que vous en apprendrez un peu plus sur eux et que vous verrez Julien Campredon, (auteur du très bon recueil de nouvelles "Brûlons tous ces punks pour l'amour des elfes" d'où le titre du billet) jeune auteur très prometteur, que vous aurez le grand plaisir de découvrir à la médiathèque de Lisieux le samedi 30 janvier pour une lecture publique.




Monsieur Toussaint Louverture !
Pour découvrir les ouvrages superbes de cet éditeur toulousain, vous pouvez les emprunter à la médiathèque.
"Brûlons tous ces punks pour l'amour des elfes" de Julien Campredon : SF R CAM
" Perdus trouvés. Anthologie de littérature oubliée"843.008 VIR
"Remarquable, n'est ce pas ?" R BEN
"Temps gelé" R ACO

Les acheter sur leur site ou chez votre libraire. Leur catalogue est ici.

Mais dès maintenant retenez bien la date du 30 janvier, une lecture des textes de Julien Campredon par Julien Campredon est un évènement qu'il serait dommage que vous ratiez !

jeudi 12 novembre 2009

Paul et Hybrid énergie

Dans le cadre de l'exposition "Paul et les autres"
le samedi 14 novembre à 10h30
à la Bibliothèque de Pont l'Evêque


Rencontre avec Laurent Lecesve de l'association "Hybrid énergie"


et présentation des propositions d'activités dans le cadre du projet d'éco-domaine soutenu par la Communauté de Communes "Coeur Côte Fleurie": culture de la spiruline (algue utilisée en complément alimentaire), méthanisation du fumier de cheval pour produire de l'énergie, ferme pédagogique, etc...


Fiche d’identité de Hybrid Energies

* Création : forme associative pour l’instant. Création SARL en 2009-2010.
* Porteurs : Laurent Lecesve et Ninou Chelala.
* Activité : écodomaine produisant de l’électricité et de la spiruline.
* Puissance électrique : 200 kW.
* Effectifs : 2.
* Distinctions : 1er prix régional du développement durable (Basse Normandie), vainqueur 2009 du prix « Entreprises de l’innovation » organisé par Synergia (agglomération Caen La Mer).


Produire de la spiruline grâce aux rejets de la biométhanisation
par Olivier Barrellier | Cleantech Republic | 31.03.09

" CO2, chaleur et boues. D’aucuns penseront que les rejets de la production d’électricité par méthanisation sont encombrants. C’est sans compter sur le génie de Dame Nature : ces trois ingrédients maudits sont précisément déterminants dans le développement de la spiruline, une
micro-algue préhistorique très riche en protéines et aux vertus médicinales étonnantes.

De telles propriétés ont incité Laurent Lecesve, ingénieur arts et métiers de 29 ans, spécialiste des énergies renouvelables, et Ninou Chelala, associée au projet, à se lancer dans l’aventure Hybrid Energies. Cette structure, qui revêt aujourd’hui un statut associatif, est censée devenir à terme une véritable entreprise. Les deux porteurs de projet envisagent une mise en exploitation de leur unité de production de spiruline à partir des résidus de la biométhanisation dés 2010.

Un super-aliment à l’origine de la création de notre atmosphère La spiruline, une cyanobactérie appelée parfois « algue bleu vert », est apparue il y a plus de trois milliards d’années. Cyanobactérie ? Cela signifie que cette micro-algue réalise la photosynthèse et donc produit de l’oxygène. Certains scientifiques considèrent d’ailleurs que la spiruline est tout bonnement à l’origine de notre atmosphère.

Renfermant jusqu’à 70% de protéines, elle est considérée comme un super-aliment ou alicament. On y trouve ainsi : du bêta-carotène, des vitamines, du calcium, du phosphore, du magnésium, du fer, des oméga-6, de la chlorophylle, des oligo éléments et des minéraux. Le tout, sans calories ou presque. Un rêve de nutritionniste ! Et loin d’être un cauchemar pour le producteur dont la poudre ou les « brindilles » se vendent 100 euros le kilo.

Hybrid Energies vise une surface de bassin de 500 m2, permettant une production quotidienne
d’algue précieuse d’environ 2,5 kg. La chaleur apportée par la production d’électricité (la spiruline prolifère à 37,5°C) autorisera une activité permanente, alors que les producteurs
français, principalement installés dans le sud, ne travaillent qu’en été.
Une démarche écolo sur tous les plans « Il est utile de sélectionner avec soin la biomasse destinée à la fertilisation. Toutes n’ont pas les mêmes qualités », explique Ninou Chelala. Hybrid Energies ira ainsi s’installer au cœur du Pays d’Auge, un territoire du Calvados au sud de Deauville, afin de s’assurer une matière première de premier choix : le crottin de cheval. Il faut dire que la zone compte parmi les plus importantes densités de haras au monde ! Les digesteurs pourront bien sûr absorber d’autres types de biomasse locale : bouses de vache, coproduits de
l’industrie laitière, tontes de pelouses…

Poussant les synergies au maximum, Laurent Lecesve et Ninou Chelala souhaitent également
implanter une activité de maraîchage bio au sein de leur « écodomaine » qui, en outre,
accueillera du public. « Notre moteur n’est pas financier, nous souhaitons démontrer la
faisabilité d’un tel projet et surtout préparer un avenir meilleur. Notre écodomaine sera
donc aussi une ferme pédagogique », expliquent-ils. Il va sans dire que les bâtiments
seront écolos et que toutes les âmes de bonne volonté sont les bienvenues.

Un peu naïfs ? Peut être, mais leur projet est sacrément malin et cohérent. Pour l’heure, les deux jeunes entrepreneurs écolos cherchent des business angels.

En savoir plus sur production d’électricité par méthanisation

- Des rejets conséquents
La méthanisation, basée sur la fermentation de matières organiques dans un digesteur,
produit non seulement du méthane, on s’en doute, mais aussi 30% de CO2. Coté déchets, les
boues résiduelles appelées « digestats » sont très riches en azote, en phosphore et en potassium.

Le biogaz est ensuite brûlé dans des turbines spécialisées, dont le rendement atteint rarement plus de 30%. En clair, la production d’une quantité d’électricité donnée dégage deux fois plus d’énergie sous forme de chaleur.

- Le marché français à la traîne
En 2006, l’arrivée du tarif d’achat d’EDF, compris entre 7,5 et 12 c€/KWh, a boosté la production française, en retard face aux premiers européens. La France arrivait en cinquième
position en 2007, avec 541 GWh contre 9520 GWh pour l’Allemagne et 5299 GWh pour le Royaume Uni (source Observ’er).

[Réf. : l'article dans son contexte]

mardi 10 novembre 2009

11 Novembre

En cette veille de commémoration je vous signale deux ouvrages du fonds ancien de la Médiathèque toujours utiles à consulter (sur place) :



Feuilles bleu horizon 1914-1918 : le livre d'or des journaux du front : souvenirs, récits et documents recueillis et commentés par André Charpentier.- Paris, 1935.- 398 p. : ill. ; 32 cm


Anthologie des écrivains morts à la guerre 1914-1918 publiée par l'Association des écrivains combattants.- Amiens : Bibliothèque du Hérisson-Edgar Malfère, 1924-1926.- 5 vol. ; 21 cm.

samedi 7 novembre 2009

Au pied du mur...

Si vous vous attendez à une longue dissertation sur l'ex-mur de Berlin ou ses congénères toujours en place, je vous arrête de suite.
En fait, je vois et j'entends parler ces derniers temps de tant de briques et de béton que je sature.
D'ailleurs je connais une façon bien plus ludique d'empiler les briques : une partie de Tetris.




Qui ne connaît pas ce petit jeu vidéo ? Même mon fiston, un pur produit de la génération 'WoW et S4L forever' l'a déjà expérimenté!
Inventé en 1985 par Alexei Pajitnov, un chercheur soviétique tout ce qu'il y a de plus sérieux, Tetris est un ces jeux cultissimes parce que trop simple pour ne pas s'y accrocher, je vous renvoie à wikipedia pour l'historique - désolée Laurent.

A Tetris, le but n'est pas de gagner mais de tenir le plus longtemps possible avant d'être submergé par les Tetrimino, les fameuses pièces de 4 blocs en forme de lettre. Le tout descendant du haut de l'écran à la vitesse d'une tortue au petit puis grand galop pour mieux mettre vos nerfs à l'épreuve.


Bien sûr, de multiples déclinaisons ont vu le jour, un peu de couleur, quelques options, un graphique 3D selon les progrès des consoles Nes, Sega ou Nintendo.
Toutes ont adapté Tetris mais le principe de base est resté : faire pivoter ses briques pour mieux les empiler, supprimer les lignes au sol avant que le mur n'emplisse l'écran et surtout ruser pour obtenir LE score.
Increvable ce jeu,vous dis-je, indémodable, il est même devenu source d'inspiration pour certains designers.

Voici le robinet Tetris de l'italien Davide Vercelli



et les stickers à coller sur vos murs, on y revient toujours à ces murs.



Bref, Tetris avait du bon et en a toujours. Vous ai-je déjà parlé de l'ancêtre Pong, de Space Invaders ou de Pacman ?
Avis aux amateurs, vous pourrez trouver des échantillons de ces jeux au rayon 'cédéroms jeux vidéos' de notre espace multimédia.



Derrière Space invaders, vous pourrez trouver les nouveautés Cinéma-DVD du mois.
Derrière Pacman, se cachent les nouveautés Musique-CD du mois.


Et ici un lien vous permettra de jouer une partie de Tetris...

vendredi 6 novembre 2009

Défunte revue

Fatiguée, froissée, au bout du rouleau, je n'étais plus guère présentable et n'avais plus ma place auprès de mes compagnes. Mise au ban de ma société, je m'en allais, déchiquetée...
Triste fin de vie pour une revue tant aimée au temps de sa superbe !
Mais avant le rebut, une dernière effeuillade...et dans un sursaut, j'ai encore pu livrer quelques petites anecdotes.

Connaissez-vous, par exemple, le pays d'origine du Ketchup ? Vous serez nombreux à répondre : l'Amérique, of course ! Que nenni ! Ce sont des Anglais qui ont rapporté d'Extrème-Orient, au XVII è siècle, le ké-tsiap, sauce piquante à base de poisson et vinaigre. C'est vers 1870 que fut mis au point aux Etats Unis le Ketchup que l'on connait.


Jean-Romain et Pauline-Isabelle fondent leur pâtisserie en 1846 à Nantes. L'un se nomme Lefèvre, l'autre Utile. De leurs deux
noms naitra la marque LU.









En 1954, à la chocolaterie Delespaul-Havez, une machine se dérègle. Résultat : un très long bonbon baptisé Caram'bar.







Quelle est cette boisson inventée à Atlanta en 1886,exportée dès 1899, déclarée "fourniture de guerre" aux États-Unis en 1941 et implantée dans plus de 200 pays ? Le Coca -Cola dont la recette ne serait connue que de trois personnes.





Pietro Ferrero, pâtissier piémontais, invente en 1946 une pâte à tartiner en forme de pain, à base de cacao, huile et noisettes. Le pain se serait mis à fondre un jour de grande chaleur.
Ainsi est née la Suppercrema qui deviendra dans les années 60 le fameux Nutella.

Révolution industrielle : pour pallier le manque de temps des paysans devenus ouvriers, le minotier suisse Julius Maggi invente des farines de légumineuses et en 1908,le fabuleux bouillon Kub ! 7,5 milliards de cubes
sont vendus par an dans le monde !











Pendant des siècles, l'apéritif a désigné un produit médicinal destiné à faciliter la digestion. Macération, fermentation ou distillation étaient d'excellents moyens d'arracher aux plantes leurs vertus et de les conserver.
Puisant ses racines dans la médecine médiévales, l'apéritif désigne ce qui ouvre l'appétit (du latin aperire, ouvrir).
Du curatif au plaisir, il n'y avait qu'un pas...que nous avons allègrement sauté !
L'absinthe, connue depuis l'Antiquité pour ses vertus devient une boisson nationale vers 1860.
L'abus fit de tels ravages que le "péril vert" fut interdit ainsi que tous les alcools tirant plus de 40°.
Impossible alors de faire un bon pastis jusqu'à ce qu'une nouvelle loi en 1938 autorise un dosage à 45°.
La recette de Paul Ricard relance l'apéro...les marques s'affichent derrière les comptoirs et la consommation du jaune atteint 112 millions de litres par an !
A la vôtre !...
Récolte dans la revue "Cuisine et vins de France" feu numéro 116 de juin 2007.

jeudi 5 novembre 2009

James Ensor (1860-1949)

C'est l'exposition du moment à visiter au Musée d'Orsay à Paris jusqu'au 4 février 2010. James Ensor ce très étrange peintre belge qui passa de l'impressionnisme académique à l'expressionnisme en inventant un monde fantasmatique qui rappelle Goya et Jérôme Bosch.

Une très belle présentation animée est à consulter sur le site du MoMA qui accueillait l'exposition jusqu'en septembre dernier : http://www.moma.org/interactives/exhibitions/2009/ensor/index.html#/intro



[En consultation sur place à la Médiathèque : James Ensor, catalogue raisonné des peintures par Xavier Tricot.- Paris : Bibliothèque des Arts, 1992.- 2 vol. 720 p. ; 31 cm. (759.05)]