samedi 25 février 2017

En attendant le printemps

Deviantart :Music was my First Love by NanaPHOTOGRAPHY


Kaleo -album A/B -"vor í vaglaskógi" // Romanus Weichlein -album Encaenia musices -"Sonata V" // Piers Faccini -album I dreamed an island -"Drone" // Archive -album The false foundation - "Blue faces" // Richard Bona - album Heritage - "Eva" // Mes parrow - album Jungle comtemporaine - "Jungle comtemporaine" // Ben l'oncle soul - Under my skin - "The good life" // Tryo - album Vent debout - "Souffler" // Flavia Coelho - album Sonho real - "Cê inventa" // Martina Stoessel - album Tini - "Got me started"


Bonne écoute à tous ! Nos CD sont disponibles dans les bacs de la médiathèque.

mardi 14 février 2017

Trouver des images historiques et artistiques pour son site

Illustrer un article sur le web demande une certaine patience, surtout si on recherche des reproductions de peintures, de sculptures, de gravures... D'abord, il faut trouver une reproduction, de qualité si possible, puis vérifier les conditions d'utilisation de la photo. Un casse-tête au point qu'un auteur peut passer plus de temps à trouver la bonne illustration qu'à rédiger son brillant article. Étant régulièrement confronté à ce problème, voici les ressources dans lesquelles je pioche. La bonne nouvelle : certains sites proposent une grande liberté aux Internautes.

Gallica et Europeana : la politique contradictoire


Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF est une bonne adresse où manger : environ 190 000 images ou ensembles iconographiques devraient rassasier votre appétit. Surtout si vous avez faim de gravures. Les numérisations sont très précises autorisant les zooms, même si un dispositif technique empêche le téléchargement des images en pleine taille. Prêtez attention aux conditions : "La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source", précise cette page de leur site.

Par conséquent, je vous invite à choisir un restaurant moins regardant : Europeana. Au menu de cette bibliothèque numérique, une richesse prodigieuse puisqu'elle regroupe le fonds de Gallica mais aussi celui d'autres grandes institutions culturelles françaises et européennes (Bibliothèque municipale de Lyon, Musée national d'histoire naturelle, Archives nationales de Norvège, Deutsche Digitale Bibliothek...). Le moteur de recherche se révèle plus efficace. Surtout la politique de ce portail est très favorable aux Internautes. La plupart des images sont présentées comme relevant du domaine public et, à ce titre, vous pouvez les copier, modifier, les distribuer, même dans un but commercial et ce sans demander une quelconque permission.

Des conditions qui, paradoxalement, entrent en contradiction avec celles de Gallica. Autrement dit, vous ne pouvez pas utiliser une image sur Gallica dans votre projet commercial, sans vous acquitter de droits de reproduction. Mais si vous récupérez la même image sur Europeana (qui indexe le contenu de Gallica), vous n'avez plus de contraintes !

Du côté des musées français, peut mieux faire


En 2015, la Réunion des Musées Nationaux (RMN) offrait une vitrine sur le web à leur fabuleux trésor artistique : Images d'art. L'Internaute accédait enfin à une reproduction fidèle de tableaux aussi célèbres que la Liberté guidant le peuple de Delacroix ou le Déjeuner sur l'herbe de Manet... Fini d'utiliser les versions sombres, jaunâtres, brillantes ou tronquées dénichées sur le web. Les chefs-d’œuvre de la RMN sont téléchargeables gratuitement hors contexte commercial. Reste le regret d'avoir accès à des tailles d'image réduites : comment apprécier les détails du Sacre de l'empereur Napoléon 1er par Jean-Louis Jacques-Louis David sur des formats de 758 px de large ?


Panam aux États-Unis

La semaine dernière (7 février 2017), le Metropolitan Museum of Art (MET) a causé un séisme en ringardisant les différentes formules de ses confrères français. Les œuvres du MET tombés dans le domaine public sont passées en licence CC 0. Traduisez licence Creative Commons zéro contrainte.  Téléchargement libre de 375 000 images, pas de demande d'autorisation, ni d'obligation de la paternité. Et ce n'est pas tout : l'Internaute peut récupérer les image en haute qualité, les modifier et les utiliser pour tous ses projets, même à but commercial. Le Graal. Rien ne vous empêche d'imprimer ce portrait de la princesse de Broglie par Ingres sur des mugs et de les vendre sans reverser des royalties au MET.


Pour être honnête, ce tremblement de terre n'est qu'une réplique. Le Rijksmuseum d'Amsterdam, depuis 2012 ou la New-York Public Library, depuis 2015, diffusent une partie de leurs œuvres en haute définition et pour un usage très libre. Au rythme de 40 000 images/an, le musée néerlandais envisage de mettre en ligne les reproductions d'1 million d’œuvres ! Qui dit mieux ?

Cependant, à force de multiplier ces sites-ressources, on risque de perdre son temps à chercher la perle rare en passant de l'un à l'autre. Heureusement, la société Creative Commons vient d'élaborer un moteur de recherche qui butine plusieurs ressources, à savoir le MET, le Rijksmuseum et la New-York Public Library... Cerise sur le gâteau, d'un seul clic vous pouvez copier les crédits de l'image pour les coller dans votre blog. A ce jour, je n'ai pas trouvé mieux ! Espérons que les musées français en arrivent à adopter l'état d'esprit de Tacco Dibbits, le directeur des collections du Rijksmuseum : « Nous sommes une institution publique, donc les œuvres et les objets que nous possédons, d’une certaine manière, appartiennent à tout le monde". Cet homme a tout compris. 

Autres ressources

dimanche 12 février 2017

Atelier d'écriture du 11 février 2017




Métamorphoses

D'abord avec une sorte de cadavre exquis avec un premier mot qui évoque la métamorphose, puis on passe au voisin qui n'a pas accès au premier mot et qui poursuit avec un autre mot.... jusqu'à 6 mots ou 7... 
Ensuite, la consigne est de faire un texte avec l'ensemble de ces mots. 

En deuxième partie, description du tableau d'Andreï Khalipine. Qui est-ce? Qu'est-ce que ça nous évoque? 


Dans son lit douillet, chaque nuit,  il rêvait. Il rêvait de se métamorphoser comme les Pokemons de ses jeux. Il avait bien noté toutes les précisions qui lui permettraient de se transformer à l’infini, en cascade comme ses petits héros de cartes à jouer. Bien sûr, il lui faudrait voyager et affronter les pires dangers et même peut-être mourir pour renaitre à chaque fois, nouveau personnage immaculé, de plus en plus puissant au fil des transformations. Mais au matin, nul cri de Superpokemon ne sortait de sa bouche. Il ne restait après tout qu’un petit garçon.
Toi, tu me fais peur
Tu me mets mal à l’aise
Qu’est-ce que tu regardes ?
Qu’est-ce que tu fais ?
Qu’est-ce que tu es ?
Tes yeux sont sans chaleur
Ton visage est sans couleur
Tes petits pieds nus sont trop blancs pour être honnêtes.
Es-tu noir ? Es-tu bleu ? Et ce chapeau ridicule, tu en es fier
Ton petit flutiau est bien trop mince pour qu’une musique en sorte. Tout juste un petit filet de son mesquin. Ton regard me glace. Tu me regardes de tes yeux mornes. Est-ce du mépris ? De l’indifférence ? Tu te caches derrière une apparence. Es-tu un ? Es-tu deux ? Es-tu oiseau ? Es-tu humain ? Tu te pares de motifs, de couleurs, mais ta pâleur ne trompe personne. Tu es la mort.
D

Surprise ! Le prince est à la retraite…
Il trouve fascinant de se promener au bord de la mare
Ciel ! Elle est vide… Les roseaux penchent lamentablement et les têtards baillent la bouche grande ouverte. Alors, il poursuit sa trajectoire à travers la campagne en pleine transformation printanière. Il se retourne pour contempler le chemin parcouru, aperçoit la mare toujours vide et s’écrit « A la prochaine fois quand tu auras retrouvé ton aspect premier »

Mi-oiseau- Mi-humain
Double face- ambigu- un regard pour deux visages- l’un de profil, l’autre presque de face- le regard nous suit- un turban- oriental peut-être- un chapeau conique comme le clown blanc. Le corps est d’un oiseau bleu or et noir. Les pattes sont jambes de femmes, de danseuses ? Deux mains fines portent à la bouche d’un des visages (profil) une flute ou une herbe musicale.
Curieuse alliance de l’humain et du volatile… Nous qui rêvons si souvent sommes-nous comme l’oiseau toujours prêts à nous envoler hors de la réalité qui parfois nous pèse ? Pourtant nous restons attachés à nos semblables que nous suivons des yeux et dont nous espérons peut-être une attention, un regard bienveillant. Nous sommes lourds de tout ce qui nous rattache à la terre et pourtant toujours prêts à nous évader.
Si je devais me métamorphoser, je deviendrais une feuille volant au vent
M
Dans ce Terrarium
Ce crapaud chemine
Il scrute une chrysalide en mutation
Sera-t-elle papillon ?
Ce crapaud dine au bout
De son Terrarium quitte
A se terrer dans le sable
Il en est capable !!
Ses souvenirs de son lac le hantent
Il peut y retourner
Il en est capable !! Crapaud, papillon et moi l’humain
Si à trois, on créait les évènements
Pour changer le monde
Eh oui, ils en sont capables
Yes, we can !!

L’art est un port
Port Havre de Paix
Paix au cœur des marins
Marins brise larmes d’Amour
Amour touchant l’âme sœur
Sœur d’une sirène égarée
Égarée par des vents violents
Violents les espoirs et les rêves
Rêves de nouvelles découvertes
Découverte d’un autre monde
Monde à venir
Venir d’un horizon
Où des voiles luttent sans cesse
Cesse le vent au milieu des courants
Courant derrière toutes les voiles
Voiles navigant au gré du vent
Vent amplifiant la voilure des gréements
Gréements pérégrinant sur la houle
Houle ondulant sempiternellement
Sempiternellement des vagues d’écume
Écume se régénérant éternellement
Éternellement la mer est un recommencement
De vagues qui divaguent
Dites vagues déferlant sur des remparts
Remparts hostiles aux invasions
Invasions des grèves
Grèves emplies de vases
Vases entourées de goémons
Goémons grimpant sur des rochers
M
Ceci n’est pas une histoire pour les enfants. Sur la troisième galaxie, suite à une catastrophe nucléaire, des habitants ont embarqué à bord d’une soucoupe volante. Ils ont cheminé des années lumières, se sont reproduits tout au long du voyage et ont fini par atterrir sur une planète bleue. La porte de la soucoupe s’est ouverte et un être difforme, verdâtre, pustuleux, avec dix yeux rétractables sur le corps, des touffes de poils disséminés un peu partout, dix jambes munies de mains, un monstre en quelque sorte est apparu. Un seul, il n’y avait personne d’autre dans l’habitacle. Grâce à ses dix pattes, le monstre s’est déplacé très rapidement et est tombé nez à nez avec un animal munis d’au moins vingt pattes, deux yeux, des poils noirs et oranges sur le dos : une chenille qui grignotait tranquillement un artichaut. Aussitôt, le monstre de vert est passé à l’orange, signe d’amitié dans la troisième galaxie puis au rouge signe d’amour. Trop de temps perdu dans le voyage, il lui fallait rattraper tout ça. Mais la notion du temps devait être différente entre la planète bleue et la troisième galaxie. Quand le monstre est passé au rouge, tous ses yeux se sont rétractés, quand il les a ouverts à nouveau, sur l’artichaut il y avait un animal volant avec de grandes ailes multicolores qui butinait avec une grande trompe des fleurs violettes. Le monstre était éberlué. Où était passé son amour ? Il vira au noir couleur de colère et d’un coup goba l’animal ailé.
Un oiseau à deux têtes humaines de profil dont une joue d’un flutiau avec deux petites mains. Le regard est un peu triste. L’oiseau a un plumage raffiné. Ses ailes ont des rayures bleues, blanches jaunes noires sur le dessus, le dessous est sombre ; Son corps est bleu. Sa queue est noire et ressemble à celle des hirondelles. Il a deux petites jambes humaines, nues, très pales. Le visage est pâle également ; Les têtes portent un chapeau pointu fait d’un tissu imprimé avec les mêmes couleurs que les ailes. Le chapeau a une attache qui vient jusque sous les mentons des têtes. Un petit foulard chiffonné enserre les fronts des deux têtes. Les regards sont penchés vers la droite, les bouches sont fines avec presque une moue sur les lèvres. Douceur, pas de danse, flutiau. La musique au Moyen-Age.
Je me métamorphoserai en oiseau pour voler et chanter…
G

Atelier d'écriture du 14 janvier 2017



Ecriture autour d'une couronne

La Cour ronronne



Dentelle dorée



Vive la République



Faucille et marteau



Entre hier et demain







Galette



Crêpes Suzette



Gigot d’agneau



Boudin blanc



Dinde aux marrons



Bûche au chocolat







14 juillet : bleu blanc rouge



Drapeaux et flonsflons



Le Bal ,



Pas de danse



Cœurs en transe.



Nuit étoilée



Chaude d’été



A la vie A la mort



Pour la vie, les serments



Au petit jour…



Un torrent se perd



Les amants endormis



Sur la terre qui respire



Qui transpire.







La galette est un boomerang que je lance et qui revient.



Soucoupe volante dans l’espace, traverse les galaxies, s’enfuit.







La galette se partage. Je te la donne. Tu te caches sous la table et je ris avec toi. Surprise, trésor.







La galette revient tous les ans,



comme la lune au cours des mois.



La femme sait dans son corps les cycles qui offrent la vie, le miracle incompréhensible , imprévu, là aujourd’hui,



puis demain et là-las.







Une galette



Pour Paulette



Pas pour Minette



Des gaufrettes



Pour Colette



Pas muette



Des sucettes



Pour Louisette



Pas pour Josette.
C







Qu’est-ce que l’amour ?
Un animal qui s'accroche et qui suce
 Qu'est ce qu'un pou



C'est le soleil d’une vie
Qu'est ce que l'amour 
C'est la fin de la vie






Qu’est-ce que la mort ?



Une notion un peu abstraite où les cœurs s'embrasent






Qu’est-ce que la vie ?
Un cercle de plastique gonflé d'air
Qu'est ce qu'une bouée



C' est un mystère
Qu'est ce qu'une porte? 
C’est le regard sur soi et les autres






Qu’est-ce que la conscience ?



Un rectangle de bois sur gonds qui s'ouvre et se ferme






Qu’est-ce que le rire ?
Un fruit qui tombe en automne et se mange tout l'hiver 
Qu'est ce qu'une pomme? 



C'’est la spontanéité






Qu’est-ce que la spontanéité ?
L’époux de la reine 
Qu'est ce qu'un roi?



C’est le cœur et le corps qui s’ouvrent en même temps






Qu’est-ce que le corps ?
Un chou fleur vert et délirant
Qu'est-ce qu'un romanesco?

 C’est une enveloppe personnelle qui voyage, qui vit et qui meurt.





Qu’est ce que les vagues ?
Une musique planante avec des fleurs qui explosent
Qu'est ce que la pop? 



C'est la respiration des océans






Qu’est ce qu’un bateau ?
Une sacrée prise de tête
Qu'est ce que la politique? 



C’est une invention de l’homme pour chercher à voir l’ailleurs












Je vous souhaite



de réussir à obtenir vos papiers



- d’être aux côtés des êtres qui vous sont chers



de choisir votre vie de chaque jour



de manger à votre faim



de dormir en paix



de toucher l’impossible
 C


Couronne de galette des rois :  rois, reines, sous la table, sur la tête, dans la bouche !!

Je suis la galette
Peu importe que je sois bretonne
Normande
Marocaine
Des rois des reines
Ou des gueux
Je nourris, certes
Mais je réjouis les papilles, aussi
Cependant je n'aime pas la solitude
Je suis là pour accompagner
Une préparation salée
Des douceurs sucrées
Un café, un thé
Ou un verre de rosé
Je suis là pour accompagner
Un moment partagé
Tout au long de l'année
Traditionnelle ou novatrice
Voire végétarienne
J'aime
Qu'on me dise "je t'aime"
Si unique
Si multiple
Je fais voyager
Du présent au passé
Sur tous les continents
Et laisse imaginer
Tant de subtilités
Pour demain pour après demain
Ici ou dans le lointain
Bon appétit, si je vous réjouis.

H


Question 1 de H.- Qu'est-ce que l'écriture ?
Réponse 1 de D.- C'est une spécialité d'Annie.
Q 2 - Qu'est-ce que ma tête ?
R 2 - C'est un dimanche avec une galette en dessert.

Q 3 - Qu'est ce qu'une bousculade ?
R 3 - C'est quelque chose qui ne me vient pas en ce moment.
 Q 4 - Qu'est-ce qu'un choc ?
R 4 - C'est un moteur qui nous fait avancer, mais difficilement.
 Q 5 - Qu'est-ce que le mal ?
R 5 - C'est un moteur qui semble nous faire avancer vite, mais qui tourne à vide.

Q 6 - Qu'est-ce que le rire ?
R 6 - C'est du rien, mais même le mot "rien" c'est déjà trop.

 ... questions/réponses entre D. et H. :

Question 1 de D. - Qu'est-ce qu'un jeu d'écriture ?
Réponse 1 de H. - C'est une trace de quelques pensées qu'on a dans la tête.
 Q 2 - Qu'est-ce qu'un dimanche de janvier réussi ?
R 2 - C'est une partie de mon corps où se bousculent tant de pensées.

Q 3 - Qu'est-ce que l'inspiration ?
R 3 - C'est trop de ... trop de gens, trop de pensées qui s'entrechoquent.

Q 4 - Qu'est-ce que le doute ?
R 4 - C'est quelque chose de brutal, qui fait mal.
Q 5 - Qu'est-ce que la certitude ?
R 5 - C'est ce qui fait souffrir physiquement ou psychiquement.
 Q 6 - Qu'est-ce que le vide ?
R 6 - C'est sortir du sérieux, c'est ce qui aide à le supporter.

Je suis la galette, j'attends. Ma couronne est sur ma tête. Le roi dort. Sa couronne est posée sur un coussin de velours rouge à côté de son lit à baldaquin très haut de pied. Le roi ouvre un oeil, le soleil vient de lui déposer un de ses rayons dorés juste dessus. Ses narines frétillent. Il s'étire quand toute une armée de serviteurs, médecins, astrologues entre dans sa chambre à grand bruit de trompettes et l' arrache de son lit trop haut, le poudre, le lave, le débarrasse de ses humeurs en tout genre , l'habille, l'informe, le consulte, le briffe, l'abreuve de café, le coiffe de sa couronne. La reine arrive avec toute sa marmaille. Le plus petit porte dans ses bras la galette avec sa couronne et revendique "Je veux être le roi. Je veux être le roi" Le roi tranche la galette et le débat. Le petit est désigné pour aller sous le lit. "C'est pour qui?- Pour Henri- Pour Louis-Pour Charles- Pour Marie-Antoinette- Pour vous, mon père- Pour vous, ma mère- Pour moi" Chacun mange sa part de galette et c'est Louis qui a la fève. Le petit, trop énervé s'écrit: "Ce n'est pas moi, ce n'est pas juste, qu'on lui tranche la tête, qu'on lui tranche la tête" Le roi se dit qu'une couronne de plus sur sa tête n'aurait pas été jolie. qu'être à la tête d'une nation ou d'une famille, ce n'est pas facile. La galette ne dit plus rien, elle a perdu sa tête et sa couronne dans la bagarre. 

Je vous souhaite de la bonne galette, de retrouver les allumettes, d'avoir enfin des couettes ou une voiture qui fait pouet-pouet, de faire la fête sans avoir mal à la tête. 
G


 L D C S

Atelier d'écriture du 10 décembre 2016


Un seul texte pour ce dernier atelier de 2016.

 Impression du jour :

Le ciel m'a réjouie, dans son levant rougeoyant, nuages blancs et gris ombrant le bleu azur lumineux et profond.

- Saveur en bouche :

Avec minutie
Je l'ai cuite et mitonnée
De son ambre doré
Coupée en petits carrés
Bien séchés
Cristallisés
Enveloppés
De papier sulfurisé
Elles sont bien agencées
Dans la boîte métallisée
Pour attendre d'être partagées
A Noël à la veillée
Mais    mais    mais
Mais quel dépit
Elles ont toutes moisi
C'en est fini
Pas de bon appétit
Foutues pâtes de fruit


- en découpant des étoiles :

Découper
C'est comme colorier
C'est comme tricoter
C'est comme cuisiner
C'est comme voyager
C'est comme ...
C'est s'évader et se concentrer
C'est s'appliquer et créer
C'est jubiler de voir arriver ce qu'on avait juste imaginé prémédité
C'est passer de l'abstrait au concret
Au delà du rêver c'est s'amuser

H.

vendredi 10 février 2017

Observatoire de lecture d'albums du 20 janvier 2017 avec Christian Bruel





Le 20 janvier, nous recevions pour notre observatoire (avec le soutien de l’Association départementale Lire et Faire Lire), Christian Bruel Éditeur, écrivain, concepteur d’albums, commissaire d’expositions, auteur d’études critiques, et formateur en littérature de jeunesse (cours, conférences, séminaires). Gilles Moreau intervenant lors des observatoires et Jean Pierre Clet président de Lire et Faire Lire Calvados étaient aussi présents.

Christian Bruel nous a rappelé que tous les albums sont porteurs de sens, parfois à l’insu de leur auteur et qu’ils reflètent des problématiques de leur époque. Il nous a donc invités à nous poser des questions. Un livre doit-il  (peut-il ?) convenir à tout le monde ? Peut-on s’autoriser la paraphrase lors des lectures? Faut-il rester fidèle au texte ? Notre humeur influence-t-elle notre lecture ? Les albums contemporains nous séduisent par leurs formes et leurs différentes possibilités de lecture, mais sommes-nous vigilants sur le contenu du propos ?

Quel livre, quel âge ?
En médiathèque, les lecteurs et lectrices nous demandent des livres pour une tranche d’âge. Christian Bruel nous invite à accompagner le lecteur différemment en l’invitant à lire tous les types d’albums sans se soucier de sur la tranche d’âge recommandée ; en revanche, il nous engage à prendre en compte le point de vue sur le monde qu’il sous-tend. C’est pourquoi Christian Bruel a multiplié les exemples de  titres susceptibles de nous faire regarder autrement les albums

Les albums et la politique
Le livre est un objet culturel qui propose des représentations sociales. En tant que tel  il peut devenir un enjeu de manipulation politique. Ainsi voit-on régulièrement les hommes politiques s’attaquer à certains livres de jeunesse :  en 2014 par exemple,  Jean- François Copé s’en prenait à « Tous à poil », de Claire Franek et Marc Daniau. Livre qui était sorti dans l’indifférence général et qui, paradoxalement, a vu ses ventes s’envoler suite à cette affaire. 

La famille et la sexualité
Dans le livre jeunesse, la famille est omniprésente, modèle et finalité. « Martine petite maman » devient d’abord une maman et non une femme épanouie. Pour s’adapter au goût du jour, « Martine petite maman » s’appelle désormais « Martine garde son petit frère » (de Gilbert Delahaye et Marcel Marlier) . 




Dans « Titou et Miquette »de Gunilla Wolde, petit album de 1974, introuvable aujourd’hui, des enfants jouent, construisent une tente et se déshabillent sans pudeur, innocemment. Aujourd’hui il n’y a plus de livres où le dessinateur représente des enfants qui se déshabillent par jeu. Le corps des enfants est devenu tabou, au point que toute représentation semble suspecte. La sexualité des enfants n’est d’ailleurs pas abordée, par crainte d’être suspectée de pédophilie, voire d’inceste.



« Poule rousse », un album  subversif ?
Christian Bruel nous propose de regarder un album hyper connu « Poule rousse » de Lida et Etienne Morel, sous des jours surprenants. L’adulte qui lit à l’enfant a toujours un projet derrière la lecture. La petite poule rousse est très ordonnée. Sous-entendu, « Range ta chambre, comme la gentille poule ! ».  Dans cet album, il y a un couple de renard atypique, la renarde est élégante, le renard énervé, et chose rare dans les albums ils n’ont pas d’enfants. D’autre part, le livre propose comme dernière image la représentation d’un couple féminin. La petite poule ne reçoit pas simplement son amie mais vit avec elle, d’ailleurs elle lave du linge et son amie la tourterelle est à l’étage- sans doute dans la chambre- avec des volets où sont dessinés des cœurs. Paul Faucher, fondateur des éditions du Père Castor, décédé en 1967, ne serait peut-être pas d’accord avec cette analyse, mais relisez « Poule rousse » et posez-vous des questions. 

Le petit chaperon rouge et ses versions
Si vous contez Le Petit Chaperon Rouge, vous ne mentionnez pas aux enfants où sont les symboles sexuels. Dans la version nivernaise l’enfant se déshabille, mais pas chez Perrault où le sexe du Petit chaperon Rouge demeure indéfini jusqu’à la chute : le loup la mangea . 


Max et les Maximonstres , un livre tout en nuance
« Max et les Maximonstres » de Maurice Sendak, une histoire sur la difficulté pour un petit garçon de vivre avec sa mère. Aviez-vous remarqué que le père n’était pas présent ? Sendak disait d’un album qu’il devait être cousu longuement et qu’on ne devait plus voir les fils pour finir. Chacun construit des hypothèses de lecture. Pour Max et les Maximonstres relisez- le et comparez la tente construite par Max et celle de l’île des monstres- repérez la forme des feuilles du début de l’histoire et celle de la fin. Remarquez l’image du monstre dessinée par Max dans le vestibule d’entrée. Interrogez-vous sur la quête de Max. Que représente le taureau ?

S’autoriser à la critique face aux enfants
« Les papas » de Catherine Dolto et Colline Faure-Poirée illustré par Frédérik Mansot , livre nul selon Christian Bruel. Avez-vous déjà lu un livre à un enfant et conclu devant lui : « ce livre est nul ? ».  L’enfant n’en croit pas ses oreilles. Or, dans le cas présent, le livre est mal écrit, le propos est niais et mal servi par l’illustration. 




Un joli livre pas féministe du tout
« Louve » de Fanny Ducasse. La présentation du livre par les éditions Thierry Magnier : … Tout en sensibilité, ce premier album de Fanny Ducassé est une bulle de fraîcheur et d’optimisme qui parle avec poésie du lien entre les êtres.
Les illustrations aux tonalités chaudes, fouillées à l’extrême, semblent s’intéresser aux millions de petits riens qui font la vie. Christian Bruel s’interroge sur la représentation de la femme hystérique, qui a des difficultés à se maîtriser et s’enflamme au propre comme au figuré. Un mâle va réussir à calmer ses « embrasements». Le propos n’est pas féministe du tout. La complexité de cet album, aux yeux Christian Bruel, interroge sur l’idéologie sous-jacente de l’album. 


Une réussite avec un titre ravageur « Ma culotte »
« Ma culotte » de Alan Mets Un régal, intelligent, espiègle, du plaisir pur. L’histoire d’un loup qui projette de manger un gigot avec sa fiancée. Un agneau étonnant qui dort malgré sa condamnation à mort et qui étonnement deviendra femelle avant la fin de l’histoire. A lire les doigts de pieds en éventail comme les héros de l’histoire. 




La vie et toutes ses nuances à partager
« Remue-ménage  chez Mme K » de Wolf Erlbruch.  Livre d’un auteur allemand. Le K incarne la trilogie de la vie d’une femme : Kirchen Kinder Kitchen (église, enfants et cuisine). Les enfants sont profondément gentils ils trouvent des excuses au papa. Mme K est dépressive. Le code gris représente l’imaginaire… Un livre très riche que chacun est invité à explorer avec sa sensibilité.

 

Déraper élégamment

« Tempête » de Sandrine Bonini et Audrey Spiry image de type figurative au début de l’album puis une société qui dégénère vers du non figuratif. Album à explorer.






Une thématique jamais abordée
« L’argent » de Marie Desplechin et Emmanuelle Houdart . Le texte est critiquable, mais c’est un livre qui aborde une thématique absente des livres de jeunesse.








Les autres livres cités de Christian Bruel
« Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon » on ne naît pas petite fille, on le devient









« Les chatouilles » un livre sans texte
« Ce que mangent les maîtresses » un livre non conflictuel

« Pas facile l’amitié » Texte de Christian Bruel, images de Ingrid Egeberg Réflexion sur la fragilité, la fugacité, la complexité de l’amitié. Un pied de nez à tous les livres qui font l’éloge de l’amitié.






 

« L’heure des parents » de Christian Bruel et Nicole Claveloux sur les structures familiales en pleine évolution. Il manque dans ce livre le père célibataire. 
« Petite musique de la nuit » avec Xavier Lambours où Christian Bruel nous explique la fabrication d’un livre avec des fauves …
« Mon grand album de bébé », un faux-vrai album de bébé très astucieux.


 
«D’ici là un genre d’utopie » Christian Bruel Katy Couprie Dystopie récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur. Des livres nommés ne figurent pas sur cette liste, la journée a été très remplie et nous sommes parés à lire "autrement" et surtout à venir échanger lors des observatoires de lecture. Le prochain aura lieu le Mardi 2 mai de 9h30 à 12h avec Gilles Moreau. En attendant, bonnes lectures!