samedi 3 novembre 2018

Atelier d'écriture du 6 octobre 2018



1)    Ecrire, pour moi, c’est…

Pour moi, écrire, c’est : rêver, m’évader, me souvenir, partager, découvrir, transmettre. - Léonie
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Pour moi, c’est une bonne surprise, une joie ! Retrouver l’atelier, les personnes connues ou nouvelles, se remettre en route pour une année de partage, d’écoute, de rencontres. Merci. Cela valait la peine d’attendre.
Michèle
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Ecrire, pour moi, c’est l’évasion, s’échapper du monde réel, laisser divaguer son esprit, broder un autre monde autour d’un mot, d’une phrase…
Marie-Laurence
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Ecrire, pour moi, c’est
Pouvoir dire ce que je n’ose pas
Prendre le temps de réfléchir,
Poser les mots,
Les retourner, et découvrir un autre sens.

C’est m’amuser avec les mots
Pour leur donner du tempo
Chercher une rime
Faire travailler mon cerveau
Pour trouver le mot qu’il faut.

Aller à l’atelier d’écriture
Et rire à l’écoute des créations des copines
C’est sans jugement mais il y a certains textes qu’on attend impatiemment.
Déborah
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Ecrire, pour moi, c'est.... poser des mots sur la neige et la regarder fondre. Ecouter ce qui germait dessous, comme ces bulbes qu'on enfouit à l'automne. Se laisser doucement renaître dans la contemplation des fleurs, toujours nouvelles, toujours uniques en leur façon d'être au monde. Ecrire, c'est aller à la rencontre du vivant qui sommeille.
Pascale B.

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Ecrire pour moi c’est prendre un temps de poser des idées, de laisser gambader mon imaginaire. Un temps pour s’arrêter de courir. Un temps de partage aussi lorsque l’écriture se fait en groupe.

Avant tout, c’est un mode d’expression. Parfois indispensable quand la prise de parole s’avère difficile, ou entravée.

C’est enfin, une telle richesse d’entrer dans des univers parfois inconnus. Une façon de découvrir de nouvelles facettes de soi, des autres.

Mais c’est aussi des moments de blocage quand rien ne vient, ou bien que les mots, les phrases sont fades, sans profondeur. Ah, attention. Bérénice a bien dit : pas de jugement de son écriture. Mais oh combien c’est difficile. C’est difficile de contrecarrer le petit vélo dans la tête.

Ecrire c’est tout ça, et bien d’autres choses que j’ai à découvrir, ressentir, expérimenter. Car tout compte fait, tout moment d’écriture reste unique et éphémère car c’est une façon de vivre l’instant présent.

Nathalie

Raconter son premier souvenir d’écriture

Ma première écriture ? Mais quelle première écriture ? Celle du CP ? Avec mon père nous étions allés chez le papetier acheter une plume Sergent-Major. Hé oui ! Nous avions encore les bureaux avec encriers. Le jour J est arrivé. Je place mon porte-plume dans la rainure prévue à cet effet et j’écoute avec attention les instructions de la maitresse. Au moment de passer à la pratique, plus de porte-plume dans la rainure !!... Un camarade malveillant l’avait subtilisé. Ce fut le drame.
Celle du collège ? Chez les sœurs ? Cette première dictée de 6°. Résultat – 13. Oui ! Oui ! MOINS 13. Les braves sœurs comptaient toutes les fautes selon un barème très précis. La honte. Ce fut le drame.
Celle de cette première dictée « pour le fun » dans une salle remplie de volontaires masos ? J’ai fait 8 fautes. Je suis déçue. Je trouve ça nul. J’ai gagné. Oui, j’ai gagné le 1° prix de cette dictée. Ce fut la consolation.
Celle de ce premier atelier d’écriture à la médiathèque ? Quelle découverte. Je me souviens très précisément de ce que nous y avons fait. Et je me ressers de l’exercice auprès de mes étudiants … C’est un souvenir doux et lumineux. C’est le début d’une aventure qui dure encore. C’est l’apaisement.
Léonie

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Ma sœur, enfin celle que j'ai longtemps appelée  comme ça, a fait une action qui me déplait. L'action, l'environnement, la société, tout me déplait.
"Ce n'est pas juste, ce n'est pas juste!" hurle une voix dans ma tête.
Une tristesse et une colère montent en moi comme une bête qui m'envahit, comme un monstre qui s'empare de moi.
Alors, des mots viennent dans ma tête, ils tournent, tournent en boucle. Ils tournent, courent, se mêlent et s'agencent pour former des phrases qui tournent, tournent dans ma tête. Il faut que j'écrive tous ces mots, toutes ces phrases. Une force, une vague venue du plus profond de moi me pousse à écrire.
Mais comment faire? Je n'ai pas de chambre, je suis rarement seule dans cet appartement. Les mots, les phrases sont dans ma tête, je ne veux pas les oublier. Mais, en même temps, je dois trouver une solution pour physiquement, m'isoler des regards et que tout reste hermétiquement secret. Enfin, je peux m'éclipsais furtivement vers la salle de bain, en cachant un petit crayon et un bout de papier bien plié dans ma poche. Et là, toutes les phrases  qui tournent dans ma tête se posent fébrilement sur le papier.

Quelques années plus tard, ma stupéfaction fut totale, quand j'entendis, par hasard, une chanson "les temps changent"(reprise en français de Bob Dylan), de retrouver les mêmes phrases, les mêmes mots. Un cocktail d'émotions m'envahissait : surprise extrême, joie intense, émotions du passé liées à ce jour et fierté aussi, mêlée d'incompréhension.
Evelyne


Venir à la médiathèque, écrire pour la première fois… Aïe ! Aïe ! Aïe ! Avec mon amie nous étions bien décidées, mais… comment cela allait-il se passer ?
L’une disait : « je n’y arriverai jamais… je ne suis pas capable. »
L’autre essayait de l’encourager : « mais si, tu verras, ce sera bien. », tout en n’étant pas rassurée pour autant.
Toujours le même refrain ancré au fond de nous-mêmes : « je ne sais pas faire, je ne suis pas bonne à cela. » Et puis, première fois.
Nous voilà à pied d’œuvre. Œuvre, c’est beaucoup dire. Nous avons écrit ! Quel thème ? Je n’en sais plus rien. Quel texte ? Il doit être dans la pochette avec tous ceux qui ont suivi. Ecrire… Sortir de soi des idées, les mettre sur papier, écrire, effacer, rectifier, peu à peu ça prend forme et même si on n’est jamais tout à fait satisfait, peu à peu on progresse. On n’écrira jamais un roman, mais cela aide à se connaître mieux, à prendre confiance en soi, à exprimer ce qu’on ne dirait pas autrement. C’est un peu une libération, la reconnaissance de ce que l’on peut faire, l’accueil de soi et des autres. Alors, pourquoi ne pas continuer ?
Michèle

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Coucher sur le cahier la solitude et la tristesse pour tenter d’apaiser le chagrin.
Y écrire aussi les mots de haine, qui ne pouvaient pas être prononcés sans créer d’inguérissables blessures.
Soulager ce poids des non-dits qui écrasait ma vie.
Cette bile alimentait et alimente encore mon stylo aussi bien qu’un encrier.
Poser les mots sur le papier les empêche de pourrir dans la tête et d’aggraver le mal.
Marie-Laurence

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Alors c’est bien une question à laquelle je ne saurais répondre, j’étais bien trop petite.
Par contre, je me souviens de mes fautes, entourées d’un crayon rouge sur mes cahiers. Encore aujourd’hui cela me hante. Je voudrais écrire à l’oral pour ne pas leur laisser la possibilité d’exister.

Quant à mes premiers textes, ils m’ont surpris. Je n’aurais jamais pensé un jour que j’allais lire en public. Et parfois, parler de moi sans trouver cela impudique.

En fait, c’était pas vraiment un atelier d’écriture mais un atelier Slam, pas de quoi se laisser intimider. Alors j’ai osé, merci Yohan Leforestier. Je me suis lancée et les mots ont déboulé plus vite que je ne l’aurais jamais imaginé.
Yo, oublier qu’on écrit et raconter une histoire de tempo.

Ghislaine, toujours présente et non moins amusante. Gigi, une petite souris qui a dans ses textes de la magie, un combat à défendre, une idée à faire passer et amener l’aitre à réfléchir.

Je ne sais pas quels étaient ces premiers mots ou raconter ce qu’ils invoquent, tout comme je ne saurais parler des derniers ou imaginer une épitaphe qui pourrait me représenter.
Déborah


Le Vieux Pont et La Vitesse

La Terre est parsemée de secrets,
De parfums, de chaleurs inattendues,
Que nul ne peut apprécier parfaitement,
Tout est si complexe, si diffus parfois,
Chaque rive du fleuve
Se garde bien de décalquer les luminescences,
Les chatoiements de ses images reflets
Sur les bords de l’autre rive,
L’autre versant
Celles-ci mêlant éclats aux couleurs
Multiformes
Sillonnant une voie d’eau fébrile,
Aux teintes chaumière-rafiot-lavoir
Qui impriment leurs propres nuances
Dans l’eau ocre salie,
Vieillie par les dégueuloirs funèbres
Des grandes cités, et verdie
Par ces mousses, ces lichens
Accrochés aux remparts célestes,
Pétrifiés par le gel d’un matin opaque,
Coincés entre trois mâts et badauds,
Sous un amas de givre,
Mordant, craquelant chaque pierre,
Léchant pavés accolés aux arches
D’un pont éternel

Aujourd’hui, ivres de vitesse,
Les hommes ne puisent plus,
Dans leurs yeux,
Les reflets de ces arcades,
Majestueusement ciselées,
Finement dentelées et sculptées
Des mains d’orfèvres d’antan.
Nos yeux ne s’usent plus
A admirer les feux follets de lumière,
Puis, d’ombre, de couleurs, de nuances
Livrés au spectacle de Monde fluide
Où, dans ces iles flottantes,
S’affairent nos grands-mères à polir
Leurs mains, dans l’eau savonneuse,
Parfois fumante.

Nos silhouettes n’admirent plus
Ces bâtiments impressionnants
Pénétrant les voûtes célestes
 De briques rouillées
Par le temps dévoilant l’écume
Des eaux millénaires, franchissant
Ce gué esquissé par les hommes,
D’un bruit grave, majestueux et pesant.
Ces ilots mobiles, fatigués par les marées,
Qui les ont éreintées de leurs vaguelettes
Les débauchent vers ces ports
Où leurs compagnes les espèrent
Dans un geste furtif du mouchoir
Flottant au vent qui les ramène au Pays
Il ne faut pas que ces bateaux
Meurent au Port d’attache,
Ils ressusciteront un jour en pleine mer
Mer avec ses flux et reflux,
C’est alors que, les étoiles
De Mer pourront se mirer près de leurs coques
Imitant leurs ainées
Qui, du ciel éclairent leur nuit étoilées,
Par un fourmillement
Luminescent de beauté.

Michel






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Un souffle léger comme l'air, intérieur

Semblable au vent des dunes de sable

Des herbes hautes oscillantes

Le regard lointain, un sentiment l'accable

La mer est loin

Autour les floraisons foisonnent

Couchée dans les champs comme

L'on couche les mots sur le papier

Un air simple et entraînant

Quelque part quelqu'un l'attend



Sylvie

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Taches. Ne pas faire de taches.

L'outil est un animal rétif, l'encrier un puits sombre.

La feuille tend ses cordes de funambule sur lesquelles doivent se poser les lettres.

La main tremble, transpire un peu sous le regard adulte.

Le buvard, rose et doux, rassure.

Il est prêt à prendre en charge le trop plein.

La main s'y repose et s'apaise.



Je trempe la plume, pas trop, un peu comme un pinceau.

J'égoutte sur le bord de porcelaine.

Il va falloir franchir sans heurt l'espace du pupitre qui sépare du cahier,

poser l'acier à l'endroit juste, puis descendre bien droit et sans éclaboussure.

Ma respiration s'arrête un instant puis reprend son souffle.

Le premier bâton est tracé.

Retourner au puits inlassablement, avec toujours cette boule au ventre,

cette peur logée comme un loir au creux de soi : celle de la rature.

Le second bâton a manqué d'encre, le troisième est un peu court.

Je voudrais les aligner, semblables, mais ma main d'enfant se fatigue

et me retient dans une posture jusqu'alors inconnue.

Le banc est dur, les jambes prisonnières.

Je lève les yeux et ne vois tout autour qu'une forêt de têtes courbées.

Je regrette celle des arbres.



Il me faudra longtemps d'efforts et de dressage pour apprécier le geste d'écriture.

La liberté n'est encore qu'un point minuscule au bout d'un long tunnel.



Plus tard, le corps retrouvera cette contrainte dans la danse promise mais assujettie

aux longs exercices de barre. La peur sera moins forte, mais sera.

Celle de l'erreur, celle du jugement, celle de faillir et décevoir.

L'écriture m'aura pourtant appris ce qui donne son prix à chaque mot, à chaque geste,

à chaque parole : la prise de risque.



Pascale B.

Colette, un nom prédestiné pour être prof de français. Le lundi, il arrivait enthousiaste, il nous racontait la couleur du ciel depuis le cockpit de son petit avion. Il avait une 203, véhicule de collection aujourd’hui. A l’époque, les 203 se faisaient rares, mais elles étaient encore présentes sur les routes avec les Simca 1000, les 204, les 2CV. Un jour, il est arrivé très en retard, il avait eu un accident, sa voiture avait glissé sur la neige, s’était retournée. Il nous l’a dit, a débuté son cours puis ses mains se sont mises à trembler, trembler, trembler. Colette, profondément humain. Ils nous ouvraient des portes, nous étions des ados, pas forcément bercés dans la littérature, mais Lamartine, Verlaine, Rimbaud, Baudelaire résonnaient à nos oreilles, nous touchaient au cœur. Je me souviens des noms de tous ces profs passionnés, passionnants qui nous ont accompagnés à lire, à écrire, à écouter, je leur dis « Merci ».



Ghislaine

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La première fois que j'ai écrit j'avais 8 ans, c'était un poème pour Maman pour sa fête à l'école primaire. C'était  très agréable et je pense très beau ! D’ailleurs le maître l'a lu à haute voix devant toute la classe.



Plus tard, à chaque fois que l'on faisait des rédactions, jusqu'au collège, les miennes étaient lues à haute voix et j'avais toujours la meilleure note !



Mon imagination était fertile, j'inventais des histoires et mes professeurs étaient très dubitatifs et ne savaient pas si j'inventais ou si c'était réellement ma vie !



En fait je lisais beaucoup et je m'identifiais aux héroïnes de mes lectures : j'aurais voulu être écrivain, hélas la vie ne l'a pas permis et cela reste pour moi une énorme frustration.



Mais qui sait, il n'est peut-être pas trop tard ?



En  ce temps là  (j'avais vingt ans...) "clin d'œil au grand Charles qui vient de nous quitter" : il n'y avait pas de télé chez moi et la lecture était ma principale distraction !



J'aime écrire mais quand je m'y attelle ma vie passée me rattrape, me saute au visage et certaines choses que je croyais oubliées resurgissent et m'angoisse. Car lorsqu'on se retourne sur le passé on s'aperçoit que la vie ne nous a pas fait de cadeaux !



Pour écrire sereinement, à mon sens il faut avoir gardé une âme d'enfant ou de poète, et à mon âge (77) c'est un peu tard je crois ! Et cela me rend triste et je suis incapable d'aligner une phrase...



C'est pourquoi j'espère que cet atelier d'écriture va m'aider à me réconcilier avec les mots et aussi avec moi-même !



Christiane





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Dix ans déjà, peut-être même plus. Je ne compte plus déjà depuis longtemps. Ca me paraît tellement lointain et si proche. La discussion en amont avec celle qui m’a aidée à oser franchir le premier pas.



Aller écrire dans un atelier d’écriture avec d’autres personnes. Quel défi ! Ca faisait un petit moment déjà que ça trottait dans la tête. Et puis voilà, je rencontre cette femme, une collègue de travail qui anime des ateliers d’écriture. Sa description de l’atelier m’a donné envie. M’a donné ce petit coup de pouce qui me manquait pour OSER.



Ce fut bien laborieux, les premières fois. Car oui c’était une éternelle première fois. Pauvreté du vocabulaire. Pauvreté de l’imaginaire.



Et découverte des mondes, d’univers d’écriture tellement divers.



Je ne savais pas à l’époque que j’attraperais le virus. Que cette activité prendrait autant de place, autant d’importance. Sous diverses formes, divers contextes.



Infinitude.



Certains en font même leur métier.



Les mots sont devenus mes amis. Mais souvent ils me manquent. Vous savez ce mot que l’on cherche pour dire, exprimer au plus juste son idée, son sentiment. Alors c’est une éternelle quête. Trouver la phrases, l’ordre des mots qui vont refléter, mettre à nu ce qui se cache encore sous le crayon.



Timidité. Incertitude. Conflit.



Tout se mélange sous la plume et les directions sont multiples.



Oui, dix ans déjà et sans doute plus, et ce sentiment de la première fois persiste.



Infinitude de la recherche.



Nathalie




mardi 30 octobre 2018

Observatoire de lecture d'albums du 12 octobre 2019 à Mézidon Pays d'Auge

Nous étions 8 lecteurs et lectrices pour échanger sur les albums le vendredi 12 octobre 2018 à la Bibliothèque de Mézidon Vallée d'Auge. La rencontre autour de Gilles Moreau, a été riche de partages.
Les albums qui ont été présentés:
"L'imagier des gens" Blexbolex Chez Albin Michel 2008


Un superbe graphisme, on identifie toute une série de gens. Chaque situation est à penser. Blexbolex installe une distorsion, un imagier pour réfléchir.
Le livre a reçu le Prix 2008 du Plus beau livre du monde!







"Tourbillon"  Gianpaolo Pagni  au Seuil Jeunesse 2002 Un imagier livre-jeu artistique. Illustrations des verbes: regarder, parler, voler, dessiner… Une ouverture vers l'art.








"Oh un livre qui fait des sons" Hervé Tullet Bayard jeunesse
Un livre de Tullet interactif , l'enfant touche le livre et fait des sons. Le livre peut être aussi exploité avec des instruments de musique.








Les livres de Tullet sont à découvrir parfois avec une lampe électrique comme "Jeux d'ombres" à lire dans l'obscurité.


A lire la nuit ou sous une tente obscure, les bibliothécaires de Mézidon nous proposent "Mes rêves" de Xavier Deneux chez Tourbillon livre phosphorescent.







"Qui veut jouer avec moi" de Davide Cali chez Sarbacane Un album avec des ronds des triangles, des gribouillis, des ronds, des couleurs? Mais pas seulement, une constitution d'équipes et une réflexion sur le vivre ensemble. A lire aux 3-4 ans.







"Bonne pêche"  Dedieu au Seuil ou l'art d'aborder l'écologie auprès des petits et des plus grands. Il y a des caches qui découvrent un filet qui remonte des poissons puis des objets hétéroclites. Une ville se construit de page en page et la chute n'est pas funeste.













Un autre livre pour aborder la nature avec Thierry Dedieu "Comme un poisson dans l'eau" Carnet de curiosités de Magnus Philodolphe Pépin chez Petite plume de carotte


Un autre traitement de la nature avec "Sauvages" de Ron van Mierlo chez MeMo  illustrateur- graphiste- artiste. A partir de taches, nous sommes invités à découvrir un bestiaire. Suite à la lecture de cet album, des ateliers peuvent être mis en place pour faire à la manière de…

"La forêt enchantée" de Aina Bestard Seuil Jeunesse créatrice textile espagnole  où nous découvrons d'abord une forêt stylisée et ensuite nous sommes invités à l'explorer avec trois loupes de couleurs différentes. Apparaissent alors des insectes, des oiseaux, des lapins….  Un livre jeu graphique et poétique, 3 niveaux de lecture






Un autre livre évoqué avec une technique d'animation particulière appelé l'ombro-cinéma, "Lunaparc en pyjamarama" de Michaël Leblond et Frédérique Bertrand au Rouergue.








"Pourquoi les tortues sont-elles vertes ?" Adeline Brot-Marin et Nathalie Occhipinti
Un livre à compte d'auteur, difficile à trouver en dehors de la Touraine, mais une démarche saluée par Julie. Nathalie Ochhipinti est auxiliaire de puériculture et suite à une formation conte elle créée cette histoire de tortue. Adeline Brot-Marin est infographiste à Poitiers. Le livre a été financé grâce à une campagne de financement participatif. Une belle aventure !

"L'aviateur" de Hubert Poirot- Bourdain chez Memo où comment parler d'Antoine de Saint Exupéry aux enfants. Illustrations en bleu-noir- blanc- gris qui accompagnent magnifiquement le propos.

 "Comment tout a commencé" de Liuna Virardi chez Memo
Un livre qui aborde la science différemment. Nous nous interrogeons sur le public de ce type d'album et Julie se propose de le tester auprès de ses enfants et peut-être à la crèche.
Le propos est scientifique mais les graphismes nous laissent rêveur quant à nos origines.






"Le pot magique une aventure mathématique" Mitsumasa Anno Père Castor Flammarion
Une façon ludique d'aborder les mathématiques, qui font parties selon Mitsumasa Anno de "la partie intégrante du mystère et de la beauté de l'univers"



"La reine d'Angleterre se gratte la tête" Alice Brière-Haquet Gwénaëlle Doumont chez Frimousse
Alice Brière-Haquet a vécu en Angleterre. Elle habite la Normandie aujourd'hui. Dans "La reine d'Angleterre", il y a un peu d'impertinence à la Babette Cole, des images avec plein de détails qui font rire, un propos léger qui parle de colonisation,  de politiques planétaires, et d'animaux indésirables. Alice Brière Haquet a court-circuité le circuit classique de l'édition en utilisant le net pour mettre en ligne ses premières propositions. Une œuvre abondante à découvrir.




Un album sans texte "Le rendez-vous de Monsieur Chat" Marie Poirier Les Grandes Personnes. Des personnages de dos, un chat qui se cache dans l'image, un voyage qui nous emmène dans la ville, la campagne jusqu'à un paysage à la Douanier Rousseau.




"Mais quelle mouche l'a piqué"  Coralie Saudo et Mélanie Grandgirard chez Frimousse ou l'art d'être content, heureux, joyeux et le manifester. Un livre pour parler des papas qui viennent d'avoir un bébé. A lire aux enfants de tous les âges.









"Pour quelques gouttes d'eau " Anne Jonas Marie Desbons Le buveur d'encre De jolies illustrations, un conte traditionnel remanié très joliment avec une petite fille Zahina qui tous les jours perd un peu d'eau entre le puit et sa maison








"Le crocodile et le scorpion" de Ed et Rebecca Emberley chez Albin Michel un conte africain qui oppose deux animaux avec une cervelle comparable à un haricot sec. Une fin sans concession, à savourer avec les enfants.







Les prochains Observatoire de lecture d'albums auront lieu
à la Médiathèque de Lisieux le 18 janvier 
et à la bibliothèque de Saint Pierre sur Dives le 8 mars
de 9h30 à 12h.
Le 18 janvier, apportez vos imagiers préférés. 

lundi 30 avril 2018

Avril, avril

Photo pixabay / RyanMcGuire, Musician


Oregon -Album Lantern -"Dolomiti dance" // Jazz sous les pommiers 37e édition -Omar sosa & Seckou Keita -"Tama tama" // pretty Yende -Album Dreams -"Il dolce suono, Lucia di Lammermoor" // Camelia Cabello -Album Camelia -"Never be the same" //Louane - Album Louane - "Immobile" // Naâman - Album Beyond - "Own yourself" // Parisien, Peirani, Schaerer, Wolny - Album Out of land // Lo'jo - Album Fonetiq flowers - "Tu neiges" // Kyo - Album Dans la peau - " Dans les cordes" // Angus & Julia Stone - Album Snow - "Château" //


Bonne écoute à tous ! Nos CD sont disponibles dans les bacs de la médiathèque.

vendredi 13 avril 2018

Observatoire de lecture d'albums à Saint Pierre en Auge 20 mars 2018

22 lecteurs et lectrices pour échanger sur les albums le mardi 20 mars 2018 à la Bibliothèque de Saint Pierre en Auge.
Gilles Moreau animait la rencontre.
Les lectrices de Lire et Faire Lire de Saint Pierre en Auge étaient très représentées et Jean Pierre Clet président de l'Association Départementale nous a fait l'honneur de sa présence.
"Le taureau bleu" Coline Promeyrat Illustrations Martine Bourre Didier Jeunesse
Un coup de Cœur de Catherine bibliothécaire.Livre sur la perte d'un proche, la mort, la maltraitance. L'histoire est bien amenée, à découvrir.

Karine nous lit son album préféré "Sam & Pam" de Mo Willems - Illustrateur Jon J Muth-  Editeur Le Genevrier
L'amitié, la différence, la mort, l'acceptation






Nous évoquons les albums sur la mort que nous connaissons.
"La caresse du papillon" de Christian Volzt Edition du Rouergue
Sabine aime cet album. Des mots simples, des personnages attachants pour parler d'un sujet délicat et difficile à évoquer




"La croûte" de Charlotte Moundlic Illustration Olivier Tallec Père Castor Flammarion
Il ne s'agit pas d'un livre sur les bobos, contrairement à ce que pourrait laisser entendre le titre mais sur la mort d'une maman et d'un petit garçon qui se reconstruit doucement.


"Fusée" d' Edouard Manceau au Seuil jeunesse
un décompte 5-4-3-2-1-0. Un boum final qui peut réjouir ou poser la question "Sont-ils tous morts" comme la fusée Challenger en 1986. Heureusement, les enfants n'ont pas la connaissance de la fusée du siècle dernier qui a explosé. Mais l'adulte doit être clair avec l'histoire racontée. Est-ce un Lego qui bascule ou une histoire douloureuse évoquée?
Le livre peut servir de base à un jeu. On découpe les formes et on construit d'autres engins à faire exploser ou non...

Sophie travaille avec les tout petits mais elle n'est pas à l'aise avec "Bébés Chouettes" de Martin Waddel et Patrick Benson Edition  Ecole des loisirs. Une petite fille absorbée par l'histoire a fondu en larmes au milieu de l'histoire. Cette histoire traite de la séparation et les petits peuvent être troublés. Sophie est troublée et ne le lit pas aux enfants. Mais c'est l'avis de Sophie et Ghislaine, Colette, Annie, Gilles aiment cet album.


Sur une lecture quand un enfant est submergé par l'émotion, on accueille ses pleurs. Parfois les enfants qui rient se protègent. Quand on lit, on peut imiter les voix mais attention de ne pas trop insister sur le pathos.

"Le monstre aux mille fesses" de Capucine Mazille et Claire Ubac à la Martinière Jeunesse
 
Un livre drôle sur la fessée, le rapport à la loi, l'enfant-roi. Sophie le lit même à des CM2. Les enfants adorent. Un livre un peu ancien, à exploiter chacun avant le prochain atelier, pour échanger sur le ressenti de chacun.






"L'oiseau d'or" Solenne & Thomas Gauthier Languereau
Annie l'a choisi. Il est joli, poétique, un oiseau va chercher les couleurs. Le livre brille et c'est un atout à maitriser pour les lectures aux enfants.




"Y aura quelqu'un"Thomas Scotto chez Frimousse  Un album philosophique, deux personnages, un grand et un petit qui échangent. Le petit qui alerte, le grand qui répond à chaque fois y aura quelqu'un  jusqu'à la chute inattendue.
L'essentiel de ce livre est dans l'image, pas dans le texte.


"Mon arbre" de Ilya Green Didier Jeunesse. Une merveille autour de la naissance, la quête, se laisser porter.
C'est minimaliste dans l'écriture et l'illustration, c'est des petits riens qui en disent long.  Colette est touchée par cet album.






Ilya Green est l'auteure de "Tout autour" livre déjà évoqué dans un observatoire. Sur la mort d'une mère.
Pour lire, il faut identifier ses émotions, les maitriser pour laisser la place aux enfants.





A Saint Pierre les lectrices participent au Printemps de la poésie et portent très fort le merveilleux album d'Anne Herbauts "De quel couleur est le vent" qui traite du handicap, c’est un enfant aveugle.  Le livre n'est pas en braille,  mais tout de même un livre tactile ; on peut « toucher » la pluie, reconnaître la silhouette de l’éléphant, caresser le vernis d’une pierre, effleurer, grâce à l’embossage, l’enchevêtrement des algues marines.
"Une fourmi pas comme les autres" Tullio Corda Minedition Une fourmi qui veut se différencier des autres avec des accessoires vestimentaires.  Annie l'a lu à des enfants qui se sont perdus dans les fourmis. Le livre serait-il mal paginé,  Parfois, il faut tricher lors des lectures et voiler une page de l'album pour la compréhension des jeunes lecteurs.


"La grosse faim du P'tit bonhomme" De Pierre Delye illustration Cécile Hudrissier Didier Jeunesse
Un conte de randonnée bien paginé, bien ficelé, et très utilisé...




"Ami! Ami? " de Chris Raschka La joie de lire
Un livre tout simple, mais profond sur l'amitié et la fraternité. Et même si les amis sont différents, l'amitié c’est pour la vie…







 "Tous à poil" de Claire Franek Illustrations Marc Daniau Rouergue
 Beaucoup de bruit autour de cet album qui avait choqué le politicien Jean François Copé.
Tout le monde, sans exception, se ressemble une fois déshabillé. Sans voyeurisme mais avec une bonne dose d'humour, un album qui aborde un tabou et qui peut mettre mal à l'aise des parents. A lire avec le sourire et si le sujet ne nous embarrasse pas.

"Dictionnaire fou du corps" Katy Couprie Thierry Magnier
Un autre livre qui a fait polémique.
Le sexe, la nudité, la composition des familles sont toujours des thèmes complexes à aborder.
Pas de mot tabou dans ce « documentaire » de l'artiste Katy Couprie, le livre est publié en jeunesse mais il s’adresse à tous les publics. Le Dictionnaire fou du corps a obtenu la Pépite du livre OVNI lors du Salon du Livre et de la Presse de Montreuil en 2012.





"Mademoiselle Zazie et les femmes nues" Thierry Lenain Magali Schmilzler Editions Où sont les enfants?
Dans la rue, il y a des affiches avec des femmes nues, Zazie, ça la révolte. Un projet scolaire qui réhabilite l'enfant dans ce qu'il est. Le livre n'est pas manichéen dans le propos, il remet les enfants là où ils sont. Ce livre est un excellent outil d'échange. 

  


"Sans papiers" Rascal Cendrine Genin Illustrateur Jean-François Martin Editeur Ane Bâté
Un livre qui aborde un thème d'actualité. Un père et sa fille sont clandestins à Paris. Un livre à accompagner . Un texte , un traitement d'image tout en finesse.
Un beau matin, la police arrête ce père et son enfant. La France, pays des droits de l'Homme, pays de la liberté, de l'égalité et de la fraternité?...in Ricochet

"Véro en mai"  Pascale Bouchié Illustrateur Yvan Pommaux Editeur L'école des Loisirs
Les jeunes générations ne connaissent pas Mai 68. Un livre qui parle à ceux ou celles qui ont vécu Mai 68, avec des détails sur l'époque. Annie le lit avec ses petits-enfants et commente le propos. A chacun de ne pas envahir les enfants avec ses opinions.


 "La revue des livres pour enfants " Un document souvent interne aux bibliothèques. Certaines revues sont consultables sur le site de la BNF.
A l'intérieur, des critiques d'ouvrages et des dossiers. Pour le n° 292 le dossier concerne la politique. Des maisons d'éditions sont présentées: "La ville brûle" " Rue du Monde". Il interroge sur le rôle des bibliothèques face aux enjeux politiques d'aujourd'hui avec des expériences où la culture et la politique ne font pas toujours bon ménage.

Jean-Pierre Clet président de Lire et Faire Lire nous invite à nous documenter sur le destin rocambolesque de la Comtesse d'Aulnoye et à revoir ses contes fantastiques.



Les éditions "La ville brûle"à découvrir. Une maison d'édition militante, pour lutter contre les stéréotypes, changer le monde.


"On n'est pas si différents" Claire Cantais Sandra Kollender
"On n'est pas des poupées. Mon premier manifeste féministe" Delphine Beauvois Claire Cantais
" Ni poupées ni super-héros! Mon premier manifeste antisexiste" Delphine Beauvois Claire Cantais
"On n'est pas des moutons!" Claire Cantais Yann Fastier
"On n'est pas des super héros mon premier manuel anti-sexiste" Delphine Beauvois Claire Cantais






Les éditions Rue du monde. Les enfants d'aujourd'hui ont besoin de mieux outiller leur esprit critique et leur audace intellectuelle pour appréhender le monde, le changer tout en y construisant leur modeste chemin.Alain Serres directeur des éditions Rue du monde in La revue des livres pour enfants n°292
"Lettres ouvertes à tous les terriens Les enfants prennent la parole" Alain Serres Illustrations Laurent Corvaisier
"Ce qui nous rassemble" Noé Carlain Sandra Poirot Cherif
"Malala pour le droit des filles à l'éducation" Raphaële Frier Aurélie Fronty


Des livres que vous avez feuilleté et qui  n'ont pas été présentés.


"La déclaration" Michaël Escoffier - Stéphane Sénégas Ecole des loisirs
"Les Palsou" André Bouchard Seuil Jeunesse
"Partir Au-delà des frontières" Francesca Sanna Gallimard Jeunesse

"La présidente" Geoffroy de Pennart Ecole des loisirs
"Au panier!" Henri Meunier Nathalie Choux Rouergue
"Méditerranée" Baudoin Gallimard

" Le président du monde" Germano Zullo Albertine La Joie de Lire
" Le grand match" Fred Bernard Jean-François Martin  Albin Michel Jeunesse
"Le caillou" Dedieu Seuil Jeunesse

"Bientôt citoyen" Documentaire réédition Sylvie Baussier Bruno Heitz Casterman
" La paix. Les colombes!" Gilles Bachelet - Clothilde Delacroix.