jeudi 30 mars 2017


Printemps des poètes 2017 à la médiathèque: Afrique[s]

Ateliers poétiques des 4, 11 et 18 mars animés par Sabine

Merci aux participants dont vous pouvez lire les contributions ci-dessous :

 Texte de Léonie Chaveton d'après l'exercice suivant : choisir des mots à l’écoute de poèmes divers (Anthologies de la poésie africaine ; recueil de L.G. Damas ; œuvre poétique de Senghor ;  poèmes de Glissant ; de Tchicaya U Tam'si ; etc.) les mélanger puis constituer un poème avec ces mêmes mots dans l’ordre de leur tirage.
 
Calebasses de miséricorde

Le souffle tiède de la Terre
Me fait choisir l’hospitalité de la Vie.

La Miséricorde de la Vie,
En calebasses débordantes,
Allège le surpoids de ma vie
Et calme le feu dévorant de l’envie.

Les doigts de la Terre,
Recouverts du miel de la douceur,
Changent le sentier brûlant de l’enfer
En chemin de paradis
Protégé du cocon de la nuit.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------
Réflexion sur l'inspiration, les techniques et les conditions d'écriture et la forme définitive.

3 poèmes sur le thème imposés de l’Afrique de Sylvie Pelcat


Ô toi si belle terre

Ô toi si belle terre
Terre des ancêtres
Terre de vivants
Ce doux chant que tu entends
Amour reviens avant que tu n’enterres

Tes fléaux avec si peu d’eau
Tes animaux si beaux si chers
Tes hommes tes rivaux
Protégeons mais ne laissons
Ces vautours te détruire

Ce doux chant que tu entends
Vole dans le souffle du vent
L’oreille que tu tends
Vers l’horizon de tes déserts
Se promène sur ces terres
Dans tes brousses, tes villages, tes villes

Savane sauvage
Saccage urbain
La nature de pleins droits
Le commerce des lois
L’homme sage
Constate, son appel est divin

Des remèdes coulent sur vos terres
Pauvre de moi, qui te possède ?
Quel esprit maléfique sous son masque
T’empêche de voir clair
L’horizon qui s’efface
Ces sorts vaudous qui t’encrassent
Te laissent des traces
Des épidémies
La magie des marabouts ne suffit
Protège tes esprits, suffit-toi !

 La nuit serait douce
(d'après le souvenir d'une conversation téléphonique avec une amie en Côte d'Ivoire)

La lune de son éclat
Elle éclaire ma nuit
Les étoiles scintillent
Je les regarde de mon lit
La fenêtre ouverte
Une chaleur étouffante
Dans l’attente

Au loin, ils bombardent
Je regarde ceux qui ce soir
Peut-être sera leur dernier
Vient une main sur eux
Rassurante, confiante
Elle se pose comme l’espérance
Qui vient recouvrir nos nuits

Le ciel au loin comme un tonnerre
Sa foudre et ses éclairs
 Surveille mes lendemains
Le massacre sur la ville avoisinante
Se rapproche lentement
Je le sens si proche
Venir vers moi comme un cauchemar

Ce cauchemar que même endormie
Se rapproche
Les combats, ce sanglant ménage
Tombe sur ma maison
Auront-ils gagné ?
Sinon, demain c’est sur moi
Ma famille que cette pluie de balles
Viendra déferler

Une prière Seigneur
Donne-moi encore cette nuit
Une nuit encore, un jour
Une victoire
Chaque jour une victoire
Quand la guerre rode alentour
Vivante, rester en vie
Ce combat est mien, nôtre
Que veulent-ils ? Un territoire
Désert de cadavres.
  
 Afrique


Les mots me prennent
Se déroulent sous mes pensées
Un tapis se déplie
On s’assoit dessus
Un plat pour seul appui
Un repas des amis
Des regards profonds du soutien
Solennel mais cruel
Quand on pense aux siens

Je suis ici eux sont là-bas
Dans la misère on s’unit
On bâtit des liens
Dans ce village danse
Rituel pas de duel
Un semblable émerveille
Se met en transe
Un soir de longue veillée
Il m’ensorcèle
Son regard est plus dense
Que la Savane environnante

Quelle part me manque
Quelque part elle m’attend
Bien des espérances
Une paix sous ma peau brûlante
Traverse mon continent ses habitants
Mon identité me guide
Mes pieds sur son sol
Ma tête sous son soleil
Mes plaies sous son eau
Me recouvre d’un lambeau
Comme cette terre qui est mienne.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------
1 poème sur le thème imposé de l'Afrique de Michel Moreno (hommage à Nelson Mandela)

 Noir en Afrique du Sud,

Mais enfin Libre

Cette peau martyrisée,
Par les temps de l’esclavage
A flétri ta noirceur
Regarde-la briller, enfin
De ses charbons ardents,
Attisés au Vent de la liberté,
Sur ta peau lustrée,
Réverbérant toute lumière,
Tel un lambeau de cuir,
Ravivant chez nous
La chaleur de la fraternité retrouvée,
Animée par une flamme africaine,
Qui naît et renait,
Chaque jour en toi,
Dans un Oasis de paix.
Enfin ravivée,
Cette flamme de paix,
Source de fraîcheur,
Source de la joie retrouvée,
Rayonnant pour nous tous,
Dans un Monde,
Palpitant de bonheur,
Pour ton Peuple
Qui dans ses rêveries anciennes,
Annonçait, sous la pulsion
D’un tam-tam battant la chamade,
A vouloir te faire chavirer
Toutes nos Nations
Dans l’axe de ton Soleil
Cette paix s’est enfin révélée
Au sommet de ta Puissance
De Paix et de fraternité.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------
1 texte sur le thème imposé de l'Afrique de Céline Hardy et sa fascination des félins et des merveilles de la nature.
 

Rêves dans un écrin

Je ferme les yeux. Parmi le bruissement des feuilles taquines,
La nuit rauque, de sa voix de contralto, féline,
Me frôle, avec sa fourrure d’ébonite, et tiède,
La panthère allume ses iris flavescentes qui m’obsèdent.

Mon rêve, en cet instant, labile, mes mots insomnieux,
Où le Nil rampe, fascié de cuir et de lanières,
Entre les roseaux hoquetant, qui couvaient, parcimonieux,
Ses caïmans homochromes, dans l’expectation des eaux aurifères.

La récession des nues Girondes, aux panses replètes,
Gravides, brimbalaient, dolentes et anémiques,
Telles des parturientes, accouchant, qui allaitent,
Leur ouvrage poupin dans l’alaise ponantaise et balsamique.

Dans l’infinitude du ciel céruléen, sans prologue,
S’ébattaient, là, des balafons, allaires et vaporeuses,
Sous les fragrances liquoreuses des hibiscus, que lapent les pirogues,
Et qui venaient emplir les vasques ouvertes de l’horizon aux coulures rubigineuses.

Parmi les nebkas qui chaussaient de leurs pièges arénacéens,
Leur prise ingénue et haletante, le vent vermillait perfide,
Les vieux sillons qui désavouaient les secrets ammophiles et spumescents,
Sous les claquantes chélicères des scorpions et arachnides.

La pluie piquetait avec véhémence, la vertèbre fragile des palmeraies,
Où les fanges de banco roulottaient les troncs toussotant,
Sous ce chromatisme immensurable et immodéré,
Qui coulait dans les grandeurs spasmophiles, d’or cuivré et de sang.

La panthère aérienne, avec les accorts du polatouche,
Mimait le jeu d’occultation, parmi les fourrages spéculaires.
A aller, venir, s’évanouir, intemporel et farouche,
Avec la même grâce augustinienne, d’un funambule des airs.

Sous les soulanes flatteuses, s’enorgueillit sa silhouette mirifique,
Qui dansait avec les blondices d’une almée, délictueuse,
Aux élans zéphyriens, et effleura les hibiscus narcotiques,
En s’emparant des joailleries ivoiriennes sur ses courbes nerveuses.

Les informes chameaux se trainaient, au bas nonchaloir
Sous l’infamie de leurs bosses symptomatiques,
Et amusaient le malandrin, ce fauve sur son séant de cuistre noir,
Qui, extatique, ruminait son art apollinien, en cet instant sabbatique.

Cette danseuse Venda, de son torse ondulant et d’alabandine,
Semblait s’accordait aux sons polyphoniques et voluptueux,
En silhouettant son corps de bronze, sous son masque d’arlequine,
Parmi les espaces vivriers, sourds et soucieux.
 
Dans le soir aurifère, les girafes assombries en noirs pantins,
Se désarticulaient, le cou pantelant et accablé,
La tête dodelinante et incurieuse, au vent sanguin,
Laissant choir leur ombre infidèle sur le fleuve troublé.

Au ponant, les rivières crissaient sous l’or fondu,
Du soleil veuf et hémogène qui venait y confier,
Ses opimes, sur les lisières coralliennes et prétendues,
Que venait pourlécher les eaux miellées et assoiffées.













jeudi 23 mars 2017

Musique pour le retour du printemps

Photo : The Sound Of Spring by BlackJack0919 / Deviantart

Bizu Izzy - Album A moment of madness - "White tiger" // Shawn Mendes - Album Illuminate - "Run" // Aphex Twin - Album Syro- "XMAS_EVET10 [120] (thanaton3 mix)" // Diego el Cigala -Album Indestructible -"El raton" // Peter Henry Phillips -Album The origin -"The dreamcatcher" // Pedro Soler, Gaspar Claus -Album Al viento -"Cien enamorados" // Patrice - Album Life's blood - "Burning bridges // Black M - Album Eternel insatisfait - "Cheveux blanc" // Deorro feat Elvis Crespo - Album Afro latino party - "Bailar" // Superbus - Album Sixtape - "Strong & beautiful"


Bonne écoute à tous ! Nos CD sont disponibles dans les bacs de la médiathèque.

samedi 11 mars 2017

Gérer la confidentialité de son compte Facebook

"C’est vous qui décidez qui peut voir ce que vous publiez" rassure Facebook . Encore faut-il savoir comment le faire. Dans ce domaine, le réseau social  n°1 ne facilite pas la tâche. Pendant 2 heures, j'ai donc défriché la jungle des menus et des options. Voici la procédure pour limiter la visibilité de vos informations.


Par défaut, Facebook rend publiques nos informations personnelles qu'on croyait cacher. Si la plupart des utilisateurs savent gérer le cercle de diffusion de ses messages (cercle public ou amical), il n'en va pas de même sur d'autres types de données : vos photos, vos amis, vos mentions j'aime, votre localisation...

Régulièrement critiqués sur cet aspect, Mark Zuckerberg et son équipe ont apporté des améliorations mais, avouons-le, le paramétrage reste aussi compliqué qu'ouvrir un compte offshore au Panama (à moins d'avoir un avocat fiscaliste).

Fièrement, Facebook a annoncé il y a quelques semaines un bouton "Aide rapide" qui affiche notamment deux possibilités :
- Assistance confidentialité
- Raccourcis de confidentialité.
Chouette, le réseau social aurait-il choisi de nous faciliter la vie ?

Le menu "Aide rapide". Cliquez sur les images pour les agrandir
Disons-le d'emblée : vous n'y trouverez pas grand chose à vous mettre sous la dent. Soit les options à choisir ne sont pas très utiles, soit elles sont déjà bien paramétrées.
Dans l'assistance confidentialité, l'utilisateur pourrait se satisfaire de la possibilité de masquer sa ville actuelle, sa ville de naissance, sa scolarité... Seuls ses "amis" ou lui seul ("moi uniquement") verraient ces informations. Au risque que des personnes qui vous recherchent aient du mal à vous identifier parmi vos nombreux homonymes.
L'accès aux paramètres

L'assistance confidentialité. Rien d'intéressant sauf peut-être la partie "Profil"
Déçu par l'aide rapide, je préfère explorer les paramètres de Facebook puis la rubrique "Confidentialité". Autrement dit, je travaille à l'ancienne. Et je tombe sur la partie "Qui peut me trouver avec une recherche ?" Voilà un sujet intéressant. Vous pouvez demander à ne pas figurer dans les résultats proposés par Google, Bing...
Limiter votre exposition en empêchant les moteurs de recherches externes de vous recenser

Jetons un œil sur la rubrique suivante "Journal et identification". Vous savez que des gens peuvent vous identifier sur des photos publiées sur Facebook, c'est-à-dire renseigner vos nom et prénom. Apparemment il est impossible d'empêcher cette fonctionnalité gênante. Rien d'étonnant quand on connaît le principe de précaution attaché à Facebook : même si vous pouvez gérer drastiquement votre confidentialité, rien ne garantit que vos amis aient la même rigueur quant à vos propres informations. En partageant vos messages ou en vous identifiant sur des photos, ils peuvent mettre à mal votre souhait de rester discret. Donc, pour éviter les identifications embarrassantes, réglez le paramètre sur "Moi uniquement". Autrement dit, vous seul serez au courant que votre trombine a été identifiée.
Modifier les paramètres d'identification.
Sans être votre ami, je peux savoir certaines choses sur vous simplement en visitant votre "profil". Apparaissent notamment vos amis, les différentes photos que vous avez utilisées pour votre profil ou votre couverture. En étant votre "ami", je saurai, en prime, les pages, les films, les musiques que vous aimez. Pour cacher toutes ces informations, direction le menu "A propos". Dans les angles, de discrets boutons permettent de modifier la confidentialité.
Le menu "A propos"





En déroulant la page "A propos", l'internaute voit ses amis, ses musiques, ses films préférés... Pour chaque section, un bouton permet de régler la confidentialité
Le bouton devient un crayon pour les sections suivantes.
Enfin, pour se rendre compte des conséquences de vos actes sur Facebook (publier, aimer une publication, renseigner un champ), Facebook a mis en ligne, courant novembre 2014, un guide assez bien fait : Privacy basics. Le lecteur se rendra compte que rien n'est vraiment privé. On regrettera que le réseau social ne donne pas la possibilité de modifier les paramètres en parallèle des explications. Comme si Facebook ne souhaitait pas qu'on touche aux manettes. Eh bien, avec les explications ci-dessus, allez-y gaiement.
Au lieu de faire défiler la page des Privacy basics, utilisez le menu en haut à droite.
Privacy Basics : des réponses utiles à nos questions de confidentialité sur Facebook

samedi 25 février 2017

En attendant le printemps

Deviantart :Music was my First Love by NanaPHOTOGRAPHY


Kaleo -album A/B -"vor í vaglaskógi" // Romanus Weichlein -album Encaenia musices -"Sonata V" // Piers Faccini -album I dreamed an island -"Drone" // Archive -album The false foundation - "Blue faces" // Richard Bona - album Heritage - "Eva" // Mes parrow - album Jungle comtemporaine - "Jungle comtemporaine" // Ben l'oncle soul - Under my skin - "The good life" // Tryo - album Vent debout - "Souffler" // Flavia Coelho - album Sonho real - "Cê inventa" // Martina Stoessel - album Tini - "Got me started"


Bonne écoute à tous ! Nos CD sont disponibles dans les bacs de la médiathèque.

mardi 14 février 2017

Trouver des images historiques et artistiques pour son site

Illustrer un article sur le web demande une certaine patience, surtout si on recherche des reproductions de peintures, de sculptures, de gravures... D'abord, il faut trouver une reproduction, de qualité si possible, puis vérifier les conditions d'utilisation de la photo. Un casse-tête au point qu'un auteur peut passer plus de temps à trouver la bonne illustration qu'à rédiger son brillant article. Étant régulièrement confronté à ce problème, voici les ressources dans lesquelles je pioche. La bonne nouvelle : certains sites proposent une grande liberté aux Internautes.

Gallica et Europeana : la politique contradictoire


Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF est une bonne adresse où manger : environ 190 000 images ou ensembles iconographiques devraient rassasier votre appétit. Surtout si vous avez faim de gravures. Les numérisations sont très précises autorisant les zooms, même si un dispositif technique empêche le téléchargement des images en pleine taille. Prêtez attention aux conditions : "La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source", précise cette page de leur site.

Par conséquent, je vous invite à choisir un restaurant moins regardant : Europeana. Au menu de cette bibliothèque numérique, une richesse prodigieuse puisqu'elle regroupe le fonds de Gallica mais aussi celui d'autres grandes institutions culturelles françaises et européennes (Bibliothèque municipale de Lyon, Musée national d'histoire naturelle, Archives nationales de Norvège, Deutsche Digitale Bibliothek...). Le moteur de recherche se révèle plus efficace. Surtout la politique de ce portail est très favorable aux Internautes. La plupart des images sont présentées comme relevant du domaine public et, à ce titre, vous pouvez les copier, modifier, les distribuer, même dans un but commercial et ce sans demander une quelconque permission.

Des conditions qui, paradoxalement, entrent en contradiction avec celles de Gallica. Autrement dit, vous ne pouvez pas utiliser une image sur Gallica dans votre projet commercial, sans vous acquitter de droits de reproduction. Mais si vous récupérez la même image sur Europeana (qui indexe le contenu de Gallica), vous n'avez plus de contraintes !

Du côté des musées français, peut mieux faire


En 2015, la Réunion des Musées Nationaux (RMN) offrait une vitrine sur le web à leur fabuleux trésor artistique : Images d'art. L'Internaute accédait enfin à une reproduction fidèle de tableaux aussi célèbres que la Liberté guidant le peuple de Delacroix ou le Déjeuner sur l'herbe de Manet... Fini d'utiliser les versions sombres, jaunâtres, brillantes ou tronquées dénichées sur le web. Les chefs-d’œuvre de la RMN sont téléchargeables gratuitement hors contexte commercial. Reste le regret d'avoir accès à des tailles d'image réduites : comment apprécier les détails du Sacre de l'empereur Napoléon 1er par Jean-Louis Jacques-Louis David sur des formats de 758 px de large ?


Panam aux États-Unis

La semaine dernière (7 février 2017), le Metropolitan Museum of Art (MET) a causé un séisme en ringardisant les différentes formules de ses confrères français. Les œuvres du MET tombés dans le domaine public sont passées en licence CC 0. Traduisez licence Creative Commons zéro contrainte.  Téléchargement libre de 375 000 images, pas de demande d'autorisation, ni d'obligation de la paternité. Et ce n'est pas tout : l'Internaute peut récupérer les image en haute qualité, les modifier et les utiliser pour tous ses projets, même à but commercial. Le Graal. Rien ne vous empêche d'imprimer ce portrait de la princesse de Broglie par Ingres sur des mugs et de les vendre sans reverser des royalties au MET.


Pour être honnête, ce tremblement de terre n'est qu'une réplique. Le Rijksmuseum d'Amsterdam, depuis 2012 ou la New-York Public Library, depuis 2015, diffusent une partie de leurs œuvres en haute définition et pour un usage très libre. Au rythme de 40 000 images/an, le musée néerlandais envisage de mettre en ligne les reproductions d'1 million d’œuvres ! Qui dit mieux ?

Cependant, à force de multiplier ces sites-ressources, on risque de perdre son temps à chercher la perle rare en passant de l'un à l'autre. Heureusement, la société Creative Commons vient d'élaborer un moteur de recherche qui butine plusieurs ressources, à savoir le MET, le Rijksmuseum et la New-York Public Library... Cerise sur le gâteau, d'un seul clic vous pouvez copier les crédits de l'image pour les coller dans votre blog. A ce jour, je n'ai pas trouvé mieux ! Espérons que les musées français en arrivent à adopter l'état d'esprit de Tacco Dibbits, le directeur des collections du Rijksmuseum : « Nous sommes une institution publique, donc les œuvres et les objets que nous possédons, d’une certaine manière, appartiennent à tout le monde". Cet homme a tout compris. 

Autres ressources

dimanche 12 février 2017

Atelier d'écriture du 11 février 2017




Métamorphoses

D'abord avec une sorte de cadavre exquis avec un premier mot qui évoque la métamorphose, puis on passe au voisin qui n'a pas accès au premier mot et qui poursuit avec un autre mot.... jusqu'à 6 mots ou 7... 
Ensuite, la consigne est de faire un texte avec l'ensemble de ces mots. 

En deuxième partie, description du tableau d'Andreï Khalipine. Qui est-ce? Qu'est-ce que ça nous évoque? 


Dans son lit douillet, chaque nuit,  il rêvait. Il rêvait de se métamorphoser comme les Pokemons de ses jeux. Il avait bien noté toutes les précisions qui lui permettraient de se transformer à l’infini, en cascade comme ses petits héros de cartes à jouer. Bien sûr, il lui faudrait voyager et affronter les pires dangers et même peut-être mourir pour renaitre à chaque fois, nouveau personnage immaculé, de plus en plus puissant au fil des transformations. Mais au matin, nul cri de Superpokemon ne sortait de sa bouche. Il ne restait après tout qu’un petit garçon.
Toi, tu me fais peur
Tu me mets mal à l’aise
Qu’est-ce que tu regardes ?
Qu’est-ce que tu fais ?
Qu’est-ce que tu es ?
Tes yeux sont sans chaleur
Ton visage est sans couleur
Tes petits pieds nus sont trop blancs pour être honnêtes.
Es-tu noir ? Es-tu bleu ? Et ce chapeau ridicule, tu en es fier
Ton petit flutiau est bien trop mince pour qu’une musique en sorte. Tout juste un petit filet de son mesquin. Ton regard me glace. Tu me regardes de tes yeux mornes. Est-ce du mépris ? De l’indifférence ? Tu te caches derrière une apparence. Es-tu un ? Es-tu deux ? Es-tu oiseau ? Es-tu humain ? Tu te pares de motifs, de couleurs, mais ta pâleur ne trompe personne. Tu es la mort.
D

Surprise ! Le prince est à la retraite…
Il trouve fascinant de se promener au bord de la mare
Ciel ! Elle est vide… Les roseaux penchent lamentablement et les têtards baillent la bouche grande ouverte. Alors, il poursuit sa trajectoire à travers la campagne en pleine transformation printanière. Il se retourne pour contempler le chemin parcouru, aperçoit la mare toujours vide et s’écrit « A la prochaine fois quand tu auras retrouvé ton aspect premier »

Mi-oiseau- Mi-humain
Double face- ambigu- un regard pour deux visages- l’un de profil, l’autre presque de face- le regard nous suit- un turban- oriental peut-être- un chapeau conique comme le clown blanc. Le corps est d’un oiseau bleu or et noir. Les pattes sont jambes de femmes, de danseuses ? Deux mains fines portent à la bouche d’un des visages (profil) une flute ou une herbe musicale.
Curieuse alliance de l’humain et du volatile… Nous qui rêvons si souvent sommes-nous comme l’oiseau toujours prêts à nous envoler hors de la réalité qui parfois nous pèse ? Pourtant nous restons attachés à nos semblables que nous suivons des yeux et dont nous espérons peut-être une attention, un regard bienveillant. Nous sommes lourds de tout ce qui nous rattache à la terre et pourtant toujours prêts à nous évader.
Si je devais me métamorphoser, je deviendrais une feuille volant au vent
M
Dans ce Terrarium
Ce crapaud chemine
Il scrute une chrysalide en mutation
Sera-t-elle papillon ?
Ce crapaud dine au bout
De son Terrarium quitte
A se terrer dans le sable
Il en est capable !!
Ses souvenirs de son lac le hantent
Il peut y retourner
Il en est capable !! Crapaud, papillon et moi l’humain
Si à trois, on créait les évènements
Pour changer le monde
Eh oui, ils en sont capables
Yes, we can !!

L’art est un port
Port Havre de Paix
Paix au cœur des marins
Marins brise larmes d’Amour
Amour touchant l’âme sœur
Sœur d’une sirène égarée
Égarée par des vents violents
Violents les espoirs et les rêves
Rêves de nouvelles découvertes
Découverte d’un autre monde
Monde à venir
Venir d’un horizon
Où des voiles luttent sans cesse
Cesse le vent au milieu des courants
Courant derrière toutes les voiles
Voiles navigant au gré du vent
Vent amplifiant la voilure des gréements
Gréements pérégrinant sur la houle
Houle ondulant sempiternellement
Sempiternellement des vagues d’écume
Écume se régénérant éternellement
Éternellement la mer est un recommencement
De vagues qui divaguent
Dites vagues déferlant sur des remparts
Remparts hostiles aux invasions
Invasions des grèves
Grèves emplies de vases
Vases entourées de goémons
Goémons grimpant sur des rochers
M
Ceci n’est pas une histoire pour les enfants. Sur la troisième galaxie, suite à une catastrophe nucléaire, des habitants ont embarqué à bord d’une soucoupe volante. Ils ont cheminé des années lumières, se sont reproduits tout au long du voyage et ont fini par atterrir sur une planète bleue. La porte de la soucoupe s’est ouverte et un être difforme, verdâtre, pustuleux, avec dix yeux rétractables sur le corps, des touffes de poils disséminés un peu partout, dix jambes munies de mains, un monstre en quelque sorte est apparu. Un seul, il n’y avait personne d’autre dans l’habitacle. Grâce à ses dix pattes, le monstre s’est déplacé très rapidement et est tombé nez à nez avec un animal munis d’au moins vingt pattes, deux yeux, des poils noirs et oranges sur le dos : une chenille qui grignotait tranquillement un artichaut. Aussitôt, le monstre de vert est passé à l’orange, signe d’amitié dans la troisième galaxie puis au rouge signe d’amour. Trop de temps perdu dans le voyage, il lui fallait rattraper tout ça. Mais la notion du temps devait être différente entre la planète bleue et la troisième galaxie. Quand le monstre est passé au rouge, tous ses yeux se sont rétractés, quand il les a ouverts à nouveau, sur l’artichaut il y avait un animal volant avec de grandes ailes multicolores qui butinait avec une grande trompe des fleurs violettes. Le monstre était éberlué. Où était passé son amour ? Il vira au noir couleur de colère et d’un coup goba l’animal ailé.
Un oiseau à deux têtes humaines de profil dont une joue d’un flutiau avec deux petites mains. Le regard est un peu triste. L’oiseau a un plumage raffiné. Ses ailes ont des rayures bleues, blanches jaunes noires sur le dessus, le dessous est sombre ; Son corps est bleu. Sa queue est noire et ressemble à celle des hirondelles. Il a deux petites jambes humaines, nues, très pales. Le visage est pâle également ; Les têtes portent un chapeau pointu fait d’un tissu imprimé avec les mêmes couleurs que les ailes. Le chapeau a une attache qui vient jusque sous les mentons des têtes. Un petit foulard chiffonné enserre les fronts des deux têtes. Les regards sont penchés vers la droite, les bouches sont fines avec presque une moue sur les lèvres. Douceur, pas de danse, flutiau. La musique au Moyen-Age.
Je me métamorphoserai en oiseau pour voler et chanter…
G

Atelier d'écriture du 14 janvier 2017



Ecriture autour d'une couronne

La Cour ronronne
Dentelle dorée
Vive la République
Faucille et marteau
Entre hier et demain
Galette
Crêpes Suzette
Gigot d’agneau
Boudin blanc
Dinde aux marrons
Bûche au chocolat
14 juillet : bleu blanc rouge
Drapeaux et flonsflons
Le Bal ,
Pas de danse
Cœurs en transe.
Nuit étoilée
Chaude d’été
A la vie A la mort
Pour la vie, les serments
Au petit jour…

Un torrent se perd
Les amants endormis
Sur la terre qui respire
Qui transpire.
La galette est un boomerang que je lance et qui revient.
Soucoupe volante dans l’espace, traverse les galaxies, s’enfuit.
La galette se partage. Je te la donne. Tu te caches sous la table et je ris avec toi. Surprise, trésor.
La galette revient tous les ans,
comme la lune au cours des mois.
La femme sait dans son corps les cycles qui offrent la vie, le miracle incompréhensible , imprévu, là aujourd’hui, puis demain et là-las.


Une galette
Pour Paulette

Pas pour Minette

Des gaufrettes

Pour Colette

Pas muette

Des sucettes

Pour Louisette
Pas pour Josette.
C


Qu’est-ce que l’amour ?
Un animal qui s'accroche et qui suce
 Qu'est ce qu'un pou

C'est le soleil d’une vie
Qu'est ce que l'amour 
C'est la fin de la vie

Qu’est-ce que la mort ?

Une notion un peu abstraite où les cœurs s'embrasent

Qu’est-ce que la vie ?
Un cercle de plastique gonflé d'air
Qu'est ce qu'une bouée

C' est un mystère
Qu'est ce qu'une porte? 
C’est le regard sur soi et les autres

Qu’est-ce que la conscience ?

Un rectangle de bois sur gonds qui s'ouvre et se ferme

Qu’est-ce que le rire ?
Un fruit qui tombe en automne et se mange tout l'hiver 
Qu'est ce qu'une pomme? 

C'’est la spontanéité

Qu’est-ce que la spontanéité ?
L’époux de la reine 
Qu'est ce qu'un roi?

C’est le cœur et le corps qui s’ouvrent en même temps

Qu’est-ce que le corps ?
Un chou fleur vert et délirant
Qu'est-ce qu'un romanesco?
 C’est une enveloppe personnelle qui voyage, qui vit et qui meurt.

Qu’est ce que les vagues ?
Une musique planante avec des fleurs qui explosent
Qu'est ce que la pop? 

C'est la respiration des océans

Qu’est ce qu’un bateau ?
Une sacrée prise de tête
Qu'est ce que la politique? 

C’est une invention de l’homme pour chercher à voir l’ailleurs



Je vous souhaite

de réussir à obtenir vos papiers

- d’être aux côtés des êtres qui vous sont chers

de choisir votre vie de chaque jour

de manger à votre faim

de dormir en paix

de toucher l’impossible
 C


Couronne de galette des rois :  rois, reines, sous la table, sur la tête, dans la bouche !!

Je suis la galette
Peu importe que je sois bretonne
Normande
Marocaine
Des rois des reines
Ou des gueux
Je nourris, certes
Mais je réjouis les papilles, aussi
Cependant je n'aime pas la solitude
Je suis là pour accompagner
Une préparation salée
Des douceurs sucrées
Un café, un thé
Ou un verre de rosé
Je suis là pour accompagner
Un moment partagé
Tout au long de l'année
Traditionnelle ou novatrice
Voire végétarienne
J'aime
Qu'on me dise "je t'aime"
Si unique
Si multiple
Je fais voyager
Du présent au passé
Sur tous les continents
Et laisse imaginer
Tant de subtilités
Pour demain pour après demain
Ici ou dans le lointain
Bon appétit, si je vous réjouis.

H


Question 1 de H.- Qu'est-ce que l'écriture ?
Réponse 1 de D.- C'est une spécialité d'Annie.
Q 2 - Qu'est-ce que ma tête ?
R 2 - C'est un dimanche avec une galette en dessert.

Q 3 - Qu'est ce qu'une bousculade ?
R 3 - C'est quelque chose qui ne me vient pas en ce moment.
 Q 4 - Qu'est-ce qu'un choc ?
R 4 - C'est un moteur qui nous fait avancer, mais difficilement.
 Q 5 - Qu'est-ce que le mal ?
R 5 - C'est un moteur qui semble nous faire avancer vite, mais qui tourne à vide.

Q 6 - Qu'est-ce que le rire ?
R 6 - C'est du rien, mais même le mot "rien" c'est déjà trop.

 ... questions/réponses entre D. et H. :

Question 1 de D. - Qu'est-ce qu'un jeu d'écriture ?
Réponse 1 de H. - C'est une trace de quelques pensées qu'on a dans la tête.
 Q 2 - Qu'est-ce qu'un dimanche de janvier réussi ?
R 2 - C'est une partie de mon corps où se bousculent tant de pensées.

Q 3 - Qu'est-ce que l'inspiration ?
R 3 - C'est trop de ... trop de gens, trop de pensées qui s'entrechoquent.

Q 4 - Qu'est-ce que le doute ?
R 4 - C'est quelque chose de brutal, qui fait mal.
Q 5 - Qu'est-ce que la certitude ?
R 5 - C'est ce qui fait souffrir physiquement ou psychiquement.
 Q 6 - Qu'est-ce que le vide ?
R 6 - C'est sortir du sérieux, c'est ce qui aide à le supporter.

Je suis la galette, j'attends. Ma couronne est sur ma tête. Le roi dort. Sa couronne est posée sur un coussin de velours rouge à côté de son lit à baldaquin très haut de pied. Le roi ouvre un oeil, le soleil vient de lui déposer un de ses rayons dorés juste dessus. Ses narines frétillent. Il s'étire quand toute une armée de serviteurs, médecins, astrologues entre dans sa chambre à grand bruit de trompettes et l' arrache de son lit trop haut, le poudre, le lave, le débarrasse de ses humeurs en tout genre , l'habille, l'informe, le consulte, le briffe, l'abreuve de café, le coiffe de sa couronne. La reine arrive avec toute sa marmaille. Le plus petit porte dans ses bras la galette avec sa couronne et revendique "Je veux être le roi. Je veux être le roi" Le roi tranche la galette et le débat. Le petit est désigné pour aller sous le lit. "C'est pour qui?- Pour Henri- Pour Louis-Pour Charles- Pour Marie-Antoinette- Pour vous, mon père- Pour vous, ma mère- Pour moi" Chacun mange sa part de galette et c'est Louis qui a la fève. Le petit, trop énervé s'écrit: "Ce n'est pas moi, ce n'est pas juste, qu'on lui tranche la tête, qu'on lui tranche la tête" Le roi se dit qu'une couronne de plus sur sa tête n'aurait pas été jolie. qu'être à la tête d'une nation ou d'une famille, ce n'est pas facile. La galette ne dit plus rien, elle a perdu sa tête et sa couronne dans la bagarre. 

Je vous souhaite de la bonne galette, de retrouver les allumettes, d'avoir enfin des couettes ou une voiture qui fait pouet-pouet, de faire la fête sans avoir mal à la tête. 
G


 L D C S