Le peintre HANS VANDEKERCKHOVE
mardi 5 octobre 2010
samedi 26 juin 2010
L'impressionnisme dans les livres
Parmi les nouveautés :

Les impressionnistes et leur temps de François Mathey, ed. Hazan
Catalogue de l'exposition du musée des impressionnistes de Giverny.
Plein Air de Stéphanie Grégoire, ed. Hazan

Les impressionnistes et la politique de Philip Nord, ed. Tallandier
Il est question de l'évolution de l'impressionnisme, depuis ses débuts au Second Empire jusqu'à son déclin à la fin du 19ème siècle est étudiée dans son contexte socio-économique. L'auteur décrit les opinions et les engagements des peintres impressionnistes et leur évolution tout au long de leur carrière, de Monet à Renoir ou Pissarro en passant par Degas et Cézanne.

Ce guide de Jean-Paul et Anne Crespelle (ed. Hazan) permet de retrouver les traces, lieux de villégiature et auberges fréquentés par les impressionnistes, ainsi que les sites qu'ils ont peints, du Havre à Dieppe en passant par Rouen et Honfleur.
mardi 30 mars 2010
Les trois petits dessins quotidiens d'Andy Kraft
Peut être avez-vous croisé Andy Kraft dans le jardin des simples du château de Caen à l'occasion du dernier salon du livre, peut être avez-vous, quelques semaines avant cette manifestation, passé un moment avec lui et ses protocoles, ou peut être pas.Dans tous les cas, je vous invite à prendre un rendez-vous quotidien avec lui sur le blog http://www.3dad.eu .
Méfiez-vous, ces "3 petits dessins de rien du tout" quotidien peuvent vous amener à des heures de rêveries plus ou moins agitées !
mercredi 3 juin 2009
Le Bâtisseur d'épure (2)
"Il fallait croire que Cheval avait usé ici des matériaux divers et des techniques diverses pour mieux laisser fleurir, amener à floraison ou éclosion des boursouflures qui paraissaient contenir la panoplie entière de ce que la terre aurait porté déjà d'architectures druidesses, druidiques, et qu'on voyait alors se déployer : chapelle ardente, cendres dressées pour la postérité – pour la poste hériter ?" (G. Manset)
Par ces termes, le roman de Gérard Manset semble avoir repris la suite de l'étude d'Alain Borne mais vécue de l'intérieur. Le personnage principal du roman, un journaliste, arpente les continents, de l'Amérique du Sud à l'Inde, afin de trouver la trace de l'inspiration du facteur, voire le facteur lui-même. Déjà Alain Borne se posait la question des connaissances culturelles du facteur : "on croit savoir que Ferdinand Cheval a servi en Afrique du Nord, […] un tel voyage cependant ne saurait suffire à expliquer la connaissance que Ferdinand Cheval semble posséder des monuments exotiques de différentes périodes."
"On franchissait les siècles." (G. Manset)
La quête insatiable du journaliste le conduit dans des lieux incertains, non pas ceux d'un palais idéal mais plutôt d'un château kafkaien, il parcourt les pays, les rues, préfère la nuit, rêve, perd connaissance, rencontre les déesses, les chamanes, les bouddhas, bref ce n'est que troubles, hallucinations, égarements dans un vertige quasi permanent...
...et à force de poursuivre le facteur Cheval, Manset finit par en trouver au moins le surnom :
"J'avais décidé cela : Cheval, que son hagiographie – récit de la vie des saints – s'intitulerait Le Bâtisseur d'épure."
A la poursuite du facteur Cheval / Gérard Manset ; Gallimard, 2008.
mardi 2 juin 2009
Le Bâtisseur d'épure (1)
J'ai choisi le denier roman de Gérard Manset pour son titre A la poursuite du facteur Cheval, car faire du "Palais idéal" le thème central d'une histoire ne pouvait qu'attirer ma curiosité.
"L'avez-vous vu, ce palais ? L'avez-vous déjà vue, cette basilique tout aplatie comme serait un morne coléoptère sur du sable tamisé ?" (G. Manset)
Avant de me lancer dans le roman de Manset, je cherchais de la documentation sur le fameux facteur et mis la main - sans difficulté parmi les ouvrages de la médiathèque - sur l'une des études complètes sur ce sujet, en l'occurrence le petit livre d'Alain Borne intitulé Le facteur Cheval. J'ai pu alors me remémorer l'aspect de cette construction atypique et me suis vue déambulant entre ses colonnades entortillées et ses sculptures naïves…étonnant ce monsieur Cheval, autodidacte concrétisant son rêve artistique, l'homme d'une seule œuvre, elle-même œuvre de toute une vie, un Petit Poucet des temps modernes r-amassant les cailloux pour trouver le chemin de son imaginaire.

Crédits photog. collection Palais Idéal / Fabien da Costa
"Ce palais idéal, ce palais très vaste et rigoureusement inhabitable, ce résumé de toutes choses de l'univers, ce bâtiment longuement, amoureusement enrichi et orné, ce somptueux château sorti d'un songe est bien fait pour accueillir d'autres songes." (A. Borne)
Une telle démarche et un tel résultat ont de quoi fasciner. Cheval y traverse les époques et les divinités étranges faites de différents symboles liés à la nature et à la féminité. Il construit ainsi, année après année, sa dernière demeure, comme d'autres ont eu leur pyramide, sorte de laisser-passer pour un au-delà éternel et féerique : le palais-paradis matérialisé à la fois pour rêver sa vie et apprivoiser l'inéluctable.
"Il semble bien que le Palais soit pour lui le pays de l'impossible, une île de rêve dans le flot du trivial et du réel. Il a bâti un palais de rêve pour s'aider à rêver. Pour lui, il y a dorénavant un point de la terre qui n'est ni tout-à-fait rêve ni tout-à-fait réalité." (A. Borne)
Crédits photog. collection Palais Idéal / Serge Rocco
Le facteur Cheval / Alain Borne, Photog. de Fabien da Costa ; éditions Curandera, coll. l'embellie, 1993.

