samedi 29 septembre 2007

Littérature : une chorale de bouchers....

Une de nos lectrices nous livre son commentaire sur le roman de Louise Erdrich : La chorale des maîtres bouchers :

" J’ai beaucoup aimé les très belles relations et complicités entre les femmes qui se dévoilent tout au long du roman ; l'écriture est fine, précise, méticuleuse, nuancée.
Les personnages masculins sont particulèrement bien décrits et vivants, notamment les quatre frères dont on suit l’évolution de l’enfance à l’adulte.... ainsi que "le maître-boucher" et Cyprian, entre amitié virile et opposition, qui ont tous les deux vécu la guerre dans des camps opposés et bien qu'ils eussent tous les deux connu la grandeur de l’horreur, il n'y avait rien à dire".
J’ai été déçue par le passage au milieu du livre - trop caricatural à mon goût - sur la mort du shérif.

Ce pourrait être un excellent scénario pour Régis Wargnier."

Solange Villedieu.

Et vous, l'avez-vous lu ?

Disponible à la médiathèque dans la partie roman : R ERD

Retour à la terre

Pour clore notre exposition du mois sur les photographies des Bâtiments du pays d'Auge, voici le texte d'un de nos lecteurs, Monsieur Bernard Tutot - un amoureux de la langue française comme de la terre -, qui a vécu cette exposition "de l'intérieur" :

"Scellé sur mes ancres de granit, j'étais fait d'argile, de silex et de chêne. J'étais le bâtiment de la ferme, j'abritais le travail de mes gens. J'étais la charrette et la carriole, l'écurie, l'étable et le fenil ; parfois, derrière ma lucarne, le refuge du vagabond égaré et parfois, dans le parfum du foin, le secret des amours éphémères.

C'était hier, il y a bien longtemps. Mes murs sont crevasses, affublés de parements sacrilèges, mon colombage est squelette disjoint, ma porte charretière bat au vent. J'étais le bâtiment dans le champ. Je retourne d'où je viens, je retourne à la terre.

La plainte du passant n'est que pacotille. Tu peux bien me fixer de ton oeil de verre : ton bel angle, le soleil, n'allègent en rien mon destin. Il n'est pas de beaux restes abîmés par le temps.

Dans ce long délaissement, tu peux bien me prêter des contemplations et des endormissements, tu ne me rendras point cet amour que j'avais de la vie, de la nature et des hommes ; mon quotidien est l'abandon, l'indifférence mon lot, je suis la ruine et le sanglot.

Mais toi qui m'as paré d'un dernier ruban comme couronne mortuaire, je te le dis, lors du dernier effacement, jamais personne n'arrachera mon empreinte de pierre. Je suis de mon sol, mes fondations sont racines profondes. Je suis la terre, l'herbe et les quatre saisons." (B.Tutot)

vendredi 28 septembre 2007

Le Tableau du trimestre

La Médiathèque André Malraux & Le Musée d’art et d’histoire proposent : Le Tableau du trimestre.

Le Musée d’art et d’histoire de Lisieux a souhaité exposer hors les murs quelques tableaux choisis de ses collections. La Médiathèque André Malraux présentera ainsi un tableau par trimestre sur la voie gallo-romaine dans l'Espace Adultes.

En ouverture (Oct. Nov. Déc. 2007) : Les noces de Nibelungen (1870) de FERNAND CORMON ( 1854 -1924 )

Scène inspirée d'un épisode de la Chanson des Nibelungen. Gunther, le roi des Burgondes, devient avec l'aide de Siegfried, l'époux de Brunehilde, la vierge guerrière, reine d'Islande.

Présentation : Femme blonde et nue, couchée sur un lit. A gauche, Gunther tire à lui le léger voile qui la recouvre. « Brunehilde bat son mari Gunther, l’attache au pied du lit et, le matin venu lui demande s’il ne serait pas fâché qu’elle le montre à ses gens ainsi lié par la main d’une femme. »

[Année : 1870 - Dimensions : H. 145 ; L. 191 - Avec cadre : H. 191 ; L. 265 - Lieu de conservation : Musée d’art et d’histoire, Lisieux.]

Fernand-Anne Piestre, dit Fernand CORMON, né à Paris le 24 décembre 1845 et mort à Paris le 20 mars 1924, est un peintre académique français.

Présentation : "Elève de Jean-François Portaels à Bruxelles, puis d’Alexandre Cabanel et d’Eugène Fromentin à Paris, il fait ses débuts au Salon de 1868. Il se fait connaître pour ses scènes sanguinaires, tels le Meurtre au sérail ou la Mort de Ravana, qui est primée au Salon de 1875. Il peint aussi des portraits, sans jamais délaisser le style académique, et voyage en Tunisie et en Bretagne. Professeur à l’Ecole des Beaux-Arts, il est élu membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1898".

Sources : textes repris de la Base Joconde et de Wikipédia

jeudi 27 septembre 2007

A la découverte de Sally Doherty





Sally Doherty est britannique, de Sheffield.

Pourtant on pourrait en douter tant elle excelle dans le mélange des genres musicaux.

Après des études basées sur le cinéma, cette jeune "songwriter" a ajouté beaucoup de cordes à son arc : chansons, piano, flûte, accordéon entre autres. Néanmoins, son atout premier est une voix incomparable, harmonieuse et claire.

Depuis 1996, elle multiplie les expériences : elle sort un premier album "Sally Doherty", elle compose de la musique pour la BBC télévision et radio dans le documentaire "Empire of death" (2000) et se produit aussi sur scène avec différentes formations dont Sol invictus et Sieben.

Avec Planet Funk, groupe italien electro-dance, elle produit 2 albums entre 2002 et 2005.
Au sein d'un quartet de jazz, Los Amores, elle enregistre "Foolish heart" : du latin jazz, des chansons brésiliennes, du flamenco et des titres standards de jazz vocal inspirés par Chet Baker, João Gilberto, ou Ella Fitzgerald.

Depuis 1998, "Sally Doherty and the Sumacs" explore le répertoire des musiques du monde alliant chansons folks celtiques, écossaises, d'Amérique latine qu'elle interprète en espagnol ou portugais.

De cette passion naitra "Electric butterfly", un univers de pop vocale et instrumentale éthéré qu'elle crée avec Colin Elliot, artiste éclectique talentueux, musicien, arrangeur entre autres.

Depuis 2006, elle collabore également avec Richard Hawley et interprète plusieurs titres sur 3 albums dont le plus récent "Lady's bridge" est sorti en août 2007.


Retrouvez le parcours de sa carrière sur la compilation "Edge of spring" (1995-2005) sur le label Shayo, distribué par Priskosnovénie, dans nos bacs à la discothèque très prochainement.


mercredi 26 septembre 2007

Rentrée littéraire : dernier chapitre

Le rêve américain selon Iain Levison...
ou les tribulations d'un précaire, très précaire...
Iain Levison, l'homme aux quarante-deux "petits boulots", dresse avec humour et parfois cynisme un terrible portrait de l'Amérique et de ses sans-grade, tous en quête d'un bon job.

Et aujourd'hui, Iain Levinson a une bonne surprise en épluchant le journal :
"Je lis une petite annonce qui dit "Licence de lettres requise". Ce sont des mots qu'on ne voit jamais associés, jamais. Autant lire "Casier judiciaire chargé exigé" ou "Double amputation requise". De quoi se demander ce qui ne tourne pas rond chez ceux qui ont passé l'offre d'emploi. L'annonce décrit ensuite quelqu'un qui me ressemble beaucoup. "Colonel à la retraite cherche collaborateur à plein temps pour sa nouvelle entreprise de marketing. Doit avoir le goût du contact. Licence de lettres requise. Ancien militaire de préférence."
Le travail en question consistera à démarcher son entourage pour vendre des filtres à eau...

Allez ! Juste pour le plaisir, un autre extrait et cette fois-ci, il est livreur de fuel :
"Le patron ne va pas me virer parce qu'il a déjà vu ce genre de choses, et aussi parce que je ne suis pas l'employé le plus stupide qui ait travaillé pour lui aujourd'hui. Cet honneur revient à un autre gars qui s'appelle Dave. Il a rempli une fosse septique de plus de deux mille litres jusqu'à ce que le fuel ressorte par les cuvettes des toilettes et inonde les salles de bain d'une maison à un million de dollars à Kimberton. Ensuite, en sortant de la propriété, il est entré dans un poteau et a coupé le courant. En ce moment même, les résidents habitent une caverne noyée de fuel..."

Bien sûr, le livre est disponible à la médiathèque : Tribulations d'un précaire / Iain Levison - Ed Liana Levi, 2007

mardi 25 septembre 2007

Prix littéraires - 1

L'écrivain Stéphane Brinville vient de recevoir le prix Gilles pour son roman Minuit moins le quart. Il a tout de suite accepté de donner un entretien à la presse radio-diffusée.

Extraits (si le lecteur ne s'affiche pas, cliquez ici et là : 1 - 2 - 3) :







On retrouve, quelques heures plus tard, Stéphane Brinville dans une émission culturelle télévisée où l'on découvre qu'il est sans aucun doute le théoricien du nouveau roman et le précurseur de l'auto-fiction :



L'Interview de Stéphane Brinville, prix littéraire (14'44") est extrait du Cd audio : Poiret Serrault, nos premiers sketches (Edition Isis, 2006). L'émission télévisée concernée doit être le Grand Echiquier de Jacques Chancel consacrée à Louis Seigner en 1974.



lundi 24 septembre 2007

Ville-lisieux.fr


Le site officiel de la Ville de Lisieux est de nouveau accessible. Il vient de faire peau neuve. Sa charte graphique a été entièrement revue, les rubriques redéfinies et le contenu enrichi. A consulter régulièrement pour se tenir informé de l'actualité de la cité.