mercredi 29 juillet 2009

Ce qu'il y a de remarquable à Landivisiau !

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd'hui nous allons voyager un peu. La destination retenue sent bon les crêpes et les algues pourries ;-) ! Vous avez tous compris que nous allons faire un tour en Bretagne.

Plus précisément une petite ville qui n'a pas résisté à l'envahisseur : elle !

Je parle de Landivisiau !

Vous ne connaissez pas ! Moi non plus il y a peu, je ne connaissais pas !

Pourquoi vous parler de Landivisiau ?

Pour sa verdure verdoyante ?


Non !

Pour son église ?

Non plus !

Pour cette statue de cheval ?

Toujours pas !

Pour sa gare ?

Vous l'avez bien regardé cette gare ? Soyons sérieux !


Pour sa bibliothèque ?

On brûle ! Il était temps !
Mais plus précisément nous souhaitions vous parler du blog de cette belle bibliothèque tenue de main de maitre par une ancienne comparse.

Qu'a-t-il de remarquable ce blog ?
Tout d'abord il existe ! Ce qui en soit est un évènement quand on connait le niveau en informatique de la personne qui l'a mis en ligne ;-)
Bravo Steph :-)

Ensuite on y retrouve avec un plaisir sans cesse renouvelé toutes les critiques de livres qui ont fait la réputation du blog de la médiathèque de Lisieux.
Il fleure bon surtout la passion de la chose culturelle et ce grâce à sa principale rédactrice animée du feu de la passion qu'elle a toujours cherché à transmettre aux usagers. Si en plus vous êtes fans de cinéma asiatique alors là, mettez ce blog dans vos favoris ;-)

Alors viendez faire un faire un tour sur ce joli blog !
http://landibiblog.over-blog.com/

Bravo Steph et bonne continuation !

mardi 28 juillet 2009

Du sang impur

"A la maison, ma mère dit qu'on a recommencé à faire des trucs bizarres. Quand c'était l'heure de dîner, elle nous a dit de porter le plat de purée de pommes de terre sur la table. Mon père était en train de lui parler à la cuisine ; elle, elle écoutait et cuisinait en même temps, alors moi j'ai emporté la purée dans la pièce où on joue et j'ai enlevé le couvercle. Avec une cuillère, j'ai envoyé un peu de purée sur le mur. Elle est restée là et on l'a regardée un moment. J'en ai envoyé une autre cuillérée au plafond et elle est restée collée là aussi. Ça faisait à chaque fois un drôle de bruit, un genre de "floc", et ça donnait une forme différente à chaque coup : comme un petit nuage une fois, et puis comme un truc pointu tourné vers le bas.
Maria [la jeune soeur du narrateur] a voulu courir "rapporter" aux parents ce que je faisais. Mais moi, je lui ai dit qu'on devait faire un sacrifice. J'ai fermé la porte et j'ai dit que c'était notre devoir de faire ça pour l'Irlande. Il fallait faire autant de formes qu'on pouvait. Franz [le frère aîné] a pris des morceaux de purée dans sa main et, tous les deux ensemble, on a essayé de recouvrir le plafond. Des fois, un morceau se décollait et retombait, et Maria hurlait. Nous, on riait et on a continué à jeter de la purée tant qu'on pouvait, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus et que toute la pièce soit recouverte. Ma mère est arrivée et elle a vu le plat en verre par terre, vide. Elle a dit qu'on avait perdu la boule. Mon père s'est précipité dans la pièce, il a regardé les morceaux de purée au plafond : ils ne s'enlèveraient plus jamais. Ils seraient là pour toujours. Là, on avait vraiment des gros embêtements ! Mais ma mère n'a pas voulu laisser mon père nous taper. Au lieu de se mettre en colère, elle a dit : on ne peut pas punir une chose pareille, parce que ça n'arrive qu'une fois dans une vie. Mon père avait toujours le front plissé mais elle l'a entouré d'un bras et lui a dit que ça n'avait pas d'importance de se passer de purée pour un jour, qu'ils avaient de la chance d'avoir des enfants avec tellement d'imagination. Elle a souri : " Parce qu'il en faut, de l'imagination, pour faire un truc aussi fou que ça ! "

C'est une des rares scènes joyeuses du beau roman autobiographique Sang impur de Hugo Hamilton, auteur irlandais né en 1953 (dans l'espace adultes, à la cote R HAM). Elle est d'autant plus étonnante qu'il nous confie là une enfance broyée par le nationalisme pur et dur d'un père irlandais, un looser de surcroît, et la germanité d'une mère pleine d'amour et d'humour, les deux expliquant le titre.
Mais... on ne choisit pas ses parents !

C'est un livre remarquable qui donne envie d'aller flâner en Irlande, et pour en finir avec les malheurs de l'enfance, j'opte pour une fin de billet sacrément triviale, si, si !

J'ignore comment les Irlandais et les Irlandaises font leur purée, pour ma part je viens de m'en faire conter une méridionale, que je dévoile discrètement, au risque de me faire mettre au ban par mes collègues normands, pour lesquels il n'y a pas de purée sans crème et encore moins sans beurre (ou le contraire)... Désormais je tenterai les pommes de terre grossièrement écrasées, arrosées d'un filet d'huile d'olive ( de qualité extra, ça va de soi), et saupoudrées de thym frais effeuillé et d'un tour de moulin à poivre, et basta !

samedi 25 juillet 2009

Prendre Elan à la Médiathèque en mai et juin 2009

Le projet Elan (Espaces Locaux d’Activités Novatrices) du 6 mai au 10 juillet 2009, proposé par le Greta de Basse Normandie, concernait la cuisine écologique et solidaire.

A la médiathèque, les stagiaires ont découvert les fonds concernant la cuisine et …la poésie, en jeunesse et en adulte.

Des ateliers d’écriture ont permis au quinze adultes en formation de voyager dans la ville, la cuisine et le jardin. Quelques textes sont proposés ci-dessous.

Pour clore le cycle, le 24 juin, des poésies, réflexions sur la vie, slogans, slam, descriptions de la journée ont été installés sur divers supports dans le jardin pédagogique de l’Association Vit’Actif.


Pour voir les textes cliquez ici. (format PDF)


Pour voir les photos cliquez sur l'image ci-dessous


Atelier d'écriture Elan Greta 2009

mercredi 22 juillet 2009

Les infirmières de la médiathèque

Aujourd'hui, levons le voile sur les divers travaux que le personnel de la médiathèque effectue l'été pendant les horaires de fermeture au public.
L'an passé, nous vous avions présenté le "chantier" déménagement-ré-aménagement" de l'espace adultes, cette année penchons-nous sur l'infirmerie jeunesse.

Sous la houlette de Marie, notre bergère, euh, bibliothécaire responsable de la jeunesse, Marjorie et Christelle ont procédé à des opérations visant à redonner une certaine jeunesse et santé aux livres... de l'espace jeunesse bien sûr.

Pour ce faire, elles disposent d'une machine impressionnante, équipée de brosses -mais pas de roues - et alimentée par un produit nettoyant efficace, très efficace même, puisqu'il nécessite le port de ces masques -seyants au possible- et de gants de protection. Heureusement, les bibliothécaires sont astucieuses et cette "nettoyeuse à livres" s'est vue offrir un carrosse à roues maison pour traquer les saletés jusqu'entre chaque travée de livres.

.
La vie des bibliothécaires n'est pas un long fleuve tranquille.

Un peu d'huile de coude plus tard et c'est le nettoyage manuel des albums des tout-petits, souvent manipulés et un peu plus fragiles. Vous savez ceux que vous trouvez dans la salle d'heure du conte et qui reviennent souvent avec les traces des quatre-heures de nos petits.



En plus de ce nettoyage en grand, le fonds de la section a été réactualisé, ré-étiqueté et préparé aux petits oignons.

Hélène, notre cuistot en chef,
a dépoussiéré les romans jeunes en n'oubliant pas vos séries préférées de science-fiction et les policiers pendant que

Marie
bichonnait le fonds poésie pour le mettre en valeur.

Les travaux de chantier vont se poursuivre tout l'été sur les documents afin d'offrir en septembre le meilleur dans une section encore plus agréable et fonctionnelle.

Au fait Marie, j'ai trouvé ton message de samedi extrêmement ludique et néanmoins poétique, juste un bémol, mes petits pois sont rouges...


mardi 21 juillet 2009

Joli dos et belles tranches...!

De livres anciens bien sûr, ceux de la collection Angela Burdett-Coutts (de la banque Coutts & Co...!) vus par la photographe Veronica Bailey et présentés encore récemment à Londres chez Colnaghi (established 1760 !) après Munich chez Bernheimer (fine art photography !) sous le double titre : Hours of Devotion ~ Shelf Life. Si élégant et so british !






Les brochures de présentation de ce magnifique travail : Hours of Devotion ; Shelf Life (en anglais au format pdf).

samedi 18 juillet 2009

Question de point de vue

Samedi – 13h, c’est blogue (14h, heure d'été...).



Petit pois (de face)


Petit pois (de dos)



Petit pois (de dessous)



Petit pois (de dessus)


Petit pois (profil gauche)



Petit pois (de profil droit)



Petit pois à la française



Petit pois anglais (très vert et très dur)



Petit pois (vu par un myope)





Petit pois (vu par un cubiste)



Petit pois (vu par Modigliani)


Petit pois (placé trop loin)




in Célébration du petit pois par Michel Claude, Robert Morel éditeur - 1966


jeudi 16 juillet 2009

Happy culture !



Mercredi 15 juillet « importante chute d’abeilles à la Médiathèque » voir la photographie du Parasol transformé en Parabeilles pour l’occasion.


Police et pompiers sont intervenus pour parer à la catastrophe.

La rue a été bouclée pendant environ 3 heures. Malgré l’interdiction de pénétrer dans la Médiathèque de nombreux lecteurs ont bravé par pure inconscience ou par myopie le nuage d’hyménoptères.

Très rapidement les bibliothécaires ont enclenché le plan « porte réservée au service », les lecteurs conscients et bien voyants ont été invités à sortir ou rentrer par cette ouverture.

L'arrivée de l’apiculteur (prévenu par le chef des pom

piers) s’est fait attendre. Au volant de sa 4 ailes, M. Allaire homme

d’expérience, non protégé (voir photographie) a tenté de raisonner la reine des abeilles pour qu’elle accepte de s’installer dans la petite ruchette conçue pour recueillir les essaims en vadrouille.


Après une longue négociation la reine a finalement accepté de s'installer avec sa tribu d'ouvrières dans le nouveau logement proposé.

A 19h le calme était revenu. Quelques abeilles voletaient encore autour des croissants sucrés de la sandwicherie qui fait face à la médiathèque, irritant le gérant affligé par son chiffre d'affaire nul de l'après-midi.


19h15, un nuage de fourmis volantes envahissait Lisieux...

16 juillet 10h15, ciel parfaitement bleu, aucun insecte en vue.


PS technique: En Normandie, l'essaimage a lieu en mai, juin. Exceptionnellement en fin avril comme cette année, jamais après le 14 juillet. Pour essaimer les abeilles s'organisent : élevage de reines, stockage de miel dans les jabots, départ groupé lors de journées chaudes.

L'essaim du 15 juillet a du être délogé par mégarde lors de travaux. Les abeilles ne s'étaient pas préparées à un départ, elles étaient très inorganisées, très perturbées, elles avaient du mal à repérer la reine. Coup de chapeau au maître apiculteur Allaire.


Ghislaine

L'apicultrice médiatrice

mercredi 15 juillet 2009

Exposition

Carte blanche à Olivier Thiebaut et Alain Chevalier en juillet-août


En 2007, Alain Chevalier a fait voler des cerfs-volants dans toute la médiathèque.















En 2008, nos lecteurs sont allés chercher des poèmes dans la ville avec les boites d’Olivier Thiebaut.












En 2009, les deux artistes créent un univers poétique à la médiathèque de Lisieux.

Un grand poisson tout droit issu des fouilles de l’hôpital s’est échoué dans l’espace accueil de la médiathèque.
Dans son ventre, les lexoviens découvrent des trésors avalés par l’animal depuis la nuit des temps.















Au centre de la proposition un livre de toile à feuilleter. Le poisson vous accompagne au fil des pages.















« L’art peut servir à apporter autre chose et doit rester un jardin secret rempli de toutes sortes d’herbes avec des histoires qui font rêver et d’autres qui font réfléchir. Il doit nous éloigner du néant et de l’ignorance, et couver sereinement l’histoire des humains pour nous enrober de vérités et nous préserver de la folie collective, des lieux communs de la télévision, ou des journaux…L’artiste ne doit pas oublier son propre langage, il n’est pas forcément là pour servir,
mais pour montrer autre chose ! » Olivier Thiebaut










Embarquement tout l’été Médiathèque André Malraux.

samedi 11 juillet 2009

En regardant la télé j'ai repensé à Illich !

Je sais bien que regarder la télé c'est pas bien (surtout aux heures de grandes écoutes). Quand en plus il s'agit d'une émission, sur la petite chaîne qui monte, sur les débilités que l'on peut trouver sur le Web, vous aurez compris que ce soir là j'avais touché le fond !!!
Au détour d'un de ces multiples reportages une vidéo m'a interpellé. On y voit un abruti déguisé en escargot en train de ramper sur une route pour la plus grande joie de nos amis automobilistes. Étrangement cette vidéo a fait tilt dans mon cerveau. Mes neurones se sont doucement mis à fonctionner. 1 puis 2 et 3 et ainsi de suite...





...et en voyant cet imbécile heureux, j'ai repensé a un de nos penseurs majeurs du XX ème siècle, Ivan Illich qui avait pensé la société de consommation. dans les années 70.
Vous ne voyez pas le rapport ?
J' y viens !
En fait dans un de ses ouvrages il démontre que contrairement aux idées reçues, la voiture ne fait pas gagner de temps. Si l'on compte le temps passé à trimer au boulot (pour ceux qui en ont) pour se la payer, le fric dépensé pour maintenir titine en état de fonctionnement et pour finir le temps passé sur la route rapporté aux kilomètres parcourus, la réalité fait mal et il prouve qu'avec une voiture nous ne faisons que du 06 km/h. Ben oui, il vaut mieux marcher à pied.
Je tiens à préciser que quand il a fait cette démonstration, dans les années 70, les radars automatiques n'existaient pas, les flics étaient plus cools et en plus la pratique du tunning n'existait pas (heureuse époque pour les gens de goût).
Ce qui fait quoi hein ?
Que maintenant on fait de la marche arrière :-)))))))
Comme dirait l'autre "Je ne m'en doutais pas que vous reculiez !" ;-)

Pour approfondir et éviter de trop simplifier une pensée qui mérite mieux qu'un billet sur un blog voici des explications plus complètes glanées sur Wikipédia : "La principale notion illichienne est le concept de la contre-productivité, qui décrit un phénomène embarrassant : lorsqu'elles atteignent un seuil critique (et sont en situation de monopole) les grandes institutions de nos sociétés modernes industrielles s'érigent parfois sans le savoir en obstacles à leur propre fonctionnement : la médecine nuit à la santé (tuant la maladie parfois au détriment de la santé du patient), le transport et la vitesse font perdre du temps, l'école abêtit, les communications deviennent si denses et si envahissantes que plus personne n'écoute ou ne se fait entendre, etc. ( spécial dédicace aux amateurs de téléphones portables ;-) Penseur de l'écologie politique, il lutta contre le système automobile et tous les moyens de transports trop rapides qu'il jugeait aliénants et illusoires. Il avait par exemple calculé qu'en prenant en compte le temps moyen passé à travailler pour acquérir une automobile et faire face aux frais qui y sont liés et non seulement le temps passé à conduire celle-ci, la vitesse du bolide était de 6 km/h. En effet, un Américain consacrait en moyenne, durant les années 1970, 1 600 heures par an pour sa voiture et ne parcourait que 10 000 kilomètres durant l'année.

D'autres notions ont été conceptualisées par Illich, la convivialité et le monopole radical. Je vous conseille de lire à minima la page Wikipédia qui lui est consacré.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ivan_Illich


Qu'allez vous trouver à la médiathèque ?

Niveau vidéo, ne me demandez pas le DVD de l'escargot sur la route, l'artiste n'a pas eu le temps de le presser, il a fini sous les crampons des roues d'un 38 T. C'est moche !!!!

Plus sérieusement avons nous du Ivan Illich ?
Oui ! un petit peu !

"La Convivialité" 306.3 ILL
"La corruption du meilleur engendre le pire" 230 ILL
Ivan Illich (1926-2002) reprochait à l'Eglise d'avoir institutionnalisé ce qui, par essence, est gratuit, et d'avoir instrumentalisé la charité. A la fin de sa vie, dans ces entretiens, il parlait de la "corruption" du Nouveau Testament qui lui paraissait le "péché originel" menant tout droit à la société de consommation, à la misère des autres et à une relation aliénée entre les êtres.
"ABC, l'alphabétisation de l'esprit populaire" 001.2 ILL

Bonne lecture ;-)

mercredi 8 juillet 2009

Festival de poèmes

Festival, le dernier recueil de Robert Calmels offre tout un ensemble de poèmes écrits dans une apparente simplicité, les mots s'enchaînant d'une façon tout à fait naturelle. Des poèmes contemporains donc, à l'allure de constats, des réflexions sur la vie, le temps et l'amour, des sensations ou des sentiments.
A travers les nombreux titres rassemblés tels Ecologie
La cigarette
Cachet d'aspirine
L'astrologie

L'ennui
L'otage

et tous ceux consacrés aux animaux et à la nature, il en est un qui chatouille particulièrement les oreilles :

COMPOSITION


Le tableau s'expose
Le champion s'impose

La buée se dépose

La sieste repose


Le modèle pose
Le don prédispose

L'affiche s'appose
Le froid indispose


Le destin dispose
Le conflit oppose
L'oeuvre se compose
Le vendeur propose

L'écran s'interpose
Le jaloux suppose
L'obèse entrepose
Le verlan transpose.


Autrement dit.........................................................OSE !


mardi 7 juillet 2009

La médiathèque prend ses quartiers d'été !

Les écoles sont fermées, il fait chaud, pas de doute, le mois de juillet a commencé !

Qu'est ce à dire ?

Que la médiathèque ne sera ouverte que 3 jours par semaine.

Le mardi de 13h à 18h
Le mercredi 9h30 à 12h et de 13h30 à 17h30
Le samedi 9h30 à 12h et de 13h30 à 17h30


Et que les messages sur le blog vont se faire un peu plus rares, mais tout rentrera dans l'ordre en septembre !!!!!




Bonnes vacances à tous !

samedi 4 juillet 2009

Devinettes

Samedi – 13h, c’est blogue.
Week-end de juillet, fait beau, vive les vacances en maillot.


Pour vos longs trajets en voiture, j’avais pensé vous parler du dernier disque de Marianne Faithfull, the voix usée et « essensuelle » de toute CDthèque.

Astrologiquement instable, j’ai changé d’avis. C'est la lune.
Au « o » du blogue, je lui ai préféré le « a », plus souple, plus acrobatique (quoique de forme imparfaite), plus adapté à un esprit juillettiste.

Devinettes mi-potaches mi-poétiques.

D'après vous, que peut représenter un tableau monochrome rouge ?
Un monochrome gris ?
Blanc ?


Suggestions de réponses (choisies dans Album primo-avrilesque d'Alphonse Allais, ed. Climats) :

Récolte de la tomate par des cardinaux apoplectiques au bord de la mer rouge




Ronde de pochards dans le brouillard




Première communion de jeunes filles chlorotiques par temps de neige

vendredi 3 juillet 2009

En avant la musique

Pour les professionnels des bibliothèques qui n'auraient pas encore arrêté une destination pour un week-end estival, découvrons ensemble quelques spécificités des bibliothèques de Turin (au hasard ...)

Tout d'abord, instantanés d'une bibliothèque qui sait allier luxe, calme et modernisme.
La bibliothèque publique Villa Amoretti, gaillarde construction du 16e siècle a été restaurée, rénovée et pourvue d'une annexe résolument moderne.
Ainsi les expositions bénéficient d'un cadre prestigieux,


la jeunesse bénéficie d'un parquet historique et de quelques mètres de hauteur sous plafond,



Et les lecteurs-emprunteurs bénéficient des fonctionnalités adéquates du 21e siècle!



Bon et alors, c'est quoi le petit plus qu'on aimerait voir dans notre médiathèque à nous ?
Ceci, un espace-atrium judicieusement situé entre les 2 parties de la bibliothèque, l'ancienne et la nouvelle, bien repéré par les ados, convivial et aéré, pour en profiter seul ou à plusieurs.


Un cas isolé ? Que nenni, continuons la visite par la bibliothèque publique Primo Levi, située dans un quartier populaire de Turin, sur 2 étages d'une ancienne usine de pneus où elle côtoie d'autres services publics.
Et voici le giardino di lettura - jardin de lecture pour les francophones. Un espace végétal, aéré et convivial où se tiennent également des expositions temporaires.


Mais bien sûr, j'ai gardé le "must" pour la fin, l'élément indispensable et performant dont toute bibliothèque publique ou universitaire de Turin est pourvue et pour lequel on se damnerait à Lisieux en ce moment... La clim'



Trêve de plaisanterie, la liste des nouveaux films que vous avez pu visionner tout au long du mois de juin est accessible en cliquant sur la photo de l'espace-atrium de la Villa Amoretti et la liste des nouveaux CD mis dans les bacs de la disco en juin est accessible en cliquant sur le giardino di lettura de la bibliothèque Primo Levi.

jeudi 2 juillet 2009

La pluie, avant qu'elle tombe

J'ai toujours aimé qu'on me raconte des histoires, particulièrement celles d'un temps passé, bientôt tombé dans l'oubli et dont les traces ne subsistent que dans une mémoire devenue précieuse.« Dans la pluie avant qu'elle tombe » On est emporté par la voix et les souvenirs d'une vieille dame, une vie entière décrite, avec ses attachements et ses déceptions, pour comprendre la généalogie d'un drame. Il s'agit d'une histoire sans hommes, une histoire de mères, de filles, d'amies et d'amantes, entre passions et indifférences.



La présentation de l'éditeur :

Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S’appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd’hui, l’histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l’enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences ?

Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d’inscrire l’intime dans l’Histoire, l’obsession des coïncidences et des échos qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s’il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti.



Un petit extrait :

<< Après un instant d'immobilité, une grimace de concentration, elle commença par jouer une unique note, longue et grave, à la flûte. Elle tint la note, la laissa flotter dans l'air puis s'évanouir.

Puis elle joua tout aussi longuement une nouvelle note, une tierce mineure au-dessus de la première, qu'elle fit suivre, après quelques secondes de silence, d'une simple phrase de trois notes, dans une tonalité apparemment tout autre.

Alors seulement elle appuya sur sa pédale d'effets et soudain, miraculeusement, les deux premières notes et la petite phrase musicale se répétèrent, encore et encore. Un nouveau coup de pédale, et les notes se mirent à fleurir, à se multiplier. Des accords se dessinèrent, des boucles se formèrent, en unissons fugitifs, jusqu'à ce que l'air paraisse empli d'un orchestre de flûtes, dont l'harmonie surnaturelle fournissait une base à Catharine, qui se mit à improviser timidement des lignes mélodiques discrètes et fragmentaires. La musique qui envahissait l'église semblait infiniment triste et irréelle, comme si elle provenait non seulement d'un endroit lointain et ignoré, mais d'un passé enfoui. >>



Interview de Jonathan Coe

mercredi 1 juillet 2009

Et pan sur le bec !

Amis touristes qui allez affluer vers la riante Normandie et jusqu'au Mont-Saint-Michel, écoutez bien ce conseil gastronomico-vidéo de François Simon sur son épatant blog Simon~Says ! : « Evitez La Mère Poulard ! »



Préférez-lui plus près, en plein Pays d'Auge, à côté de Lisieux, et toujours d'après François Simon, l'Auberge des Deux Tonneaux à Pierrefitte-en-Auge ou guère plus loin, à Honfleur le Sa.Qua.Na. place Hamelin.